Ubuntu mining software : quelle version LTS choisir pour un rig
La bonne réponse à « quelle version d’Ubuntu pour miner » commence par une question de côté : voulez-vous vraiment installer Ubuntu ? Un rig de six cartes graphiques tourne mieux sur un linux mining os déjà gréé, du type Hive OS, que sur une distribution généraliste qu’il faudra configurer pendant deux soirées. Et si vous tenez à garder la main, ce n’est pas Ubuntu Desktop qu’il faut, c’est Ubuntu Server LTS, sans bureau graphique du tout. Cette page tranche entre les deux, donne les versions encore soutenues en 2026, les commandes de pilotes qui marchent, et l’ubuntu crypto mining software qui tourne réellement sous Linux aujourd’hui.
Quelle version d’Ubuntu pour un ubuntu miner en 2026
Linux mining os : Hive OS, SimpleMining et les autres
Pilotes NVIDIA et AMD : le gpu mining linux en pratique
L’ubuntu mining software qui tourne vraiment
Miner linux sans se faire voler son rig
Quelle version d’Ubuntu pour un ubuntu miner en 2026
Une seule règle tient : LTS, et rien d’autre. Les versions intermédiaires sortent tous les six mois et perdent leur support neuf mois plus tard. Sur une machine censée tourner sans écran pendant deux ans, la mise à jour forcée arrive toujours au mauvais moment. Le système n’est d’ailleurs qu’une pièce du dossier : le matériel qu’un minage réclame vraiment pèse bien plus lourd dans le résultat final.
Version | Nom de code | Sortie | Support standard | Verdict pour un rig |
|---|---|---|---|---|
Ubuntu 26.04 LTS | Resolute Raccoon | 23 avril 2026 | jusqu’en avril 2031 | Le choix par défaut pour une machine montée aujourd’hui |
Ubuntu 24.04 LTS | Noble Numbat | avril 2024 | jusqu’en avril 2029 | Valeur sûre, pilotes propriétaires bien empaquetés |
Ubuntu 22.04 LTS | Jammy Jellyfish | avril 2022 | jusqu’en avril 2027 | Encore acceptable, mais la fenêtre se referme |
Ubuntu 20.04 LTS | Focal Fossa | avril 2020 | terminé depuis avril 2025 | À quitter, y compris pour un montage nicehash ubuntu 20.04 |
Reste le choix de la déclinaison, et c’est là que la plupart des guides se trompent. Ils recommandent Xubuntu ou Lubuntu pour « libérer des ressources ». Sur un rig, l’économie est symbolique : un bureau Xfce inactif consomme quelques dizaines de mégaoctets et zéro cycle GPU. L’intérêt d’une distribution allégée n’est pas là.
Le vrai gain vient de la suppression complète du bureau. Ubuntu Server LTS s’installe sans environnement graphique, démarre en une vingtaine de secondes, expose SSH et rien d’autre. Pour une machine qu’on ne touche jamais physiquement, cela fait moins de surface d’attaque et moins de paquets à mettre à jour.
Une nuance existe côté NVIDIA, et elle est agaçante. Le réglage des ventilateurs et de la fréquence mémoire passe historiquement par nvidia-settings, qui réclame un serveur X en fonctionnement. Beaucoup de rigs NVIDIA tournent donc sur Ubuntu Server avec un X minimal démarré en session fantôme, uniquement pour ça. Les cartes AMD n’ont pas ce problème : tout se pilote par le système de fichiers virtuel du noyau.

Linux mining os : Hive OS, SimpleMining et les autres
Avant de monter un Ubuntu à la main, regardez ce que font les systèmes dédiés. Un linux mining os arrive avec les pilotes déjà installés, les mineurs pré-compilés, l’overclocking exposé dans une interface web et le redémarrage automatique quand une carte décroche. Ce que vous mettriez deux soirées à assembler tient dans une image à graver sur une clé USB.
