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Processeur pour rig de minage : le Celeron G1840 suffit-il encore ?

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Processeur pour rig de minage : le Celeron G1840 suffit-il encore ?

Sur un rig de six ou douze cartes graphiques, le processeur ne mine rien. Il allume la machine, il monte le système, il lance le mineur, puis il passe la journée à recopier des paquets de quelques centaines d’octets entre le pilote et le pool. Le calcul ne quitte jamais la carte. C’est pour ça qu’un Celeron sorti en 2014 tient encore un rig en 2026, et qu’un Core i9 posé à sa place n’ajouterait pas un seul hachage par seconde.

Ce qui arrête un vieux processeur sur un rig n’a rien à voir avec sa puissance. Trois murs se dressent devant lui : le nombre de lignes PCIe que son chipset expose, la mémoire virtuelle que Windows exige par carte et la version du système que le pilote graphique réclame. Aucun des trois ne se mesure en gigahertz.

Ce que fait vraiment le processeur pendant que les cartes travaillent

Le travail de l’hôte tient en quatre gestes. Il démarre, il charge les pilotes, il ouvre une connexion vers le pool et il maintient un fil d’exécution par carte pour recevoir un travail et renvoyer les solutions trouvées. Rien de tout cela ne charge deux cœurs à 2,8 GHz.

Le catalogue le dit mieux que la théorie. Les cartes mères vendues aujourd’hui pour porter huit cartes graphiques embarquent un processeur soudé d’entrée de gamme, un Celeron 847 de génération Sandy Bridge sur les modèles BTC-S37. Les kits à douze emplacements sortent avec un Celeron G3930 et 8 Go de DDR4. Les pilotes graphiques posent d’ailleurs leur propre plafond, huit cartes par marque, ce qui n’ouvre au-delà qu’en mélangeant les deux fabricants. Personne ne vend de rig avec un processeur puissant. L’usage n’existe pas.

Reste la question du volume de données. Sur Ravencoin, le jeu de données que la carte interroge à chaque hachage pèse 5,68 Gio à l’époque 599. Il ne traverse jamais le connecteur : le mineur envoie un cache compact, et c’est le processeur graphique qui reconstruit l’ensemble dans sa propre mémoire. Si ce jeu de données devait vraiment passer par une voie PCIe 2.0 x1, il lui faudrait une douzaine de secondes. Il ne passe pas. Une fois le mineur lancé, ce qui circule sur le lien tient dans un en-tête de travail et une plage de nonces.

Le processeur hôte d’un rig et le processeur qu’on utilise pour miner avec le processeur lui-même sont deux sujets sans rapport. Le premier ne calcule pas de hachages, et il ne faut surtout pas lui en demander : chaque cycle qu’il passe à miner, il ne le passe pas à alimenter les cartes.

Processeur Intel Celeron G1840 posé à côté du socket LGA 1150 d’une carte mère de rig de minage

Le Celeron G1840 en clair

La fiche du constructeur tient en quelques lignes, et chacune compte pour un monteur de rig.

Caractéristique

Valeur

Génération

Haswell, gravure 22 nm

Cœurs et fils d’exécution

2 et 2, sans Hyper-Threading

Fréquence de base

2,80 GHz, sans Turbo

Cache

2 Mo

Enveloppe thermique annoncée

53 W

Socket

FCLGA1150

Lignes PCIe du processeur

16, jusqu’à la révision 3.0

Configurations PCIe

1x16, 2x8, ou 1x8 + 2x4

Mémoire maximale

32 Go, DDR3-1333 ou DDR3L-1333, deux canaux

Bande passante mémoire

21,3 Go/s

Circuit graphique intégré

oui, sorties DP, HDMI, DVI et VGA

Température de boîtier maximale

72 °C

Lancement

deuxième trimestre 2014

Fin de commercialisation

14 juillet 2017

Deux valeurs méritent qu’on s’y arrête.

Les 53 W ne sont pas une consommation. C’est l’enveloppe que le constructeur garantit au concepteur de refroidisseur : la chaleur que la puce peut dissiper en continu sans sortir de ses spécifications. Un G1840 qui pilote six cartes vit très loin de cette valeur, et un wattmètre posé sur la prise du rig ne la retrouvera jamais isolée. Elle sert à dimensionner un ventirad. Pour une facture, elle ne sert à rien.

