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Miner avec une vieille carte graphique : ce qui bloque, et ce qui passe encore

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Miner avec une vieille carte graphique : ce qui bloque, et ce qui passe encore

Une carte graphique qui dort dans un tiroir depuis dix ans ne produira rien. Pas « peu », pas « lentement » : rien. Le mineur s’arrête sur une erreur d’allocation avant d’avoir calculé son premier hash, ou il refuse la carte dès le démarrage parce qu’il ne sait plus lui parler.

Deux algorithmes tiennent encore à la carte graphique : KawPow, celui de Ravencoin, et Autolykos2, celui d’Ergo. Le premier réclame aujourd’hui 5,68 Gio de mémoire vidéo, le second 6,77 Gio. Ces deux nombres sont des seuils d’allocation : en dessous, le mineur refuse de démarrer et rend une erreur mémoire. Et ils montent tout seuls, de semaine en semaine, sans que personne ne décide rien.

Une carte de 2 Go n’a jamais approché ce niveau. Le seuil des 4 Go, lui, est tombé il y a des années. Même une carte qui aurait la mémoire se heurte ensuite à deux autres obstacles, indépendants du premier, et beaucoup de matériel ancien échoue aux trois pour trois raisons différentes.

Trois murs, et on les rencontre dans cet ordre

Le premier mur est la mémoire vidéo. Les deux algorithmes encore ouverts aux cartes construisent en mémoire une grande table de données que le processeur graphique vient lire au hasard, des milliards de fois par minute. Cette table ne se découpe pas et ne se déporte pas vers la mémoire du système. Elle ne traverse pas non plus le bus PCIe : le mineur envoie un cache de quelques mégaoctets, et c’est la carte qui reconstruit la table entière chez elle. Elle y tient, ou elle n’y tient pas.

Le deuxième mur est le pilote. Un mineur ne s’adresse jamais directement au silicium : il passe par OpenCL côté AMD, par CUDA côté Nvidia. Cette couche est fournie par le pilote, et un pilote se périme avec le système d’exploitation. Quand le dernier pilote publié pour une carte s’arrête à un système qui ne reçoit plus de mise à jour, la carte n’a plus de machine où fonctionner sans laisser une porte ouverte.

Le troisième mur est le logiciel de minage. Maintenir le code d’une architecture graphique coûte du temps à celui qui l’écrit, et les auteurs coupent les vieilles générations dès qu’elles ne représentent plus personne. Un modèle peut avoir la mémoire, avoir un pilote, et se faire refuser à l’énumération des périphériques parce que son architecture ne figure plus dans la liste.

Ces trois murs sont vraiment indépendants. Une Radeon R9 390 de 8 Go passe le mur de la mémoire et se fait arrêter par le logiciel. Une GeForce GTX 1650 de 4 Go est parfaitement prise en charge par les mineurs actuels et se fait arrêter par la mémoire. Savoir ce que le hashrate d’une carte graphique mesure vraiment ne sert à rien tant que ces trois cases ne sont pas cochées.

5,68 Gio et 6,77 Gio, et ça monte chaque semaine

KawPow reprend le principe du fichier de données d’Ethereum : une table qui grossit à intervalle fixe. Ravencoin part de 1 Gio et ajoute 8 Mio toutes les 7 500 blocs, sans plafond prévu. Au 14 août 2026 la chaîne est à l’époque 599, et la table pèse exactement 6 098 517 632 octets, soit 5,68 Gio.

De là, les dates de mise à la retraite se calculent au bloc près. Le palier des 4 Go est tombé à l’époque 384, c’est-à-dire au bloc 2 880 000. Les cartes de 6 Go sortiront à l’époque 640, au bloc 4 800 000 : il reste un peu plus de 300 000 blocs, à raison d’un bloc par minute, ce qui place l’échéance au printemps 2027. Il reste du temps aux modèles de 8 Go.

