Rentabilité du minage d'Ethereum : ce que la même carte rapporte aujourd'hui
Les calculateurs en ligne répondent encore. On saisit un débit de hachage, des frais de pool, un prix du kilowattheure, et un résultat s’affiche, à la virgule près. Il porte sur une chaîne qui a cessé de payer ses mineurs le 15 septembre 2022. Depuis ce jour, l’ether ne récompense plus aucun calcul, sur aucune machine, et le chiffre que rend le calculateur ne correspond à rien. La question de départ, elle, reste bonne : une carte graphique achetée pour cette chaîne, qu’est-ce qu’elle produit maintenant ? Les nombres qui suivent portent sur une RTX 3080, relevés le 14 août 2026, avec le prix du courant français en face.
Vingt-quatre millions de dollars par jour, puis plus rien
La même carte, quatre ans plus tard, algorithme par algorithme
Ce que « maximiser » veut dire quand la première ligne est négative
Le poste que les tableaux de rentabilité oublient
Louer la carte au calcul plutôt que la faire miner
L’ether se gagne toujours, mais par le capital
L’impôt tombe sur les recettes, pas sur le résultat
Les offres qui promettent de rétablir le rendement
Vingt-quatre millions de dollars par jour, puis plus rien
Août 2022 fut le dernier mois complet de preuve de travail sur Ethereum. Les mineurs s’y sont partagé 756 millions de dollars, en hausse de 37 % sur les 545 millions de juillet. Rapporté à la journée, le réseau distribuait environ 24,4 millions de dollars à ceux qui le calculaient.
Cette somme se partageait entre 874 térahash par seconde, la puissance moyenne relevée le 6 septembre 2022. La division donne le seul nombre qui compte pour un propriétaire de carte : 0,0279 dollar par mégahash et par jour. Une RTX 3080 tourne à 98,92 MH/s sur cet algorithme. Elle rapportait donc 2,76 dollars par jour, courant non déduit.
Le 15 septembre 2022, la chaîne est passée en preuve d’enjeu et ce partage a disparu. Ethermine, alors le plus gros pool du réseau, a éteint ses serveurs stratum et basculé en mode retrait seul. Les cartes, elles, sont restées : environ cinq milliards de dollars de matériel sans emploi du jour au lendemain, et un marché de l’occasion qui a reculé de 40 % en trois mois. Huit mineurs sur dix avaient débranché à la fin du mois. Le déroulé complet de cette nuit-là, bloc par bloc, est raconté dans notre page sur l’arrêt du minage d’Ethereum et ce qu’il reste à faire du matériel.

Ce mécanisme de partage n’a rien de mystérieux et il vaut pour n’importe quelle chaîne en preuve de travail. L’émission quotidienne, multipliée par le cours, divisée par la puissance totale branchée : voilà le revenu d’un mégahash. Aucune offre commerciale ne dépasse ce plafond, puisqu’il n’existe rien d’autre à distribuer. C’est aussi ce qui rend la suite calculable.
La même carte, quatre ans plus tard, algorithme par algorithme
Une RTX 3080 sait encore travailler. Elle ne sait simplement plus travailler pour Ethereum. Le tableau ci-dessous reprend les lignes que la plateforme hashrate.no publie pour cette carte le 14 août 2026, avec pour chacune le débit, la consommation relevée au même réglage, et le revenu brut de la journée.
Ce détail décide de tout. La plupart des tableaux qui circulent prennent le revenu de l’algorithme le mieux payé et le divisent par la consommation du réglage le plus sobre. La carte n’occupe jamais ces deux points en même temps, et le résultat se trompe d’un facteur cinq.
