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Antminer KS3 : deux machines sous un seul nom, et ce qu’elles rapportent

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Antminer KS3 : deux machines sous un seul nom, et ce qu’elles rapportent

Deux machines différentes circulent sous le nom Antminer KS3. L’une annonce 8,3 TH/s pour 3 188 W, l’autre 9,4 TH/s pour 3 500 W. Elles se vendent sur les mêmes boutiques, souvent sur la même page, parfois avec l’adresse de l’une et le titre de l’autre. L’acheteur croit comparer deux prix. Il compare deux objets.

Cette page sépare les deux fiches, puis déroule ce que la machine produit face à ce qu’elle avale, au réseau Kaspa du 14 août 2026 et au tarif français de l’électricité. Le solde arrive à la fin du calcul, pas avant.

  • Les deux versions du KS3, et la division qui les distingue en trois secondes

  • Kaspa, kHeavyHash, et ce qui arrive à une machine mono-algorithme

  • Le revenu du jour, chiffre par chiffre, contre la facture d’électricité

  • Le prix du kilowattheure à partir duquel la machine bascule

  • Ce que valent le KS5 Pro et le KS7 face au KS3

  • Les prix relevés, neuf et occasion, ramenés à l’euro par térahash

  • L’installation électrique que ça suppose vraiment

Deux Antminer KS3, deux fiches, un seul nom

Bitmain a livré le KS3 en août 2023, premier ASIC de la marque sur l’algorithme kHeavyHash. Deux points de fonctionnement ont circulé. Voici les deux, sans mélange.

Version

Hashrate

Consommation

Watts par TH/s

Consommation sur 24 h

KS3 8,3 TH

8,3 TH/s

3 188 W

384

76,5 kWh

KS3 9,4 TH

9,4 TH/s

3 500 W

372

84,0 kWh

384 contre 372. Douze watts d’écart par térahash, ça sent le réglage d’usine, pas l’arrondi. La version 9,4 TH/s produit 13 % de plus pour 10 % de courant en plus, ce qui la rend un peu meilleure au watt. Elle chauffe aussi davantage, et elle tire 15 ampères là où l’autre en tire 14.

La vérification à faire sur une annonce

Divisez la consommation annoncée par le hashrate annoncé. Vous devez tomber sur 384 ou sur 372. Pas d’autre valeur possible. Tout autre résultat signale une fiche recopiée de travers, et vous ne savez plus quelle machine part dans le carton.

Les exemples ne manquent pas. Sur happymining.fr, l’adresse de la page contient ks3-8-5th-3188w quand le titre affiche « Bitmain Antminer KS3 9.4TH 3500W Kaspa ». Chez asicmarketplace.com, le titre lui-même colle le hashrate de l’une à la consommation de l’autre : « Bitmain Antminer KS3 9.4Th 3188W KAS Miner », soit 339 W par térahash, un point de fonctionnement qui n’a jamais existé. Les comparateurs, eux, ont tranché chacun de leur côté : asicminervalue.com fiche le 8,3 TH/s à 3 188 W, miningnow.com le 9,4 TH/s à 3 500 W.

Demandez au vendeur une capture de l’interface web de la machine avec le hashrate moyen sur vingt-quatre heures. Une photo du carton ne prouve rien. Le carton est le même.

Ce que la boutique du constructeur affiche

Sur la boutique Bitmain, la fiche du modèle porte le titre « KAS Miner KS3 Sold Out ». Le tableau technique qui suit indique trois cartes de hachage, une connexion réseau RJ45 Ethernet 10/100M et un boîtier de 430 mm de long. Rupture de stock, donc, et pas retrait du catalogue : la fiche est toujours là, le bouton d’achat ne répond plus. Un KS3 neuf ne s’achète donc plus à la source, et tout ce qui se vend ailleurs sort d’un stock de revendeur ou d’une ferme qui liquide.

Ce que le KS3 mine, et pourquoi il ne minera rien d’autre

Kaspa est un réseau en preuve de travail lancé en novembre 2021, sans prévente ni jetons réservés aux fondateurs. Ses blocs s’organisent en graphe plutôt qu’en chaîne, et le réseau en sort dix par seconde depuis le hardfork Crescendo du 5 mai 2025. Chaque bloc verse aujourd’hui 2,3125 KAS, une récompense qui décroît tous les mois et perd la moitié de sa valeur sur douze mois.

