RTX 5070 mining : hashrate par algorithme et seuil en €/kWh
Tapez rtx 5070 mining et vous tombez sur dix calculateurs qui ne disent pas la même chose. NiceHash affiche 0,23 $ par jour, hashrate.no 0,87 $ brut, Kryptex crédite la carte de 124,00 TH/s, et theminerbay.org promet 71 753,42 $ quotidiens. Quatre chiffres, une seule carte, la même journée. Aucun n’est calculé au prix français du kilowattheure : ils tournent tous à 0,10 $, soit 43 % du tarif réglementé de base.
Le résultat qu’aucun d’eux n’affiche tient en une ligne. Sur son meilleur algorithme, une GeForce RTX 5070 produit 0,75 € par jour et consomme 0,77 € de courant au tarif du 1er août 2026. Solde : deux centimes de perte par jour. La carte frôle donc l’équilibre en permanence, et le signe du résultat dépend entièrement de ce que vous payez le kilowattheure. Cette page donne le hashrate relevé algorithme par algorithme, la consommation associée à chaque réglage, le calcul en euros, le seuil au-delà duquel la carte perd, et l’origine des chiffres délirants qui circulent.
Ce que la RTX 5070 rapporte, algorithme par algorithme
Le seuil : 0,194 € le kilowattheure
124 TH/s sur une carte de jeu : d’où sort ce chiffre
12 Go de GDDR7 : ce que la mémoire ouvre et ce qu’elle ferme
Carte graphique et bitcoin : le calcul qui clôt la question
Face à la 5070 Ti et à la RX 9070, au revenu par watt
71 753 $ par jour : ce que dit l’arithmétique du réseau
Six cartes dans une même machine
Prix, réglage et durée d’amortissement
Questions fréquentes
Ce que la RTX 5070 rapporte, algorithme par algorithme
Un hashrate sans nom d’algorithme ne veut rien dire, et un hashrate sans la consommation prise au même réglage ne vaut pas mieux. Le tableau ci-dessous reprend les débits publiés par hashrate.no pour la RTX 5070, chaque ligne avec les watts mesurés sur ce réglage-là. Le revenu brut est converti en euros au cours du 14 août 2026, 54 308 € le bitcoin. L’électricité est comptée à 0,2001 € le kilowattheure, tarif réglementé de vente en option base, grille entrée en vigueur le 1er août 2026.
Algorithme | Monnaie | Hashrate | Consommation | Revenu brut par jour | Électricité par jour | Solde |
|---|---|---|---|---|---|---|
pearl-pow | Pearl (PRL) | 107,66 Th/s | 161 W | 0,75 € | 0,77 € | − 0,02 € |
ProgPow | Epic Cash | 42,99 MH/s | 185 W | 0,64 € | 0,89 € | − 0,25 € |
Qhash | Qubitcoin | 1,66 GH/s | 83 W | 0,28 € | 0,40 € | − 0,12 € |
Autolykos2 | Ergo | 211,3 MH/s | 95 W | 0,16 € | 0,46 € | − 0,29 € |
FishHash | Iron Fish | 57,83 MH/s | 126 W | 0,30 € | 0,61 € | − 0,31 € |
Octopus | Conflux | 83,58 MH/s | 164 W | 0,37 € | 0,79 € | − 0,42 € |
ProgPowZ | Zano | 42,99 MH/s | 185 W | 0,42 € | 0,89 € | − 0,47 € |
KawPow | Quai | 42,65 MH/s | 184 W | 0,40 € | 0,88 € | − 0,48 € |
Etchash | Ethereum Classic | 86,28 MH/s | 133 W | 0,03 € | 0,64 € | − 0,60 € |
Une seule ligne approche l’équilibre, et l’écart entre elle et la suivante est considérable. Sur pearl-pow, la carte manque son seuil de deux centimes par jour. Sur ProgPow, elle en perd vingt-cinq. Sur Etchash, l’algorithme d’Ethereum Classic, elle produit trois centimes de monnaie en brûlant soixante-quatre centimes de courant. Vingt fois plus de dépense que de recette. C’est pourtant la ligne que la moitié des guides recommande encore, parce qu’elle date de l’époque où Etchash payait.