L’affichage intégré rend un service concret. Il fournit l’image du rig sans occuper un emplacement PCIe, ce qui laisse la totalité des connecteurs aux cartes qui produisent quelque chose. Sur une plateforme sans sortie vidéo intégrée, la première carte graphique sert d’écran et perd une partie de son temps à ça.

La contrainte qui décide : les lignes PCIe du chipset

Presque tout le monde se trompe ici. Un processeur expose ses propres lignes PCIe, et le chipset de la carte mère expose les siennes. Deux budgets séparés, servis par deux puces différentes, qui ne s’additionnent pas en un seul réservoir.

Le G1840 sait faire seize lignes jusqu’à la révision 3.0, mais sur un H81 le port processeur est bridé en 2.0 par le chipset. Ces seize lignes alimentent l’emplacement x16 principal, et rien d’autre. Tous les autres connecteurs de la carte mère, les cinq petits emplacements alignés sur un modèle de rig comme les ports réseau et de stockage, tirent sur le chipset. Le H81 qui accompagne le G1840 en offre six, en révision 2.0.

Faites l’addition sur une carte mère de rig LGA 1150 d’entrée de gamme : cinq emplacements PCIe x1, plus un contrôleur réseau Gigabit qui occupe lui aussi une ligne. Six lignes, et le budget du chipset est consommé au dernier bit. C’est pourquoi ces cartes-là annoncent six cartes graphiques et jamais sept.

Cette arithmétique décrit les cartes bon marché, et elle s’arrête là. Les cartes conçues pour le minage la contournent, avec un composant que les fiches ne mettent pas en avant : un commutateur PCIe, qui prend une ligne en amont et la démultiplie en plusieurs ports x1. Sur ces cartes, le budget du chipset devient un plancher, pas un plafond.

Chipset

Lignes PCIe

Révision

Cartes portées par la carte mère de rig

H81 (2013)

6

2.0

6

HM65 (mobile)

8

2.0

8

B250 (2017)

12

3.0

12

H110 + commutateurs

6

2.0

13

B250 + commutateurs

12

3.0

19

Les quatre premières lignes se lisent d’un coup d’œil : le nombre d’emplacements retombe sur le budget du chipset, x16 du processeur compris. Les deux dernières cassent la règle. L’ASRock H110 Pro BTC+ aligne treize emplacements, un x16 et douze x1, sur un chipset qui n’en expose que six ; l’ASUS B250 Mining Expert en aligne dix-neuf sur douze. Ce ne sont pas des exceptions de catalogue, ce sont les deux cartes que tout le monde cite. Retenez donc l’inverse de ce qu’on lit partout : le chipset dit ce qu’une carte porte **sans** commutateur, et rien de plus.

Corollaire pour l’acheteur d’occasion, et il ne bouge pas : un processeur LGA 1150 plus puissant qu’un G1840 ne débloque rien du tout, puisque le mur est en aval de lui, dans le chipset et dans les commutateurs. Passer d’un Celeron à un Core i7 sur la même carte mère coûte de l’argent et laisse le nombre d’emplacements exactement là où il était. Ce raisonnement vaut pour chaque pièce d’un rig, qui se choisit par sa contrainte et non par sa fiche technique.

Pourquoi la largeur du connecteur ne change rien

Une voie PCIe 3.0 x1 plafonne à 985 Mo/s. En révision 2.0, celle des chipsets H81 et HM65, elle tombe à 500 Mo/s. Ces deux chiffres font peur sur le papier, face à un emplacement x16 qui affiche seize fois plus. En minage, ils ne coûtent rien.

La raison tient à l’endroit où le jeu de données vit. Il est construit dans la mémoire de la carte graphique et il y reste. La bande passante qui compte est celle de la mémoire embarquée, pas celle du connecteur : plusieurs centaines de gigaoctets par seconde d’un côté, un demi-gigaoctet de l’autre, et seul le premier chiffre entre dans le calcul du hashrate.