L’algorithme s’appelle kHeavyHash. Les puces du KS3 ne savent calculer que celui-là. Le SHA-256 du bitcoin, le Scrypt du litecoin, le RandomX de Monero leur sont inaccessibles. Aucun firmware n’y changera rien. La fonction est gravée dans le silicium. C’est la différence de fond avec une configuration à cartes graphiques, qui change d’algorithme en une ligne de commande.

Une autre monnaie tourne bien en kHeavyHash, Sedra, et un KS3 peut s’y brancher. Le repli reste théorique : Kaspa est le seul débouché de cet algorithme qui pèse quelque chose. Si le KAS décroche, le propriétaire d’un KS3 n’a pas de plan B. Il a un radiateur.

Le réseau Kaspa a d’ailleurs beaucoup maigri. Sa puissance totale tourne autour de 328,5 PH/s, et 96,3 % de l’offre maximale de 28,7 milliards de KAS est déjà en circulation. Le gâteau restant est petit, et il rétrécit de moitié chaque année.

Le calcul du jour, déroulé

Trois nombres suffisent à établir le tarif du térahash sur Kaspa : la récompense de bloc, la cadence, la puissance totale du réseau.

Ce que le réseau distribue en vingt-quatre heures

Grandeur

Valeur au 14 août 2026

Récompense de bloc

2,31246515 KAS

Cadence

10 blocs par seconde

Émission sur 24 h

1,99 million de KAS

Hashrate du réseau

328 500 TH/s

Cours du KAS

0,0218 €

2,31246515 multiplié par 10, multiplié par 86 400 secondes : 1 998 000 KAS par jour. L’offre en circulation, qui se lit publiquement à la même heure, monte de 23,08 KAS par seconde, soit 1 994 500 sur la journée. Les deux chemins se rejoignent à 0,2 % près. Retenons 1,99 million de KAS émis chaque jour, soit près de 43 500 € distribués à l’ensemble des mineurs de la planète.

Divisez par la puissance du réseau et vous obtenez le tarif du térahash :

6,07 KAS par TH/s et par jour, soit 0,132 € au cours du 14 août 2026.

C’est un plafond. Personne ne le dépasse. Tout service, tout contrat, tout vendeur qui promet davantage promet plus que ce que le réseau entier verse. La règle vaut aussi pour le pool sur lequel vous branchez la machine, dont la commission de 0,5 à 1 % vient encore rogner ce chiffre.

Ce que la machine produit

Version

Production par jour

Valeur brute

KS3 8,3 TH

50,4 KAS

1,10 €

KS3 9,4 TH

57,1 KAS

1,24 €

Ce qu’elle consomme

Le tarif réglementé français, toutes taxes comprises, est à 0,1985 € le kilowattheure en option Base pour un compteur de 9 à 36 kVA, la puissance minimale qu’exige une telle machine. Un professionnel du minage paie 0,1949 € au tarif bleu professionnel, et pas un centime de moins : la TVA reste hors champ sur cette activité, donc rien ne se déduit.

Version

Consommation par jour

Facture à 0,1985 €/kWh

KS3 8,3 TH

76,5 kWh

15,19 €

KS3 9,4 TH

84,0 kWh

16,67 €

Le solde

Version

Recette

Électricité

Par jour

Sur un an

KS3 8,3 TH

1,10 €

15,19 €

−14,09 €

−5 143 €

KS3 9,4 TH

1,24 €

16,67 €

−15,43 €

−5 632 €

La facture pèse treize fois et demie la production. Sur douze mois de marche continue, la version 9,4 TH/s brûle 30 660 kWh, la consommation électrique annuelle de six logements français, et rend 454 € de Kaspa.

Le passage en heures creuses ne sauve rien. À 0,1589 € le kilowattheure, en admettant que la machine ne tourne que la nuit, la journée coûte encore 13,35 € pour 1,24 € produit. Le tarif Tempo ne fait pas mieux. Sa moyenne annuelle, pour un appareil qui tourne jour et nuit, ressort à 0,1815 €.