Autolykos2 fonctionne autrement mais aboutit au même endroit. L’algorithme fabrique une liste de N éléments, et N augmente de 5 % tous les 51 200 blocs depuis le bloc 614 400, soit environ tous les soixante-dix jours. Ergo tourne actuellement autour du bloc 1 850 000, ce qui porte N à 227 251 815 emplacements. À 31 octets par emplacement, la table occupe 7 044 806 265 octets, soit 6,56 Gio ; le mineur en réserve 32, ce qui porte l’allocation réelle à 6,77 Gio. Le compte n’y est plus avec 6 Go depuis le printemps. Il faut 8 Go.

Le palier suivant tombe au bloc 1 894 400, dans une soixantaine de jours, et portera l’allocation à 7,11 Gio. Celui d’après la mettra à 7,47 Gio. La marche monte à intervalle régulier et ne redescend jamais.

Ce que chaque tranche de mémoire peut encore charger

2 Go FirePro V5900
4 Go R9 380, RX 570 4 Go
6 Go GTX 1060 6 Go
8 Go RX 580 8 Go, RX 570 8 Go
aucun des deux algorithmes KawPow seul, jusqu’au printemps 2027 KawPow et Autolykos2

Seuils au 14 août 2026 : 5,68 Gio pour KawPow, 6,77 Gio alloués pour Autolykos2.

Vérifier une carte avant de la remonter

Deux informations suffisent à trancher : la quantité de mémoire embarquée et la génération de la puce. La seconde se lit dans le nom du modèle une fois qu’on sait où couper les gammes, et c’est elle qui décide du mur logiciel.

À partir de quelle génération les mineurs suivent encore

Le plancher n’est pas le même d’un logiciel à l’autre, et la nuance décide du sort de plusieurs générations entières.

SRBMiner-Multi est le seul mineur encore développé activement côté AMD. Sa liste de matériel accepté descend jusqu’aux RX 470, 480, 570, 580 et 590, c’est-à-dire Polaris. Elle s’arrête là. Côté Nvidia, la même liste s’arrête à Pascal. Tout ce qui précède a été retiré du code au fil des versions. Les architectures Tahiti, Pitcairn, Hawaii, Tonga et Fiji ont été coupées d’un bloc au printemps 2022.

lolMiner descend plus bas que tous les autres : il annonce la prise en charge de GCN 1, la génération de la Radeon HD 7950, et de tout ce qui a suivi, à condition d’avoir au moins 3 Go de mémoire. C’est le plancher le plus bas de l’écosystème, et il ne descend toujours pas sous GCN. Ce mineur ne porte pas KawPow. Sa table d’algorithmes ne contient ni cet algorithme ni Ravencoin, si bien qu’une carte GCN ancienne ne peut viser qu’Autolykos2. Cela veut dire 6,77 Gio, donc 8 Go de mémoire, ce que presque aucune carte de cette génération ne porte.

TeamRedMiner descend à GCN 3, la génération Tonga, mais son développement est figé depuis mai 2024. GMiner et NBMiner ne documentent aucune architecture AMD ancienne. Le catalogue des logiciels par algorithme se resserre d’année en année, et toujours par le bas.

Pour KawPow, le plancher réel est Polaris côté AMD et Pascal côté Nvidia. Pour Autolykos2, on peut théoriquement descendre à GCN 1, mais la contrainte de mémoire referme aussitôt la porte.

Mineur

Plancher AMD

Plancher Nvidia

KawPow

SRBMiner-Multi

Polaris (RX 470 à 590)

Pascal

oui

lolMiner

GCN 1 (HD 7950), 3 Go minimum

Pascal

non

TeamRedMiner

GCN 3 (Tonga), figé depuis 2024

sans objet

oui

GMiner et NBMiner

aucune ancienne documentée

Pascal

oui

Le cas de la FirePro V5900, carte professionnelle de 2011

Cette carte revient souvent dans les greniers d’entreprise, parce qu’elle a équipé des stations de travail par milliers et qu’elle se revend pour presque rien. Elle échoue aux trois murs, chacun pour une raison qui lui est propre.