C’est aussi ce qui rend les risers utilisables. Un riser transporte une seule voie PCIe et déporte la carte à trente centimètres du connecteur. Sur un poste de jeu, il coûterait des images par seconde. Ici, rien. En prime, il espace les cartes assez pour évacuer la chaleur sans les empiler.

Une conséquence pratique en découle : sur une carte mère de rig, un emplacement au format x16 n’est presque jamais câblé en x16. Les huit connecteurs pleine longueur d’une BTC-S37 sont électriquement des x1, puisque le chipset HM65 n’a que huit lignes à distribuer. Le format physique sert au confort du montage. Le débit, lui, se lit sur la fiche du chipset.

La mémoire vive : quatre gigaoctets, et une mémoire virtuelle qui les dépasse

Le mineur tient dans très peu de mémoire. Quatre gigaoctets suffisent à faire tourner un rig, et c’est exactement ce que les packs vendus pour huit cartes contiennent : une seule barrette de 4 Go de DDR3L en 1600 MHz.

Sous Windows, la question change de nature. Le système comptabilise les allocations de mémoire vidéo dans son engagement mémoire global, ce qui oblige à réserver de la mémoire virtuelle en proportion de la mémoire embarquée sur les cartes, et non en proportion de la mémoire vive installée. La règle de dimensionnement est simple : 8 Go de mémoire virtuelle par carte graphique.

Nombre de cartes

Fichier d’échange à réserver

6

48 Go

8

64 Go

12

96 Go

Le réglage se fait en taille personnalisée, valeur minimale égale à la valeur maximale. Pas « géré par le système ». Laisser Windows redimensionner le fichier au fil de l’eau produit un rig qui démarre, initialise deux ou trois cartes, puis s’arrête sans message. La panne la plus courante d’un premier montage vient de là. Jamais du processeur.

Une carte mère LGA 1150 de rig accepte 16 Go de DDR3 sur deux barrettes. Cette limite ne gêne personne : le fichier d’échange vit sur le disque, pas dans la mémoire vive. Sous Linux, la contrainte disparaît presque entièrement, et les 4 Go d’origine tiennent sans réglage particulier.

Le disque : pourquoi 64 Go ne suffisent pas sous Windows

Les kits de rig sortent souvent avec un SSD de 64 Go. Un système de minage sur clé USB s’en contente très bien. Windows, non.

L’addition se fait en deux temps. Windows 11 demande 64 Go de stockage minimum à lui seul. Ajoutez le fichier d’échange de 48 Go d’un rig à six cartes, et il faut 112 Go avant même d’installer le pilote graphique et le mineur. Un SSD de 240 Go règle la question. Il coûte quelques dizaines d’euros, et il laisse de la place au journal du mineur.

Sur une carte mère LGA 1150 d’entrée de gamme, le disque se branche en SATA, faute de connecteur M.2 ; les modèles haut de gamme du même socket en ont, jusqu’à deux. Le chipset H81 n’expose d’ailleurs que deux ports SATA en 6 Gb/s, les autres restant en 3 Gb/s. Pour un rig, aucun des deux ne se remarque : le système est chargé une fois au démarrage et le disque ne fait plus grand-chose ensuite.

La contrainte que personne ne voit venir : le système que le pilote exige

Le G1840 rencontre ici sa date de péremption, et elle n’a rien de thermique.

Le support de Windows 10 s’est terminé le 14 octobre 2025. Windows 11, de son côté, publie une liste de processeurs compatibles où ne figurent, côté Celeron, que les séries 3000, J4000, N4000 et G4000 et suivantes, et côté Core que la huitième génération et au-delà. Un Haswell de 2014 n’y figure pas. La carte mère qui l’accompagne n’a pas davantage le module TPM 2.0 réclamé. Un rig LGA 1150 sous Windows tourne donc sur un système qui ne reçoit plus de correctifs.

Du côté des pilotes, la fenêtre se referme aussi. Les architectures NVIDIA Maxwell, Pascal et Volta, qui couvrent une bonne partie des cartes d’occasion qu’on met sur un rig, ont reçu leur dernière branche de pilotes complète avec la série 580. Elles ne reçoivent plus que les correctifs de sécurité critiques, jusqu’en octobre 2028.