Un détail achève le tableau. Les 454 € de KAS reçus dans l’année sont imposables. Les gains de minage relèvent des bénéfices non commerciaux, et l’impôt tombe à la réception des jetons, à leur valeur du jour, pas à la revente. Une exploitation qui perd 5 600 € déclare quand même 454 € de recettes.

Le point mort, et le remboursement

À quel prix de l’électricité un KS3 redevient-il positif ? La réponse tient dans une division : le revenu quotidien du térahash, ramené aux 24 heures et à l’efficacité de la machine.

Version

Efficacité

Seuil de bascule

Écart au tarif français

KS3 8,3 TH

384 J/TH

1,44 c€/kWh

13,8 fois

KS3 9,4 TH

372 J/TH

1,48 c€/kWh

13,4 fois

Un centime et demi le kilowattheure. Ce tarif n’existe pas en France, ni en heures creuses, ni sous contrat professionnel, ni en autoconsommation solaire une fois l’installation amortie. Il existe au pied de certains barrages et sur des puits de gaz torché, dans des contrats industriels de plusieurs mégawatts. Aucun particulier n’y accède.

Reste la question du remboursement. Elle ne se pose pas : tant que la marge brute est négative, chaque journée supplémentaire creuse l’écart, et le prix d’achat n’est jamais récupéré, quel qu’il soit. Poussons le raisonnement à l’absurde, avec une électricité gratuite. Le modèle 9,4 TH/s rapporterait alors 454 € par an. Achetée 1 214 € d’occasion, la machine mettrait deux ans et huit mois à se payer, en supposant que ni le cours du KAS ni la puissance du réseau ne bougent d’ici là. Deux hypothèses qui ne tiennent pas trois semaines.

Ce qu’il faudrait pour renverser la table

Trois grandeurs commandent ce seuil : le cours du KAS, la puissance du réseau, la récompense de bloc. Pour qu’un KS3 9,4 TH/s tienne l’équilibre sur une prise française à 0,1985 € le kilowattheure, il devrait encaisser 1,77 € par térahash et par jour. Il en encaisse 0,132.

Par le cours, il faudrait un KAS à 0,29 €. Son record absolu est de 0,1915 €, atteint le 31 juillet 2024, et la monnaie en est aujourd’hui à 88 % en dessous. Le KS3 ne redevient donc pas rentable en cas de forte reprise du Kaspa : il faut dépasser de moitié le plus haut de son histoire. C’est un point que les vendeurs d’occasion oublient volontiers de préciser quand ils vantent le potentiel de la monnaie.

Par le réseau, à cours inchangé, la puissance totale devrait tomber à 24,5 PH/s. Treize mineurs sur quatorze devraient débrancher, et le quatorzième rester. Ce scénario n’est pas absurde, une capitulation collective se produit après chaque effondrement de cours, mais il suppose que le KAS reste bas, donc que la valeur du térahash reste basse elle aussi. Les deux effets se compensent en grande partie.

Reste le calendrier, et celui-là joue contre le propriétaire. La récompense de bloc perd la moitié de sa valeur en douze mois. À cours et à puissance constants, le térahash rapportera 0,066 € dans un an, et l’écart à combler passera de treize à vingt-sept. Chaque mois d’attente rend l’équation plus mauvaise.

La place du KS3 dans la gamme Kaspa de Bitmain

Le KS3 est le premier de sa lignée, et ça se voit. Bitmain a sorti le KS5 Pro en février 2024, puis le KS7 en août 2025. Une fiche isolée ne dit rien d’utile ici : ce qui juge le KS3, c’est son écart d’efficacité avec ses cadets.

Modèle

Hashrate

Consommation

Efficacité

Seuil de bascule

KS3 8,3 TH

8,3 TH/s

3 188 W

384 J/TH

1,44 c€/kWh

KS3 9,4 TH

9,4 TH/s

3 500 W

372 J/TH

1,48 c€/kWh

KS5 Pro

21 TH/s

3 150 W

150 J/TH

3,68 c€/kWh

KS7

36 TH/s

2 772 W

77 J/TH

7,16 c€/kWh

Un facteur cinq en deux ans et demi. Le saut est énorme. Il tient à la jeunesse de la filière : les premiers ASIC Kaspa ont été conçus dans l’urgence, sur des procédés de gravure qui n’avaient rien d’optimal, alors que le SHA-256 du bitcoin avait déjà dix ans de raffinage derrière lui.