Sa puce est une Cayman LE, identifiée Cayman LE GL [FirePro V5900] dans le registre des identifiants PCI. Cayman appartient à TeraScale 3, l’architecture VLIW4, c’est-à-dire à la génération qui précède GCN. Ce seul point la place sous le plancher de tous les mineurs maintenus, y compris celui de lolMiner. La carte embarque 2 Go de GDDR5 sur un bus de 256 bits, pour 64 Go/s de bande passante. Elle expose OpenCL 1.1 et se contente de moins de 75 W, sans connecteur d’alimentation additionnel. Mise en vente en mai 2011.

Carte graphique professionnelle AMD FirePro à architecture TeraScale, 2 Go de mémoire GDDR5, sous le seuil des jeux de données de KawPow et d’Autolykos2

Le mur de la mémoire est le plus net : 2 Go face à 5,68 Gio, il manque près des deux tiers de ce qu’il faudrait. Aucun réglage ne comble un écart pareil. La question est celle de la place, pas de la vitesse.

Un détail de sa fiche mérite qu’on s’y arrête, parce qu’il vaut pour toutes les cartes anciennes : ces 64 Go/s de bande passante. En minage, c’est la caractéristique qui décide du hashrate, loin devant la fréquence du processeur graphique ou le nombre d’unités de calcul, parce que l’algorithme passe son temps à lire la table en mémoire plutôt qu’à calculer. Une RX 580 monte à 256 Go/s sur le même type de mémoire, soit exactement quatre fois plus. Même en imaginant une FirePro V5900 dotée de 8 Go, elle rendrait donc le quart du hashrate d’une RX 580 tout en consommant à peine moins, ce qui la placerait encore plus loin dans le rouge.

Le mur du pilote est tout aussi net. AMD range la carte dans ses téléchargements hérités. Le dernier pilote Windows publié porte la révision 15.201.2401.1010 et date du 16 février 2017 ; le système le plus récent proposé sur cette page est Windows 10, dont le support s’est arrêté le 14 octobre 2025. Côté Linux, le dernier paquet remonte au 1ᵉʳ décembre 2015. Il n’existe donc aucun système à jour capable de faire fonctionner cette carte en calcul.

La solution de repli habituelle sous Linux, la pile OpenCL libre, s’est refermée en août 2025 : la version 25.2 de Mesa a retiré le frontend Clover, seul chemin OpenCL qui couvrait le pilote r600 et donc Cayman. Son remplaçant ne vise que le pilote des puces GCN et suivantes.

Quant au logiciel, le dernier programme de minage à avoir su piloter du VLIW est cgminer, sur scrypt et SHA-256. Sa version 3.7.2 listait encore Cayman ; la 3.8.0, publiée le 10 novembre 2013, a retiré tout le code de minage sur carte graphique. La fenêtre d’exploitation de cette carte s’est donc fermée environ deux ans et demi après sa mise en vente, et elle ne s’est jamais rouverte.

Le verdict ne demande pas de nuance. Cette carte ne mine rien, sur aucun algorithme, avec aucun logiciel maintenu, sur aucun système à jour. Le raisonnement vaut à l’identique pour les autres FirePro de la même famille et pour les Radeon HD 5000 et 6000 de la même époque. Les gammes professionnelles et grand public d’AMD ne partagent ni les mêmes pilotes ni les mêmes noms. Elles partagent leurs architectures. Et c’est l’architecture qui condamne.

Les cartes anciennes qui minent encore

La limite basse du matériel encore exploitable est chez Polaris, et concrètement chez deux modèles de 2017 et 2018 que l’on trouve encore en quantité : la RX 580 et la RX 570, dans leurs versions 8 Go. Leurs déclinaisons 4 Go, beaucoup plus répandues, sont hors course depuis le bloc 2 880 000 de Ravencoin.

Beaucoup de sources continuent de publier des lignes pour des cartes de 4 Go comme la R9 380 ou la R9 Fury, avec un hashrate et une consommation d’apparence crédibles. Ces chiffres décrivent un état du monde révolu : une carte de 4 Go ne peut pas contenir 5,68 Gio, et une carte qui ne charge pas le jeu de données ne produit aucun hash. Le nombre est juste dans son propre passé et faux au présent.