Deux monnaies absentes de ce tableau y figuraient il y a peu. Ethereum a quitté la preuve de travail le 15 septembre 2022 et ne distribue plus rien à des mineurs, quelle que soit la carte. Flux a suivi le 20 octobre 2025 : au bloc 2 020 000, le réseau a basculé en preuve de travail utile et les pools ont fermé. Toute page qui propose encore l’un ou l’autre à une RTX 5070 décrit un monde qui n’existe plus.
Le seuil : 0,194 € le kilowattheure
Le calcul se ramène à une division. Sur pearl-pow, la carte produit 0,7497 € par jour en consommant 3,864 kWh. Divisez l’un par l’autre : chaque kilowattheure qui entre dans la carte ressort en 0,194 € de monnaie. Ce nombre est le seuil. Au-dessus, la machine détruit de la valeur ; en dessous, elle en crée. Il ne dépend ni de la durée de fonctionnement, ni du prix d’achat de la carte.
Tarif du kilowattheure | €/kWh TTC | Solde par jour | Solde sur un an |
|---|---|---|---|
Heures creuses | 0,1589 | + 0,14 € | + 50 € |
Tempo, moyenne d’une machine en marche jour et nuit | 0,1815 | + 0,05 € | + 18 € |
Bleu professionnel | 0,1949 | − 0,003 € | − 1 € |
Base, 9 à 36 kVA | 0,1985 | − 0,02 € | − 6 € |
Base, 3 et 6 kVA | 0,2001 | − 0,02 € | − 9 € |
Heures pleines | 0,2142 | − 0,08 € | − 28 € |
L’écart entier tient dans quatre centimes. Entre les heures creuses et les heures pleines, le même matériel passe de 50 € gagnés par an à 28 € perdus. Le tarif professionnel, à 0,1949 €, tombe à un demi-centime au-dessus du seuil : autant dire à l’équilibre exact. Il ne s’obtient pas non plus en cochant une case. Il faut moins de dix salariés et un chiffre d’affaires, des recettes ou un bilan inférieurs ou égaux à 2 M€. La TVA, elle, reste hors champ sur le minage, faute d’opération taxée en aval : un mineur déclaré paie son courant toutes taxes comprises, exactement comme un particulier.
La ligne des heures creuses demande une précision. L’option n’en offre que huit par jour. Bridez la carte à ce créneau et vous gagnez 0,045 € par jour, soit 16 € par an. Laissez-la tourner sans interruption et le kilowattheure lui revient en moyenne à 0,1958 € sur vingt-quatre heures, ce qui la replace juste au-dessus du seuil. Tempo tient la barre en marche continue. Encore faut-il assumer les jours rouges. Le détail du calcul, applicable à n’importe quelle machine, est déroulé dans le calculateur de rentabilité au tarif français.
124 TH/s sur une carte de jeu : d’où sort ce chiffre
Kryptex écrit que la RTX 5070 atteint « a maximum hashrate of 124.00 TH/s on the PearlHash algorithm », pour 160 W et une efficacité de 1,29 joule par térahash. Le chiffre a l’air d’une faute de frappe. Il n’en est pas une. Comprendre pourquoi règle la moitié des malentendus sur cette carte.
Pearl est un réseau lancé en avril 2026. Son consensus ne repose pas sur du hachage mais sur de la multiplication matricielle : une routine baptisée NoisyGEMM fait tourner le GPU sur des produits de matrices, hache le résultat dans un engagement, et emballe le tout dans une preuve à divulgation nulle bâtie sur Plonky2 et Blake3. Le térahash affiché n’est donc pas un térahash SHA-256. C’est une cadence de calcul matriciel, mesurée dans une unité qui porte le même nom et ne recouvre pas la même chose.