Système | Base | Matériel géré | Modèle |
|---|---|---|---|
Hive OS | Ubuntu LTS | NVIDIA, AMD, ASIC | Gratuit sur un petit parc, abonnement par machine ensuite |
SimpleMining OS | Linux dédié | NVIDIA, AMD | Abonnement mensuel par rig |
minerstat msOS | Ubuntu | NVIDIA, AMD, ASIC | Abonnement, avec suivi des ASIC dans la même console |
mmpOS | Ubuntu | NVIDIA, AMD | Palier gratuit puis payant |
NiceHash OS | Linux minimal | NVIDIA, AMD | Gratuit, lié au compte NiceHash |
RaveOS | Linux dédié | NVIDIA, AMD, ASIC | Tableau de bord arrêté le 1er février 2026 |
Ubuntu Server LTS | Ubuntu seul | Tout, à condition de l’installer | Gratuit, entièrement à votre charge |
Le cas RaveOS mérite un mot, parce qu’on le trouve encore en tête des comparatifs. Son infrastructure de pilotage a été débranchée le 1er février 2026. Les machines déjà installées continuent de miner en autonome, avec la configuration figée qu’elles avaient, mais plus rien ne répond au-dessus. Aucune console centrale, aucune mise à jour. Ce n’est plus un système à installer sur un rig neuf.
Hive OS reste le plus répandu, construit sur une base Ubuntu LTS, avec une application mobile qui remonte les températures et les rejets de parts. SimpleMining et mmpOS jouent la même partition avec des interfaces différentes. NiceHash OS a un profil à part : gratuit, mais il ne mine que sur les serveurs de NiceHash, ce qui règle la question du choix des algorithmes en vous l’enlevant.
Un parc de plus de trois machines : un linux mining os payant se rembourse en temps de maintenance
Une seule machine, ou du minage processeur : Ubuntu Server LTS suffit largement
Un besoin de contrôle fin sur les courbes de fréquence : Ubuntu Server, sans hésiter
Un parc d’ASIC plutôt que de cartes : la console de minerstat ou celle du fabricant
Pilotes NVIDIA et AMD : le gpu mining linux en pratique
C’est l’étape où la plupart des installations échouent. Deux familles de cartes, deux chemins différents, et une erreur classique commune aux deux.
Côté NVIDIA, Ubuntu détecte le matériel et propose le pilote propriétaire adapté :
ubuntu-drivers list
sudo ubuntu-drivers install
L’erreur classique consiste à installer par-dessus le paquet nvidia-cuda-dev, ou pire le dépôt CUDA complet, en croyant que le minage en a besoin. Le pilote suffit. Les mineurs qui exploitent des cartes NVIDIA embarquent leurs propres noyaux de calcul compilés et ne réclament que le pilote et sa bibliothèque d’exécution. Le dépôt CUDA pèse plusieurs gigaoctets et casse régulièrement les dépendances lors des mises à jour.
Une fois le pilote en place, deux commandes valent plus que tous les tutoriels d’overclocking :
sudo nvidia-smi -pm 1
sudo nvidia-smi -pl 130
La première maintient le pilote chargé en permanence, la seconde plafonne la carte à 130 watts. Sur beaucoup d’algorithmes mémoire, descendre de 220 à 130 watts coûte 8 à 12 % de hashrate et fait gagner 40 % de consommation. Le calcul est vite fait quand l’électricité est le premier poste de dépense d’un rig.
Côté AMD, le pilote libre amdgpu est déjà dans le noyau, mais l’exécution OpenCL demande le paquet fourni par AMD, installé via son script amdgpu-install. Pour débloquer le réglage des fréquences et des tensions, il faut ajouter un paramètre au noyau dans la configuration de GRUB :
amdgpu.ppfeaturemask=0xffffffff
Après redémarrage, les courbes se modifient directement dans /sys/class/drm/card0/device/pp_od_clk_voltage. C’est rugueux, mais ça fonctionne sans aucune interface graphique, ce qui reste l’argument principal du gpu mining linux face à Windows.
Dernier piège, celui qui réveille les gens à trois heures du matin : une mise à jour automatique du noyau recompile le module NVIDIA, échoue parfois, et le rig redémarre sans carte détectée. Sur une machine de production, figez le noyau avec apt-mark hold et faites les montées de version à la main, quand vous êtes devant.