Change à 1,15 dollar pour un euro. Électricité au tarif réglementé bleu résidentiel, option base, 3 à 6 kVA, soit 0,2001 € le kilowattheure TTC au 1er août 2026. Fonctionnement vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Algorithme | Chaîne | Débit | Consommation | Revenu brut | Électricité | Résultat | Seuil €/kWh |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Cuckoocycle | Aeternity (AE) | 13,57 Gp/s | 221 W | 0,72 € | 1,06 € | − 0,34 € | 0,136 |
pearl-pow | Pearl (PRL) | 87,04 TH/s | 233 W | 0,70 € | 1,12 € | − 0,42 € | 0,124 |
ProgPow | Epic Cash (EPIC) | 49 MH/s | 299 W | 0,76 € | 1,44 € | − 0,68 € | 0,105 |
MeowPoW | Meowcoin (MEWC) | 49,17 MH/s | 278 W | 0,57 € | 1,34 € | − 0,77 € | 0,085 |
FiroPow | Firo (FIRO) | 42,13 MH/s | 249 W | 0,45 € | 1,20 € | − 0,74 € | 0,076 |
EvrProgPow | Evrmore (EVR) | 47,42 MH/s | 302 W | 0,49 € | 1,45 € | − 0,96 € | 0,067 |
Octopus | Conflux (CFX) | 90,73 MH/s | 260 W | 0,40 € | 1,25 € | − 0,85 € | 0,064 |
Autolykos2 | Ergo (ERG) | 191,4 MH/s | 144 W | 0,15 € | 0,69 € | − 0,54 € | 0,043 |
KawPow | Ravencoin (RVN) | 42,17 MH/s | 250 W | 0,22 € | 1,20 € | − 0,98 € | 0,036 |
Etchash | Ethereum Classic (ETC) | 98,92 MH/s | 223 W | 0,03 € | 1,07 € | − 1,04 € | 0,0065 |
Ethash | OctaSpace (OCTA) | 98,92 MH/s | 223 W | 0,03 € | 1,07 € | − 1,04 € | 0,0049 |
La dernière colonne est le prix du kilowattheure au-dessus duquel la ligne coûte plus qu’elle ne rapporte. Elle se lit d’un coup d’œil : la meilleure tient à 0,136 €, la pire à 0,0065 €. Entre le haut et le bas du tableau, sur une seule et même carte, il y a un facteur vingt et un. Le choix de l’algorithme pèse davantage que tout le reste, et c’est le premier enseignement de ce relevé.
Le second est moins agréable. La France ne propose aucun tarif qui atteigne 0,136 €. Le plus bas du parc résidentiel, l’heure creuse en option double, s’établit à 0,1589 € au 1er août 2026 : encore 17 % de trop, et seulement huit heures par nuit. Le tarif bleu professionnel, à 0,1949 €, ne rapproche de rien. La carte perd donc entre 34 centimes et 1,04 € par jour selon la ligne retenue, soit de 124 à 380 € sur une année.
Deux calculateurs ne donnent d’ailleurs pas les mêmes nombres. Le même jour, WhatToMine place Pearl à 0,67 dollar pour 260 W, Epic Cash à 0,63 pour 250 W et Aeternity à 0,42 pour 250 W, ce qui abaisse le meilleur seuil à 0,093 €. L’écart vient des cours retenus et de la difficulté au moment du relevé. Un site qui ne cite qu’une source affiche une précision qu’il n’a pas. La conclusion, elle, ne bouge pas d’un pouce : 0,093 ou 0,136, on reste sous le tarif le moins cher du pays. La méthode complète, poste par poste, se trouve dans notre page sur le calcul de rentabilité au tarif français.
Les deux lignes qui portent encore le nom d’Ethereum
Elles ferment le tableau, et ce n’est pas un hasard. Ethereum Classic fait tourner Etchash, descendant direct de l’algorithme d’Ethereum, sur la même carte et au même débit qu’en 2022 : 98,92 MH/s. Le revenu est passé de 2,76 dollars par jour à 0,04. Le réseau entier distribue 56 508 dollars quotidiens, contre 24,4 millions pour Ethereum quatre ans plus tôt. Un rapport de 1 à 432.