La preuve tient dans le prix. Le réseau Pearl paie 0,00804 $ par Th/s et par jour ; le réseau Bitcoin paie 49,7 satoshis par TH/s et par jour, soit 0,027 €. Un térahash de PearlHash vaut donc à peu près le quart d’un térahash de SHA-256. Et le réseau Pearl entier tourne à 22,57 Eh/s : la RTX 5070, avec ses 107,66 Th/s, en tient environ un deux-cent-dix-millième. Sur Bitcoin, les mêmes 107 TH/s, ce serait un ASIC complet.
Le contrôle définitif est celui de l’efficacité. 124 TH/s pour 160 W, cela fait 1,29 J/TH. La machine SHA-256 la plus économe que Bitmain vende, l’Antminer S23 Hyd, tient 580 TH/s pour 5 510 W, soit 9,5 J/TH. Autrement dit, un GPU à 600 € serait sept fois plus efficace que le meilleur ASIC refroidi à l’eau du marché. Ce n’est pas ce qui se passe : les deux nombres ne mesurent pas la même opération.
12 Go de GDDR7 : ce que la mémoire ouvre et ce qu’elle ferme
Sortie le 5 mars 2025 au prix conseillé de 649 €, la RTX 5070 repose sur la puce GB205, la seule de la série Blackwell qui ne soit partagée avec aucun modèle supérieur. NVIDIA la donne pour 6 144 cœurs CUDA, 12 Go de GDDR7 sur une interface de 192 bits, 250 W de puissance graphique totale et une alimentation système recommandée à 650 W. Les modules tournent à 28 Gbit/s, ce qui porte la bande passante à 672 Go/s. En minage, c’est ce dernier chiffre qui commande, pas le premier.
La capacité ne bloque plus rien
Un algorithme de la famille Ethash construit un jeu de données, le DAG, qu’il faut loger entièrement en mémoire vidéo. Dès qu’il dépasse la capacité de la carte, l’algorithme ne tourne plus du tout : il n’y a pas de mode dégradé. C’est ce mécanisme qui a sorti les cartes de 4 Go du minage d’Ethereum bien avant la fin de la preuve de travail, et il vaut la peine de vérifier où en sont les DAG des monnaies encore vivantes.
Monnaie | Algorithme | Taille du DAG | Marge sur 12 Go |
|---|---|---|---|
Ravencoin | KawPow | 5,680 Go | 6,3 Go |
Ethereum Classic | Etchash | 4,376 Go | 7,6 Go |
Ergo | Autolykos2 | 4,165 Go | 7,8 Go |
Le plus gros des trois occupe moins de la moitié de la mémoire disponible, et il grossit de huit mégaoctets par époque, soit une centaine de mégaoctets par an. La conclusion est nette et va à l’encontre de ce qu’on lit partout : sur une RTX 5070, les 12 Go ne ferment aucun algorithme, ni aujourd’hui ni dans dix ans. La mémoire n’est pas ce qui limite cette carte. Ce qui la limite, c’est la vitesse à laquelle elle lit cette mémoire.
Les 672 Go/s décident, pas les 6 144 cœurs
La RTX 5070 Ti embarque 16 Go sur 256 bits, donc 896 Go/s, un tiers de plus que sa cadette. Sur trois algorithmes, les deux cartes se classent ainsi.
Algorithme | RTX 5070 | RTX 5070 Ti | Écart |
|---|---|---|---|
Etchash | 86,28 MH/s | 107,09 MH/s | + 24 % |
Octopus | 83,58 MH/s | 98,63 MH/s | + 18 % |
KawPow | 42,65 MH/s | 44,05 MH/s | + 3 % |
Sur Etchash, l’écart de hashrate suit presque exactement l’écart de bande passante. Sur Octopus, il le suit d’un peu plus loin. Sur KawPow, il disparaît : cet algorithme intercale assez de calcul entre deux accès mémoire pour que la 5070 Ti et ses 46 % de cœurs supplémentaires n’aient rien à en tirer. Acheter une carte pour son nombre d’unités de calcul est donc une erreur de raisonnement en minage. La règle générale, avec la mécanique du DAG et le classement des cartes, est traitée dans la page sur la carte graphique de minage.