L’ubuntu mining software qui tourne vraiment
Le catalogue s’est resserré depuis l’arrêt du minage sur Ethereum. Six logiciels reçoivent encore des mises à jour et existent en version Linux native, ce qui suffit à couvrir à peu près tout le matériel domestique. Un linux miner s’utilise en ligne de commande, toujours. Les interfaces graphiques sont restées côté Windows.
Logiciel | Matériel | Algorithmes | Remarque |
|---|---|---|---|
XMRig | Processeur, NVIDIA, AMD | RandomX, KawPow, AstroBWT | Libre, compilable, la référence pour Monero |
lolMiner | AMD et NVIDIA | kHeavyHash, Autolykos, Blake3, Etchash | Le plus polyvalent sur cartes AMD |
T-Rex | NVIDIA | KawPow, Autolykos, Etchash | Rendement supérieur sur les séries récentes |
TeamRedMiner | AMD | kHeavyHash, Autolykos, Etchash | Réglages fins par carte |
SRBMiner-Multi | Processeur, AMD, NVIDIA | Une cinquantaine d’algorithmes | Pratique pour le minage double |
cgminer, bfgminer | ASIC et clés USB | SHA-256, Scrypt | Pour piloter du matériel dédié depuis Ubuntu |
Deux corrections s’imposent sur ce qu’on lit ailleurs. NiceHash Miner ne tourne que sous Windows : sous Ubuntu, on passe par NiceHash OS sur une clé USB, ou on pointe lolMiner et T-Rex directement sur les serveurs stratum de NiceHash. Et le mot-clé ubuntu minergate revient encore souvent alors que MinerGate a arrêté ses contrats de minage en nuage fin 2023. Son fonctionnement et son client en ligne de commande restent utiles à connaître, parce que toutes les interfaces tout-en-un qui l’ont suivi reprennent le même principe.
Pour du bitcoin mining ubuntu, la question du logiciel ne se pose plus vraiment. Le SHA-256 appartient aux ASIC depuis 2013, et Ubuntu ne sert alors qu’à faire tourner cgminer face à un mineur USB, ou une console de supervision face à un parc de machines. Le principe du minage de bitcoin aide à comprendre pourquoi une carte graphique, même récente, n’y a plus sa place.
Le cas bitcoin ubuntu le plus fréquent n’est d’ailleurs pas du minage. C’est bitcoind, le nœud complet, qui tourne sans peine sur une petite machine Ubuntu LTS équipée d’un SSD. Le nœud valide vos propres transactions, sert de point de raccordement à votre matériel et ne dépend du serveur de personne.
Un mot sur le minage processeur, puisque c’est le seul cas où Ubuntu joue vraiment un rôle de mineur et pas de contrôleur. XMRig sur RandomX exige des pages mémoire larges pour donner son plein débit :
sudo sysctl -w vm.nr_hugepages=1280
Sans ce réglage, comptez un tiers de hashrate en moins. Il faut aussi que le jeu de données de 2 080 Mio tienne en mémoire, donc 4 Go de RAM libres au minimum.
Quoi miner sous Ubuntu en 2026
Un linux mining software ne sert à rien sans une monnaie à viser, et la liste a fondu depuis septembre 2022. Ethash a disparu avec le passage d’Ethereum en preuve d’enjeu. Les mineurs qui en vivaient se sont répartis sur quelques algorithmes, dont plusieurs ont déjà été rattrapés par le matériel spécialisé.
Autolykos v2, celui d’Ergo : construit autour de la mémoire, c’est l’un des rares où une carte graphique tient encore tête. lolMiner et T-Rex le gèrent tous les deux.
KawPow, celui de Ravencoin : orienté GPU par construction, sur un réseau modeste et une difficulté à l’avenant.
Etchash, celui d’Ethereum Classic : l’héritier direct d’Ethash, tenu en grande partie par des machines dédiées, mais toujours ouvert aux cartes de 8 Go et plus.
kHeavyHash, celui de Kaspa : les ASIC y sont arrivés dès 2023 et une carte graphique n’y pèse plus grand-chose.
RandomX, celui de Monero : le seul algorithme de premier plan où un processeur reste pertinent, donc le seul où un ubuntu miner sans carte graphique a un intérêt.