EthereumPoW, la scission née le jour même de la fusion pour recueillir les mineurs orphelins, paie un peu mieux au mégahash, autour de 0,16 dollar par jour pour la même carte. Le détail qui compte est ailleurs : sa puissance est tombée à 1,88 TH/s, contre 79 au sommet de septembre 2022, et Bitfinex l’a retiré de sa cote le 16 juillet 2025. L’émission quotidienne de toute la chaîne pèse 3 060 dollars. Il faut soixante-cinq jours à l’ensemble de ses mineurs pour produire l’équivalent d’un seul bloc de Bitcoin.
Le corollaire est désagréable et se dit rarement : une chaîne qui rétrécit devient bon marché à attaquer, puisque sa sécurité vaut le prix de location de la moitié de sa puissance. Miner sur un réseau de 2 térahash, c’est accepter que les blocs qui vous ont payé puissent être réécrits.
Ce que « maximiser » veut dire quand la première ligne est négative
Les pages qui promettent d’optimiser un rig alignent toujours la même liste : bons pilotes, bon logiciel, bon pool, overclocking, refroidissement. Cette liste n’est pas fausse, elle est classée à l’envers. Voici les mêmes leviers, rangés par l’ampleur mesurée de leur effet sur le tableau ci-dessus.
Le choix de l’algorithme : facteur 21. Entre la ligne Aeternity et la ligne Etchash, tout le reste identique, le seuil de rentabilité passe de 0,136 à 0,0065 €. Aucun autre réglage n’approche cet ordre de grandeur. C’est aussi le seul levier qui ne coûte rien : on change une ligne de commande.
Le prix du kilowattheure : facteur 1,26. De 0,2001 € en base à 0,1589 € en heure creuse, l’économie atteint 21 % sur la facture. Réelle, mais bornée par ce que le marché français propose, et limitée aux heures concernées.
La limite de puissance : facteur 1,3 à 1,5 sur les watts. Sur les algorithmes qui saturent la mémoire, abaisser le plafond de la carte fait chuter la consommation d’un tiers sans presque toucher au débit. C’est ce qui sépare les 144 W de la ligne Ergo des 302 W de la ligne Evrmore.
Les frais de pool : 1 %. Un point de pourcentage sur un revenu de 15 centimes représente un millième d’euro par jour. Le mode de paiement compte davantage que le taux, parce qu’il décide de la régularité des versements et du seuil de retrait, sujet traité dans notre page sur les frais, la taille et les paiements d’un pool.
L’overclocking du cœur graphique : effet négatif. Sur ces algorithmes, le cœur attend la mémoire. Le monter consomme sans rien produire. C’est pourtant le réglage que les modèles vendus « en édition overclockée » appliquent d’usine, et qu’il faut défaire.
Un mineur qui aurait appliqué les cinq conseils habituels sans toucher au premier levier aurait grappillé quelques centimes sur une perte de 1,04 €. Celui qui bascule d’Etchash vers Aeternity la ramène à 34 centimes en une commande. Ni l’un ni l’autre ne gagne d’argent. Les réglages fins d’une installation complète, ventilation et alimentation comprises, sont détaillés dans notre page sur l’optimisation d’une ferme de minage.
Il faut ajouter une réserve sur les lignes de tête. Aeternity et Pearl s’échangent sur des carnets d’ordres minces, où vendre un lot un peu gros fait glisser le cours de plusieurs pourcents. Le revenu affiché suppose qu’on écoule la production au prix du marché, hypothèse confortable tant qu’on produit 72 centimes par jour, moins confortable à l’échelle d’un rig de six cartes.
Le poste que les tableaux de rentabilité oublient
Aucun des calculateurs cités ne compte la carte elle-même. C’est pourtant le plus gros montant du dossier.
Une RTX 3080 d’occasion se négocie entre 380 et 450 € sur le marché français, avec des annonces qui descendent à 300 et d’autres qui montent bien plus haut selon l’état et le modèle. En face, la meilleure ligne du tableau produit une perte de 124 € par an. Autrement dit, la carte branchée détruit chaque année entre un quart et un tiers de sa propre valeur de revente, sans compter ce que le marché de l’occasion lui retire dans le même temps.