La conséquence se lit sur la prise de courant. À 77 joules par térahash, 3 500 W achètent 45 TH/s de KS7. Les mêmes 3 500 W achètent 9,4 TH/s de KS3. Presque cinq fois le revenu, pour une facture identique au centime près. Aucune remise sur le prix d’achat d’un KS3 ne rattrape ça, puisque l’électricité écrase tout le reste dès le premier mois.

Le KS7 lui-même ne franchit pas la barre française. Son seuil de 7,16 centimes reste presque trois fois sous le tarif réglementé. La machine la plus efficace que Bitmain propose sur Kaspa perd donc de l’argent sur une prise de courant en France, ce qui vaut aussi pour toutes les autres machines du marché passées au tarif français.

Le prix du KS3, neuf et d’occasion

Les tarifs affichés sur le KS3 s’étalent de 1 200 à 20 800 €. Un facteur dix-sept sur un modèle unique, ça mesure surtout l’âge des fiches produit : une bonne partie du marché n’a jamais retouché ses prix de 2023.

Vendeur

Version

Prix affiché

État

Disponibilité

BT-Miners

9,4 TH

1 400 $, soit 1 214 €

Occasion

En stock

BT-Miners

8,2 TH

1 300 $, soit 1 127 €

Occasion

En stock

CoolDragon, via asicprices.com

9,4 TH

4 400 $, soit 3 815 €

Occasion

Chine

AKminer, via asicprices.com

9,4 TH

17 299 $, soit 14 998 €

Neuf

Chine

asicmarketplace.com

Titre contradictoire

14 249 $, soit 12 354 €

Neuf

Rupture

happymining.fr

9,4 TH

20 799,99 € TTC

Neuf

Épuisé

Prix relevés le 14 août 2026, convertis à 0,867 € pour un dollar.

Une seule division permet de comparer. L’euro par térahash range tout le monde d’un coup.

Machine et vendeur

Euro par TH/s

KS7 40 TH, neuf, BT-Miners

38 €

KS7 36 TH, neuf, BT-Miners

41 €

KS5 Pro 21 TH, neuf, BT-Miners

60 €

KS3 9,4 TH, occasion, BT-Miners

129 €

KS3 9,4 TH, happymining.fr

2 213 €

Trois fois trop cher au térahash face à un KS7, pour une machine qui consomme cinq fois plus par unité de calcul. Voilà l’état réel du KS3 d’occasion : un stock qui cherche preneur, à un prix que sa consommation condamne. Les 20 800 € de happymining.fr, eux, sont le prix de lancement d’octobre 2023 resté figé sur une fiche en rupture, et ce genre de fossile se rencontre partout dans les catalogues d’importateurs d’ASIC.

Deux lignes sur six seulement sont en stock, et ce sont les deux les moins chères. Le prix affiché d’une machine indisponible ne se négocie pas, il se contemple.

L’installation, en pratique

Le KS3 se raccorde en 220 à 240 volts. Le modèle 9,4 TH/s tire 15,2 ampères en continu, le 8,3 TH/s en tire 13,9. Une prise domestique française est calibrée pour 16 ampères, mais en pointe. La faire travailler à 95 % de sa charge jour et nuit pendant des mois n’entre pas dans son domaine d’emploi.

Ce que réclame le tableau électrique :

  • Une ligne dédiée en 2,5 mm² sur son propre disjoncteur 20 A, tirée jusqu’au tableau, sans rien d’autre dessus.

  • Un abonnement d’au moins 9 kVA. À 6 kVA, la machine seule mange plus de la moitié de la puissance souscrite, et le four coupe tout.

  • Un différentiel adapté. Les alimentations à découpage de cette taille génèrent des courants de fuite qui font déclencher un 30 mA partagé avec le reste du logement.