La sortie est connue, et elle est gratuite. Une plateforme LGA 1150 tourne très bien sous Linux, où le matériel de 2014 reste pris en charge et où la question du fichier d’échange disparaît. Le choix de la version LTS d’Ubuntu pèse alors bien plus lourd, dans le montage, que celui du processeur. Si vous tenez à rester sous Windows, le logiciel de minage pour Windows impose ses propres exigences de version, et elles se vérifient avant d’acheter la plateforme.

Les deux réglages de BIOS sans lesquels rien ne démarre

Un rig qui ne voit que deux cartes sur six a presque toujours le même problème, et ce n’est pas un problème de matériel.

Le premier réglage s’appelle « Above 4G Decoding » et se trouve dans la section PCI du BIOS. Sans lui, le système ne peut pas adresser la mémoire de plus de trois ou quatre cartes à la fois. Le second force les emplacements en génération 2. Un lien plus lent, mais qui accroche du premier coup au lieu de négocier une vitesse que le riser ne tient pas.

Ces deux réglages ne coûtent rien et évitent bien des allers-retours sur un premier montage. Ni l’un ni l’autre ne concerne le processeur : sur un rig, la plupart des symptômes qu’on lui attribue viennent d’ailleurs.

Les cartes mères qui vont avec

Sur une carte mère de rig, on achète un nombre d’emplacements utilisables. Le socket et le chipset ne sont que la façon d’y arriver.

Carte mère

Socket

Emplacements PCIe

Prix relevé

ASRock H81 Pro BTC R2.0

1150

1 x16 et 5 x1, révision 2.0

occasion uniquement

BTC-S37, processeur soudé

aucun, Celeron 847 intégré

8 au format x16

179,99 € nue, 199,99 € en pack avec la mémoire

ASRock H510 Pro BTC+

1200

6

199,95 €, sorti du catalogue

ASRock H610M-HVS/M.2 R2.0

1700

1 x16 et 1 x1

79,95 €

Le H610 mérite un arrêt. Cette carte mère neuve, compatible avec les processeurs Intel de douzième à quatorzième génération, coûte moins cher que toutes les autres et offre deux emplacements. Deux. Le marché des cartes mères dédiées au minage s’est étiolé, et les modèles à six emplacements sur socket récent sortent des catalogues les uns après les autres. Ce qui reste disponible neuf en France, ce sont les cartes à processeur soudé et les cartes mères à six emplacements du marché de l’occasion.

Ce que coûte l’hôte, face à une seule carte graphique

Un rapport de prix explique tout le reste.

Élément

Prix relevé

Pack carte mère BTC-S37, processeur soudé et 4 Go, huit emplacements

199,99 €

Kit à douze emplacements, Celeron G3930 et 8 Go de DDR4

à partir de 614,99 €

Intel Core i3-14100F neuf, socket 1700

114,95 €

Carte mère H610 neuve, deux emplacements

79,95 €

La RTX 5070 Ti la moins chère en France

1 199,95 €

Un hôte complet pour huit cartes coûte 17 % du prix d’une seule carte graphique. Rapporté aux huit cartes qu’il pilote, il pèse 2 % de l’ensemble. Voilà pourquoi personne ne met d’argent dans le processeur d’un rig : l’argent est ailleurs, en totalité.

La comparaison à budget égal est plus parlante encore. Un Core i3-14100F et une carte mère H610 neufs reviennent à 194,90 €, soit cinq euros de moins que le pack à huit emplacements. Le premier ensemble est nettement plus rapide et porte deux cartes. Le second est lent et en porte huit. Pour un rig, le lent gagne, et pas de peu : six cartes de plus, c’est six fois le hashrate d’une carte en plus.

Un processeur d’hôte s’achète en emplacements PCIe. Seule unité de compte qui ait un sens ici, et elle prend à contre-pied le réflexe qu’on a devant un catalogue de processeurs.

Ce que le processeur pèse sur la facture d’électricité

Prenons un rig de six cartes annoncées à 300 W chacune, soit 1 800 W pour les seules cartes. L’enveloppe du processeur ajoute 53 W à ce total, dans le pire des cas et sur le papier.