Cette arithmétique-là tranche mieux que toutes les autres. Une carte vendue aujourd’hui rapporte plus que tout ce qu’elle produira jamais en minant, et la comparaison ne demande aucune hypothèse sur les cours. Elle explique aussi ce qui est arrivé au parc mondial après septembre 2022 : les fermes n’ont pas cherché un algorithme de remplacement, elles ont vendu.
Reste le cas où la carte ne se vend pas, parce qu’elle sert à jouer ou à travailler le reste du temps. Le minage occupe alors des heures creuses sur un matériel déjà amorti, et la question change : il ne s’agit plus de rembourser un achat, mais de savoir si la ligne couvre son propre courant. Le tableau y répond, ligne par ligne, et la réponse reste non au tarif français.
Louer la carte au calcul plutôt que la faire miner
C’est la vraie destination du parc GPU depuis 2023, et elle mérite d’être chiffrée plutôt que citée. Sur Vast.ai, place de marché où des particuliers louent leur machine à l’heure, une RTX 3080 se propose à partir de 0,03 dollar l’heure. Une journée entièrement réservée rapporte donc 0,72 dollar, soit 0,63 €, avant la commission de la plateforme.
En charge d’inférence, la carte tire sa puissance nominale, 320 W, ce qui fait 7,68 kWh et 1,54 € de courant. Le seuil s’établit à 0,082 € le kilowattheure. On retombe sur le même mur, un peu plus haut.
La demande d’intelligence artificielle est bien réelle, mais elle ne paie pas ce silicium-là. Les tarifs annoncés côté hébergeur tournent autour de 0,30 à 0,60 dollar par heure et par carte sur une RTX 5090, et de 2,15 à 4 dollars sur une H100. Une architecture Ampere de 2020, avec ses 10 Go de mémoire, ne rentre pas dans les charges de travail qui rémunèrent. La bascule des mégawatts vers le calcul d’intelligence artificielle a bien eu lieu ; elle s’est faite avec du matériel neuf, pas avec les cartes rendues libres par la fusion.
Et si l’on descend d’un cran vers la machine dédiée
Le réflexe suivant consiste à quitter la carte graphique pour un ASIC et le SHA-256. L’addition n’est pas plus tendre. Au revenu du réseau Bitcoin, une machine de 200 TH/s consommant 3 500 W produit environ 5,66 € par jour et avale 84 kWh, soit 16,81 € de courant. Son seuil se situe à 0,067 € le kilowattheure, un tiers du tarif français. Le fonctionnement de ces machines et leur consommation réelle sont détaillés dans notre page sur les mineurs ASIC.
L’ether se gagne toujours, mais par le capital
La récompense n’a pas disparu avec la preuve de travail : elle a changé de destinataire. Elle va désormais à ceux qui immobilisent des jetons, pas à ceux qui branchent des machines.
Un validateur autonome demande 32 ether. À 1 900 dollars l’unité en août 2026, cela représente environ 52 900 €. Le rendement combine la récompense de consensus, autour de 2,8 % par an, et les pourboires de transaction, ce qui porte le total près de 3,3 %, soit quelque 1 745 € annuels. Les formules déléguées descendent plus bas : environ 2,9 % chez un émetteur de jeton liquide, autour de 1,8 % sur une plateforme d’échange qui prélève un quart des gains.
Ce n’est pas du minage, et le raccourci mérite d’être coupé net. Il n’y a ni matériel, ni kilowattheure, ni débit de hachage. Le risque change de nature : plus de facture d’électricité, mais une immobilisation de capital, une file d’attente à l’entrée comme à la sortie, et des pénalités en cas de défaillance du validateur. Quelqu’un qui possédait six cartes graphiques et cherchait un revenu de production n’a pas 52 900 € à immobiliser, et l’un ne remplace pas l’autre.
L’impôt tombe sur les recettes, pas sur le résultat
Le point se découvre en général trop tard. En France, le minage relève des bénéfices non commerciaux, article 92 du code général des impôts, et l’imposition intervient à la réception des jetons, à leur valeur du jour, indépendamment de toute revente. Un mineur en perte a donc quand même une base imposable.