Carte graphique et bitcoin : le calcul qui clôt la question
La question revient dans toutes les recherches et mérite mieux qu’une réponse polie. Une RTX 5070 ne mine pas de bitcoin. Elle ne le fait pas mal ni peu rentablement. Elle ne le fait pas du tout. Personne n’écrit plus le logiciel qui le lui permettrait.
CGMiner, le mineur historique, a supprimé son moteur GPU à la version 3.8.0, publiée le 10 novembre 2013. BFGMiner sait encore attaquer une carte en OpenCL, mais son dépôt n’a pas reçu un seul commit depuis le 26 octobre 2021. Bientôt cinq ans de silence, et pas une ligne de code écrite pour Blackwell : aucun mineur SHA-256 entretenu ne reconnaît cette architecture.
L’arithmétique explique cet abandon mieux qu’un historique. Accordons à la carte, très généreusement, 10 GH/s en SHA-256, soit un centième de térahash. À 49,7 satoshis par TH/s et par jour, elle produirait 0,0003 € quotidiens. Ses 250 W lui coûteraient 1,20 € au tarif de base. Le rapport entre la dépense et la recette est de 4 500 contre 1. Aucun réglage ni aucune baisse du prix du courant ne rattrape un facteur pareil : la seule variable qui compte ici est l’architecture de la puce, et un ASIC gagne cette comparaison par plusieurs ordres de grandeur.
Ce qu’une carte graphique sait faire, c’est du calcul généraliste sur des algorithmes conçus pour lui résister. Ceux du tableau plus haut. Le bitcoin n’en fait pas partie depuis 2013.
Face à la 5070 Ti et à la RX 9070, au revenu par watt
Comparer deux cartes par leur hashrate ne mène nulle part, puisqu’une carte deux fois plus rapide qui consomme deux fois plus n’a rien gagné. La bonne mesure est le revenu par kilowattheure consommé, qui est exactement le seuil calculé plus haut. Elle range les cartes dans l’ordre où votre facture les range.
Carte | Meilleure ligne | Hashrate | Consommation | Revenu par kWh consommé |
|---|---|---|---|---|
GeForce RTX 5070 Ti | pearl-pow | 155,45 Th/s | 201 W | 0,225 € |
GeForce RTX 5070 | pearl-pow | 107,66 Th/s | 161 W | 0,194 € |
Radeon RX 9070 | ProgPow | 41,09 MH/s | 230 W | 0,110 € |
Radeon RX 9070 | pearl-pow | 59,25 Th/s | 226 W | 0,075 € |
Le classement surprend. La 5070 Ti, plus grosse et plus gourmande, produit 0,225 € par kilowattheure là où la 5070 en produit 0,194. Elle passe donc le tarif de base résidentiel que sa cadette manque, et dégage 0,12 € par jour quand l’autre en perd 0,02. Dans ce cas précis, la carte la plus chère est aussi la plus économe rapportée au courant qu’elle avale. Son calcul complet, réglage à 100 W compris, est détaillé sur la page de la RTX 5070 Ti en minage, et l’étage au-dessus sur celle de la RTX 5080.
Du côté d’AMD, l’écart n’a rien à voir avec la mémoire. La RX 9070 embarque 16 Go de GDDR6 sur 256 bits, soit 640 Go/s, presque autant que les 672 Go/s de la 5070. Elle tombe pourtant à 59,25 Th/s sur pearl-pow contre 107,66, en consommant 226 W au lieu de 161. Pearl est bâti sur CUDA, et les cartes AMD n’y accèdent qu’au travers de portages de fortune. Sur ProgPow, où l’écart de débit se referme presque (41,09 MH/s contre 42,99), la RX 9070 remonte à 0,110 € par kilowattheure, ce qui reste loin sous n’importe quel tarif français. La fiche complète est sur la page de la RX 9070 en minage.
71 753 $ par jour : ce que dit l’arithmétique du réseau
theminerbay.org annonce pour la RTX 5070 un gain quotidien de 71 753,42 $ sur Flux, point d’exclamation compris. Le nombre se démonte sans quitter la calculatrice, et il se démonte deux fois.