À 0,2001 €/kWh, tarif réglementé résidentiel en option base jusqu’à 6 kVA, les cartes coûtent 8,64 € par jour. Le processeur en coûterait 0,25, à pleine enveloppe. Trois pour cent de la facture, pour la pièce autour de laquelle tourne toute la discussion.

Le calcul appelle deux réserves. Ces valeurs sont des enveloppes publiées et non des relevés à la prise : un rig réel, avec ses pertes d’alimentation et ses ventilateurs, tire davantage. Et un ensemble qui dépasse 6 kVA ne peut plus souscrire l’option base : il bascule en heures pleines et heures creuses, ce qui donne 0,1958 €/kWh en moyenne sur vingt-quatre heures pour une machine qui ne s’arrête jamais. Le dimensionnement de l’alimentation et celui du compteur se décident donc ensemble, bien avant le choix du processeur.

Quand le Celeron G1840 ne suffit plus

Quatre situations, et une seule concerne la puissance de calcul.

  • Au-delà de six cartes, le budget de lignes du chipset H81 est plein. Ce qui change alors, c’est la plateforme entière, du socket au chipset.

  • Sous Windows, le G1840 reste hors de la liste des processeurs compatibles avec Windows 11, et sa carte mère n’a pas de module TPM 2.0. Le rig tourne donc sur un système qui ne reçoit plus de correctifs.

  • Dès que l’hôte doit faire autre chose que piloter des cartes, faire tourner un nœud complet, servir des fichiers, transcoder, deux cœurs à 2,80 GHz sans Turbo trouvent vite leur plafond. Une machine qui se contente de miner ne le voit jamais.

  • Si l’objectif est de miner avec le processeur lui-même, rien de ce qui précède ne s’applique : autre montage, autre budget, autre calcul de rentabilité.

Hors de ces cas, remplacer un G1840 par un processeur plus rapide sur la même carte mère ne rapporte rien. Pas un hachage de plus, pas un watt de moins.

Questions fréquentes

Faut-il un ventirad particulier pour un Celeron G1840 sur un rig ?

Non. Le refroidisseur d’origine fourni avec la version boîte suffit largement, puisque la charge réelle reste très en dessous des 53 W d’enveloppe. La poussière fait plus de dégâts que la charge : un rig ouvert en aspire beaucoup, et un ventirad encrassé finit par faire décrocher le processeur bien avant qu’il ne chauffe pour de bonnes raisons.

Vaut-il mieux un Celeron d’occasion ou un processeur neuf d’entrée de gamme ?

La question se pose au niveau de la plateforme, pas du processeur. Un Celeron G6900 neuf coûte 72,95 € et se monte sur une carte mère à deux emplacements. Un processeur d’occasion sur carte mère de rig coûte moins cher et en offre six ou huit. Tant que l’objectif est de brancher des cartes, le second l’emporte.

Combien de mémoire vive faut-il exactement ?

Quatre gigaoctets font tourner un rig, huit apportent du confort si le système est graphique. La valeur qui compte n’est pas celle de la mémoire vive mais celle de la mémoire virtuelle sous Windows : 8 Go par carte, en taille fixe, minimum égal au maximum.

Peut-on overclocker le processeur d’un rig pour gagner du hashrate ?

Non. Le G1840 ne s’overclocke pas, de toute façon. Le hashrate se joue entièrement sur les cartes, par la fréquence mémoire et la tension du cœur. Le processeur n’entre dans aucune de ces deux équations.

Le Celeron G1840 fonctionne-t-il avec douze cartes ?

Pas sur un chipset H81, qui s’arrête à six. Douze cartes demandent une carte mère qui les porte, ce qui veut dire un chipset plus large, des commutateurs, ou les deux, et donc un autre socket et un autre processeur. Le passage se fait par la carte mère, et les budgets d’un PC de minage changent d’échelle à ce moment-là.

Et sur un rig monté à partir de matériel de récupération ?

C’est le terrain naturel de ce genre de processeur. La seule vérification à faire avant de démonter quoi que ce soit : compter les emplacements PCIe de la carte mère et regarder si le BIOS propose l’option « Above 4G Decoding ». Sans elle, une machine de bureau récupérée ne dépassera pas trois ou quatre cartes, quel que soit le processeur installé dessus.