Le régime choisi décide de l’ampleur du dégât. Au micro-BNC, dont le seuil est porté à 83 600 € de recettes pour les revenus de 2026 à 2028, l’administration applique un abattement forfaitaire de 34 %. Les charges réelles ne se déduisent pas : la facture d’électricité, même supérieure aux recettes, ne compte pour rien, et l’impôt porte sur 66 % du brut. Une activité qui perd de l’argent paie de l’impôt.
La déclaration contrôlée renverse la logique. Les charges se déduisent, électricité et amortissement du matériel compris, et un exercice déficitaire donne un déficit. Elle impose en contrepartie une comptabilité tenue. Pour une production de quelques dizaines d’euros par an, le calcul est vite fait ; au-delà, il mérite d’être posé. Les formulaires, les cases et les seuils sont repris dans notre page sur la déclaration des gains de minage.
Les offres qui promettent de rétablir le rendement
Elles existent encore, et elles ciblent précisément ceux qui cherchent une rentabilité disparue. Contrats de puissance libellés en ether, tableaux de rendement quotidien, parfois un pourcentage garanti.
Le test tient en une phrase : la chaîne Ethereum ne verse plus rien à personne pour du calcul depuis le 15 septembre 2022. Un contrat qui promet un revenu issu d’ether miné promet donc une part de zéro. L’argent versé aux premiers clients vient forcément d’ailleurs, c’est-à-dire des suivants. Les offres qui affichent des jetons réellement minables ne sont pas mieux placées : le plafond du réseau reste l’émission divisée par la puissance, et aucun exploitant ne le dépasse. Les critères de tri, opérateur par opérateur, sont détaillés dans notre page sur les plateformes de cloud mining.
Questions fréquentes
Peut-on encore miner de l’ether en 2026 ?
Non, et aucun matériel n’y change quoi que ce soit. Le réseau valide ses blocs par la preuve d’enjeu depuis le 15 septembre 2022 : il n’existe plus de récompense de minage à disputer. Les tutoriels qui expliquent la marche à suivre renvoient pour la plupart vers Ethermine, dont les serveurs de minage sont éteints depuis cette date.
Combien rapporte une RTX 3080 aujourd’hui ?
Entre 0,03 et 0,76 € de revenu brut par jour selon l’algorithme, contre 2,76 dollars en août 2022 sur Ethereum. Le courant coûte de 0,69 à 1,45 € sur la même journée. Le résultat est négatif sur toutes les lignes au tarif français, de 34 centimes à 1,04 € de perte quotidienne.
Ethereum Classic remplace-t-il vraiment Ethereum ?
Il fait tourner l’algorithme le plus proche, à débit identique sur la même carte, et c’est là que s’arrête la ressemblance. Le réseau entier distribue 56 508 dollars par jour, soit un quatre-centième de ce que versait Ethereum, et sa puissance est largement occupée par des machines dédiées contre lesquelles une carte graphique ne se défend pas.
À quel prix du kilowattheure le minage GPU redevient-il rentable ?
Autour de 0,136 € sur la meilleure ligne relevée, 0,093 € selon le second calculateur consulté. Le tarif réglementé français en base vaut 0,2001 € et l’heure creuse 0,1589 €. Il manque un tiers, et aucun réglage de carte ne fait baisser le prix du courant.
Vaut-il mieux garder ses cartes ou les revendre ?
Une RTX 3080 se revend entre 380 et 450 € et perd 124 € par an à tourner sur son meilleur algorithme. La revente rapporte davantage que tout ce que la carte produira, sans hypothèse sur les cours. Garder le matériel se défend quand il sert aussi à jouer ou à travailler, pas quand il est acheté ou conservé pour produire.
Les cartes récentes changent-elles la conclusion ?
Elles améliorent le débit par watt sans franchir l’écart. Les relevés d’une génération complète, avec leur seuil au kilowattheure, figurent dans notre page sur le hashrate réel des cartes graphiques et la taille du DAG.