Au 14 août 2026, hashrate et consommation relevés ensemble, ces deux cartes se comportent très différemment selon l’algorithme qu’on leur donne.

Carte

Algorithme

Hashrate

Consommation

RX 580 8 Go

Autolykos2

62,39 MH/s

62 W

RX 580 8 Go

KawPow

10,15 MH/s

98 W

RX 570 8 Go

Autolykos2

63,53 MH/s

73 W

RX 570 8 Go

KawPow

9,03 MH/s

128 W

Autolykos2 consomme nettement moins que KawPow sur le même matériel, parce qu’il sollicite surtout la mémoire et laisse le cœur graphique tranquille : c’est le bon algorithme pour une vieille carte, quand elle a la place. Et la RX 570, plus modeste, tient tête à la RX 580 sur Autolykos2 tout en s’effondrant sur KawPow, où elle consomme 30 % de plus pour 11 % de hashrate en moins.

Ce que ça donne au tarif français

Les calculateurs en ligne appliquent par défaut 0,10 $ le kilowattheure, soit moins de la moitié du tarif français. Un rendement recopié tel quel depuis ces outils est faux dans des proportions qui renversent la conclusion.

La RX 580 sur Autolykos2 est le cas le plus favorable de tous. Le réseau Ergo tourne à 459,31 GH/s, un bloc toutes les 122 secondes, 3,0021 ERG par bloc. La carte apporte 62,39 MH/s, soit 0,0136 % de la puissance totale. Sur une journée le réseau produit 2 126 ERG, dont il revient à la carte 0,2888 ERG. Au cours de 0,2053 $ et avec un euro à 1,1534 $, cela fait 0,0514 € de revenu quotidien.

En face : 62 W pendant vingt-quatre heures, soit 1,488 kWh. Au tarif réglementé bleu résidentiel en option base, 0,2001 €/kWh toutes taxes comprises au 1ᵉʳ août 2026, la journée coûte 0,2977 €. Le solde tombe à moins 0,25 € par jour. Et c’est le meilleur cas.

Autrement dit, la carte ancienne la plus favorable couvre 17 % de sa propre facture d’électricité. Les 83 % restants sortent de la poche de son propriétaire, tous les jours, tant que la machine tourne. Sur une année pleine, la perte atteint 90 € pour une seule carte, sans compter l’usure ni le reste de la configuration.

Sur quatre cartes, taille courante d’une petite configuration, la perte quotidienne approche l’euro. Sur douze mois, 435 € partent chez le fournisseur d’énergie et 75 € reviennent en Ergo, soit 360 € de perte annuelle pour quatre cartes qui tournent nuit et jour. Le matériel, lui, n’est pas encore compté.

Carte et algorithme

Revenu par jour

Électricité par jour

Solde

Facture couverte

RX 580, Autolykos2

0,0514 €

0,2977 €

− 0,25 €

17 %

RX 570, Autolykos2

0,0523 €

0,3506 €

− 0,30 €

15 %

RX 580, KawPow

0,0522 €

0,4706 €

− 0,42 €

11 %

RX 570, KawPow

0,0464 €

0,6147 €

− 0,57 €

8 %

On peut retourner le calcul et chercher le prix de l’électricité auquel ces cartes seraient à l’équilibre. Il faudrait payer 0,035 €/kWh pour que la RX 580 rentre dans ses frais sur Autolykos2, et 0,022 €/kWh sur KawPow. Le tarif résidentiel français est cinq à neuf fois au-dessus. Basculer en heures creuses ne sauve rien : une machine qui tourne en continu paie huit heures creuses et seize heures pleines, soit 0,1958 €/kWh en moyenne, deux pour cent sous le tarif de base. Le raisonnement vaut pour une configuration GPU complète comme pour une carte isolée, et il ne dépend pas du cours des monnaies concernées : il faudrait que Ravencoin soit multiplié par neuf pour que la ligne bascule.