Le choix se fait rarement une fois pour toutes. Les parcs sérieux basculent d’un algorithme à l’autre selon le rendement du moment, et les consoles de Hive OS ou de minerstat automatisent la bascule. Sous Ubuntu nu, elle se programme avec un script qui interroge une interface de rentabilité puis redémarre le service avec un autre mineur.
Miner linux sans se faire voler son rig
Une machine qui tourne seule, avec une clé privée dessus et un accès distant ouvert, mérite dix minutes de configuration. Ces réglages complètent le montage physique du rig, qui se joue lui du côté de l’alimentation et de la ventilation. Ces dix minutes valent plus cher que trois pour cent de hashrate gagnés à l’overclocking.
Authentification SSH par clé uniquement, mot de passe désactivé dans sshd_config
Connexion root interdite, un utilisateur dédié avec sudo à la place
Pare-feu ufw fermé par défaut, ouvert seulement sur le port SSH que vous avez choisi
Aucune exposition directe sur Internet, un VPN ou un tunnel si vous devez atteindre le rig depuis l’extérieur
fail2ban sur le service SSH, qui coupe les campagnes de force brute automatisées
La surveillance vient ensuite. nvidia-smi et rocm-smi donnent l’état instantané des cartes ; node_exporter et Grafana donnent l’historique, celui qui permet de voir qu’une carte chauffe deux degrés de plus chaque semaine avant qu’elle ne lâche. Un capteur de température ambiante dans la pièce complète l’ensemble pour trois fois rien.
Le dernier réglage tient en une ligne et sauve des nuits : un service systemd avec Restart=always et RestartSec=30 sur le mineur. Le processus relance seul après un plantage, après une coupure de courant, après une mise à jour. Les scripts de relance en boucle qu’on trouve partout font la même chose en moins fiable et sans journal exploitable.
Le fichier tient en quelques lignes, posé dans /etc/systemd/system/mineur.service :
ExecStart=/opt/lolminer/lolMiner --algo AUTOLYKOS2 --pool VOTRE_POOL --user VOTRE_ADRESSE
Restart=always
RestartSec=30
Puis sudo systemctl enable --now mineur, et la machine repart seule à chaque démarrage. Les journaux se lisent avec journalctl, ce qui donne enfin une trace exploitable quand une carte décroche à quatre heures du matin.
Reste la question du rendement, qui décide de tout le reste. Ce que rend une carte graphique récente sur les algorithmes actuels se compare directement au coût du kilowattheure, et ce que le minage pèse sur la production électrique explique pourquoi cette variable domine toutes les autres. Si le calcul ne passe pas chez vous, les plateformes qui minent à votre place valent au moins une comparaison avant l’achat du matériel.
FAQ sur le mining on linux
Quelle version d’Ubuntu pour un rig mixte NVIDIA et AMD ?
Ubuntu Server 26.04 LTS, ou 24.04 LTS si vous voulez du recul sur les pilotes. Mélanger deux marques dans le même rig complique le pilotage et n’apporte rien : deux machines séparées se gèrent mieux.Lubuntu ou Xubuntu font-ils gagner du hashrate ?
Non, l’écart se mesure en dizaines de mégaoctets de RAM. Le gain réel vient de la suppression totale du bureau, pas de son remplacement par un plus léger.Faut-il installer CUDA pour miner sous Ubuntu ?
Non. Le pilote propriétaire suffit, les mineurs embarquent leurs propres noyaux de calcul. Le dépôt CUDA complet ajoute plusieurs gigaoctets et des conflits de dépendances.Un ASIC a-t-il besoin d’une version particulière ?
Il tourne sur son propre firmware. Ubuntu ne sert qu’à héberger la console de supervision, et n’importe quelle LTS convient pour ça.Hive OS ou Ubuntu monté à la main ?
Au-delà de trois rigs, l’abonnement coûte moins cher que les déplacements. En dessous, Ubuntu Server et deux services systemd font le travail gratuitement.Peut-on miner sur un serveur loué ?
Techniquement oui, économiquement jamais : le prix du processeur à l’heure dépasse de plusieurs ordres de grandeur ce qu’il produit. Les stratégies de minage réellement économiques passent toutes par du matériel possédé et de l’électricité bon marché.