Premier étage : Flux a cessé toute production minière le 20 octobre 2025. Il rémunère des nœuds, plus des cartes. Le chiffre porte donc sur une activité qui n’existe plus, quel qu’il soit.
Second étage, plus instructif. 71 753,42 $ au cours du 14 août 2026 font 1,143 bitcoin. Le réseau Bitcoin tout entier, avec ses 912,5 exahashs par seconde, distribue 453,3 bitcoins par jour, récompenses de bloc et frais de transaction cumulés. À 250 W, une carte de jeu emporterait donc chaque jour un quart de pour cent de ce que produit l’industrie mondiale du minage, fermes texanes et sibériennes comprises. Sur une carte vendue 600 € au coin de la rue.
Le test se généralise et vaut pour n’importe quelle promesse de rendement. Chaque térahash rapporte 49,7 satoshis par jour. Pour tout le monde, aujourd’hui, sans exception. Toute offre qui promet davantage promet plus que ce que la planète entière produit. Ce quotient bouge chaque jour, à la hausse quand des machines quittent le réseau, à la baisse quand elles reviennent : il se recalcule, il ne se retient pas par cœur.
Six cartes dans une même machine
Le solde de deux centimes calculé plus haut concerne la carte seule. Une machine réelle ajoute sa carte mère, son processeur, ses ventilateurs et son disque, soit une centaine de watts qui tournent en permanence sans rien produire. Ce poste change le raisonnement du tout au tout, parce qu’il ne dépend pas du nombre de cartes installées.
Configuration | Puissance totale | Revenu par jour | Électricité au tarif de base | Solde sur un an |
|---|---|---|---|---|
Une carte | 261 W | 0,75 € | 1,25 € | − 184 € |
Trois cartes | 583 W | 2,25 € | 2,80 € | − 201 € |
Six cartes | 1 066 W | 4,50 € | 5,12 € | − 227 € |
Aucune ligne n’est positive. Les cent watts de l’hôte coûtent 0,48 € par jour, qu’une seule carte les supporte ou que six se les partagent. Ramenée à la carte, la pénalité tombe de 0,48 € à 0,08 € en passant de une à six. Le rig ne rend donc rien rentable. Il dilue un frais fixe : chaque carte ajoutée rapproche l’ensemble du solde de la carte nue, sans jamais le dépasser.
D’où la règle qui gouverne ces montages. Un rig ne se justifie qu’en dessous du seuil de 0,194 € le kilowattheure. Là, il devient franchement intéressant : en heures creuses, la même machine à six cartes dégage 0,43 € par jour, soit 159 € par an. Au tarif de base, elle en perd 227. Le contrat électrique décide avant le matériel.
Deux détails de montage arrêtent plus de projets que l’arithmétique. Les risers PCI-e doivent être de bonne facture, faute de quoi une carte disparaît du logiciel au bout de quelques jours sans message d’erreur ; le sujet est traité dans la page sur les risers pour le minage. Et le BIOS de la carte mère réclame l’activation d’Above 4G Decoding ainsi que le passage des ports PCI-e en Gen1, sans quoi les cartes au-delà de la quatrième ne sont jamais détectées.
L’alimentation se dimensionne enfin sur la consommation bridée, pas sur l’enveloppe constructeur. Six cartes à 161 W tirent 966 W : un bloc de 1 300 W suffit avec de la marge, là où le cumul des 250 W annoncés en ferait réclamer deux fois plus. Le reste de l’assemblage est décrit dans la page sur le rig de minage.
Prix, réglage et durée d’amortissement
Les watts du tableau principal ne sont pas les 250 W annoncés par NVIDIA. Ce nombre-là décrit une enveloppe thermique, celle que la carte peut atteindre en jeu, pas ce qu’elle tire en minage. Les relevés de hashrate.no correspondent à une carte bridée, entre 83 et 185 W selon l’algorithme, avec 161 W sur la ligne pearl-pow. L’écart n’est pas cosmétique : à revenu inchangé, une carte laissée à 250 W ne produit plus que 0,125 € par kilowattheure consommé. Son retard sur le tarif de base passe de 0,6 centime par kilowattheure à 7,5. Le premier geste après le montage est donc de plafonner la puissance. Pas d’overclocker quoi que ce soit.