Ce que rapporte une journée de minage ne dépend presque pas de la carte, dans cette gamme. Les quatre lignes tournent autour de cinq centimes. Ce qui les sépare, c’est uniquement la consommation, et c’est pourquoi le réglage au hashrate par watt est le seul levier qui existe sur du matériel ancien. Il réduit la perte, il ne la renverse pas.

Ce qu’on peut faire de la carte à la place

La revente reste l’option la plus simple. Une Polaris de 8 Go garde une valeur réelle sur le marché de l’occasion, où elle reste une carte de jeu correcte en 1080p. Tout ce qui précède GCN, en revanche, ne vaut plus grand-chose. Le matériel de minage d’occasion à petit prix obéit à la même logique : ce qui se vend, c’est ce qui tourne encore.

Garder la carte pour son usage d’origine se défend très bien. Un modèle qui ne peut plus miner reste parfaitement capable d’afficher, d’encoder de la vidéo ou de faire tourner un poste secondaire. Une FirePro de 2011 alimente encore très bien deux écrans de bureautique. Le minage est l’usage qui vieillit le plus vite, pas l’affichage.

Louer sa puissance sur une place de marché de hashrate est la piste que beaucoup explorent en dernier recours, et elle se referme au même endroit : ces plateformes ont leur propre plancher matériel, Pascal côté Nvidia et 4 Go minimum côté AMD, et elles prélèvent une commission qu’il faut connaître avant de brancher quoi que ce soit. Le détail de ce que NiceHash prélève et de ce qu’elle verse mérite un coup d’œil préalable. Une vieille carte refusée par le mineur reste refusée par la place de marché, qui utilise les mêmes mineurs.

Reste une dernière piste : laisser tomber la carte et regarder du côté du processeur, dont le rendement réel en minage obéit à d’autres contraintes. La conclusion économique n’y est pas meilleure, mais au moins le matériel n’est pas disqualifié d’avance.

Une carte gratuite qui coûte cher

Le raisonnement « je l’ai déjà, autant l’allumer » oublie tout ce qui entoure la carte. À dix ans d’âge, une carte arrive avec des condensateurs vieillis, une pâte thermique sèche depuis longtemps et des roulements de ventilateur en fin de vie. Le minage la fait tourner à pleine charge, jour et nuit. Elle n’a jamais connu ce régime : dans une station de travail, elle passait ses journées au ralenti.

Il faut ensuite une machine autour. Comptez une alimentation capable de tenir plusieurs centaines de watts en continu, ce qui exclut la plupart des blocs d’entrée de gamme. Le câblage compte aussi. Un riser s’alimente par un connecteur PCIe, jamais par un connecteur SATA : celui-ci plafonne à 54 W, quand une carte peut tirer 75 W par le seul port de la carte mère. C’est une cause classique de connecteurs fondus.

Additionnés, ces postes changent l’ordre de grandeur : une alimentation correcte, une carte mère qui accepte plusieurs cartes, de quoi refroidir, et au bout du compte une perte quotidienne garantie. Une carte gratuite qui exige une alimentation neuve à 90 € pour perdre 0,25 € par jour n’est pas gratuite. Si l’objectif est de comprendre ce qui se mine encore aujourd’hui et avec quoi, l’expérience coûte moins cher en lisant qu’en branchant.

Et le seuil continue de monter. Les 8 Go qui suffisent aujourd’hui verront l’allocation d’Autolykos2 passer à 7,11 Gio dans deux mois, puis à 7,47 Gio soixante-dix jours plus tard, pendant que le jeu de données de Ravencoin grossit de 8 Mio toutes les cinq journées. Les cartes de 8 Go d’aujourd’hui sont les cartes de 6 Go d’hier : leur tour viendra, et il est déjà daté. C’est la seule chose qu’une carte récente achète vraiment, quelques années de sursis, et c’est ce qu’il faut avoir en tête avant de miser sur une carte d’entrée de gamme récente.