Vient ensuite la chaleur. Un appareil de 3 500 W rejette 3 500 W de chaleur. Rien ne se perd en route, et ça fait 84 kWh par jour lâchés dans la pièce. C’est l’équivalent de deux radiateurs électriques poussés à fond qui ne s’arrêteraient jamais, y compris en juillet. La ventilation traversante impose un volume d’air conséquent et deux ouvertures opposées, faute de quoi la température d’admission grimpe et la machine réduit sa fréquence toute seule.

Reste le bruit. La ventilation est de type industriel, dimensionnée pour évacuer trois kilowatts et demi, et sa nuisance s’apparente à celle d’un extracteur de chantier posé en continu. Un garage attenant à une maison ne suffit pas. Un local séparé, isolé, avec des grilles acoustiques, oui.

Enfin, la maintenance ordinaire : dépoussiérage des radiateurs à l’air comprimé toutes les six à huit semaines, contrôle des connecteurs de cartes, surveillance des températures de puces depuis l’interface web. Les ventilateurs sont la pièce d’usure. Ils se remplacent pour quelques dizaines d’euros. Les cartes de hachage, elles, ne se trouvent plus facilement pour ce modèle.

Alors, à qui sert encore un Antminer KS3

À personne qui compte gagner de l’argent avec, en France, sur une prise de courant. Le seuil de 1,4 centime le kilowattheure ferme la porte, et aucune optimisation de tarif, de firmware ou de pool ne comble un facteur treize.

Il garde deux usages honnêtes. Le premier est l’apprentissage : configurer un pool kHeavyHash, lire un taux de rejet, voir la difficulté d’un réseau se réajuster en direct s’apprend mieux sur une vraie machine que sur un simulateur, et un KS3 d’occasion à 1 200 € coûte moins cher qu’une erreur sur un parc de dix appareils. Le second est le chauffage d’un local qui aurait été chauffé à l’électricité de toute façon, d’octobre à avril, dans un volume qui supporte le bruit. La chaleur cesse alors d’être une perte, et le KAS produit devient un rabais sur une facture qu’on aurait payée. Sept mois par an, pas douze.

Pour tout le reste, l’argent va ailleurs. Si le sujet est le rendement au tarif français, le calcul du seuil électrique s’applique de la même façon à toutes les machines d’entrée de gamme, et il donne toujours la même réponse. Sur le bitcoin plutôt que sur Kaspa, le choix d’un ASIC SHA-256 obéit à d’autres arbitrages.

Questions fréquentes sur l’Antminer KS3

  • Quelle est la vraie puissance d’un Antminer KS3 ?
    Deux versions existent : 8,3 TH/s pour 3 188 W et 9,4 TH/s pour 3 500 W. Divisez la consommation par le hashrate de l’annonce : 384 ou 372 watts par térahash, tout autre résultat signale une fiche erronée.

  • Combien rapporte un Antminer KS3 par jour ?
    57,1 KAS pour la version 9,4 TH/s au 14 août 2026, soit 1,24 € brut. L’électricité du même jour coûte 16,67 € au tarif réglementé, d’où un solde de −15,43 €.

  • Le KS3 est-il rentable en France ?
    Non. Il faudrait payer le kilowattheure 1,48 centime, soit treize fois moins que le tarif réglementé, avant même de compter le prix d’achat.

  • Peut-on miner autre chose que du Kaspa avec un KS3 ?
    Uniquement des monnaies en kHeavyHash. Sedra est la seule alternative sérieuse. Elle produit environ trois fois moins que Kaspa sur la même machine.

  • Le KS3 se vend-il encore neuf chez Bitmain ?
    Sa fiche affiche « Sold Out » sur la boutique du constructeur. Ce qui circule aujourd’hui vient des revendeurs et du marché de l’occasion, autour de 1 200 à 1 400 € pour la version 9,4 TH/s.

  • Quelle prise faut-il pour brancher un KS3 ?
    Une ligne dédiée en 2,5 mm² sur disjoncteur 20 A, un abonnement d’au moins 9 kVA et un différentiel qui ne soit pas partagé avec le reste du logement. Les 15 ampères permanents de la version 3 500 W ne passent pas sur une prise ordinaire.