Côté prix, la carte s’est éloignée de ses 649 € de lancement : elle se trouve en France entre 600 € pour les modèles simples et 870 € pour les séries les plus habillées. Confrontons-la au meilleur scénario tarifaire. Tempo, marche continue : 0,048 € de marge par jour, 18 € par an. Amortir 600 € à ce rythme demande 34 ans. En ne faisant tourner la carte que pendant les huit heures creuses, 16 € par an, il en faut 36. La carte tombera en panne quinze fois avant.
Cette conclusion n’a rien de propre à la 5070. Elle vaut pour toute la gamme Blackwell, y compris pour la RTX 5090 qui domine pourtant tous les classements de hashrate. Une carte graphique achetée pour miner ne se rembourse pas au tarif français. Une carte déjà présente dans la machine, achetée pour jouer et bridée quand elle ne joue pas, occupe une autre case : elle transforme du courant en monnaie à peu près sans perte, et rend sa chaleur à la pièce en hiver. C’est un usage marginal, pas un investissement.
Questions fréquentes sur la RTX 5070 en minage
Question | Réponse |
|---|---|
Quel est le hashrate de la RTX 5070 ? | 107,66 Th/s sur pearl-pow, 211,3 MH/s en Autolykos2, 86,28 MH/s en Etchash, 83,58 MH/s en Octopus et 42,65 MH/s en KawPow. Chaque valeur correspond à un réglage de puissance différent, de 95 à 184 W. |
La RTX 5070 est-elle rentable en minage ? | Non au tarif de base résidentiel : 0,75 € de production contre 0,77 € de courant, soit 9 € de perte par an. Elle devient légèrement positive en heures creuses ou en option Tempo. |
Peut-on miner du bitcoin avec une RTX 5070 ? | Non. Aucun mineur SHA-256 entretenu ne gère les cartes graphiques récentes, et l’écart d’efficacité avec un ASIC se compte en milliers. CGMiner a retiré son moteur GPU le 10 novembre 2013. |
Peut-on miner de l’Ethereum avec une RTX 5070 ? | Non. Ethereum a quitté la preuve de travail le 15 septembre 2022. Ethereum Classic conserve la preuve de travail, mais la carte y produit trois centimes par jour pour soixante-quatre centimes d’électricité. |
Pourquoi Kryptex annonce-t-il 124 TH/s ? | Parce qu’il s’agit de PearlHash, un consensus fondé sur de la multiplication matricielle. Ce térahash-là n’est pas un térahash SHA-256 : le réseau Pearl le paie 0,00804 $ par jour, contre 0,027 € pour celui de Bitcoin. |
Faut-il préférer la 5070 ou la 5070 Ti pour miner ? | La Ti, si le choix se pose. Elle rend 0,225 € par kilowattheure consommé contre 0,194 €, ce qui la fait passer au-dessus du tarif de base là où la 5070 reste juste en dessous. |
Les 12 Go de mémoire sont-ils suffisants ? | Largement. Le plus gros DAG en service, celui de Ravencoin, occupe 5,680 Go et grossit d’une centaine de mégaoctets par an. La contrainte est la bande passante, 672 Go/s, pas la capacité. |
À quelle puissance faut-il régler la carte ? | Autour de 160 W sur pearl-pow. Laissée à ses 250 W d’enveloppe constructeur, la carte tombe à 0,125 € par kilowattheure produit, très loin sous tous les tarifs français. |
En combien de temps la carte est-elle amortie ? | Elle ne l’est pas. Dans le meilleur scénario tarifaire, la marge atteint 18 € par an, ce qui demande 34 ans pour rembourser un modèle à 600 €. |
Pourquoi les calculateurs se contredisent-ils autant ? | Ils ne retiennent ni les mêmes monnaies ni le même prix du courant. Tous partent de 0,10 $ le kilowattheure, soit 43 % du tarif réglementé français, ce qui transforme mécaniquement une perte en gain. |