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Mining application : les logiciels qui pilotent une production réelle

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Mining application : les logiciels qui pilotent une production réelle

Le mot « application » recouvre ici quatre métiers sans rapport les uns avec les autres, et c’est ce qui rend les classements du secteur illisibles. Un binaire qui calcule des hachages, un système d’exploitation qui pilote douze cartes graphiques, un tableau de bord qui surveille trois cents ASIC, une application de pool qui affiche des versements : les aligner dans une même liste notée sur cinq revient à comparer un moteur, un compteur électrique et un relevé bancaire.

Cette page les range par ce qu’ils font tourner. Pour chaque famille, quatre informations : ce que le logiciel coûte, ce qu’il prélève sur la production, sur quel matériel il s’installe, et sur quel écran on le consulte. Les tarifs cités sont ceux affichés par les éditeurs en août 2026.

Un préalable, parce qu’il élimine d’emblée la moitié des candidats : une application de minage ne fabrique pas de bitcoin. Elle fait travailler du matériel que vous possédez ou que vous louez, elle le surveille, elle encaisse ce qu’il produit. Sans machine derrière, il ne reste qu’un compteur qui monte à l’écran, et l’argent qui l’alimente sort forcément de la poche de quelqu’un.

  • Quatre familles de logiciels, et ce que chacune fait tourner

  • Le mineur : le seul programme qui calcule quelque chose

  • Les systèmes de gestion de rig et leur prix par machine

  • Les firmwares ASIC : le logiciel est déjà dans la machine

  • Les applications de pool, et la seule mesure qui fasse foi

  • Sur quel écran on regarde quoi

  • Le mot gratuit, et ses trois sens dans ce secteur

  • Ce que les comparatifs recommandent encore et qui ne pilote rien

Quatre familles de logiciels, et ce que chacune fait tourner

Le classement par note et par nombre de téléchargements ne dit rien d’utile, parce que ces produits ne se remplacent pas les uns les autres. Ils s’empilent. Un mineur ou un firmware sur chaque machine, un système de gestion au-dessus quand il y en a plusieurs, une application de pool à côté pour suivre l’argent. Une installation sérieuse en fait tourner trois en même temps, et l’utilisateur qui cherche « la meilleure » cherche en réalité laquelle de ces trois couches lui manque.

Famille

Ce qu’elle fait

Sur quel matériel

Ce qu’elle coûte

Le mineur

Calcule l’algorithme et renvoie les résultats au pool

Processeur, carte graphique

Rien à l’achat, 0,5 à 2 % du hashrate

Le firmware ASIC

Remplace le logiciel d’usine de la machine

ASIC Bitcoin, Litecoin

Rien à l’achat, 2 à 2,8 % du hashrate

Le système de gestion de rig

Démarre, surveille et reconfigure les machines à distance

Rigs GPU, ASIC

0,50 à 3 $ par machine et par mois

L’application de pool

Affiche le hashrate mesuré et déclenche les versements

Tout ce qui est branché sur le pool

0 à 4 % des récompenses

Une cinquième catégorie occupe pourtant l’essentiel des résultats de recherche sur application minage crypto : les vendeurs de contrats. Ceux-là ne pilotent rien. Ils vendent une part de production que vous ne voyez pas, que vous n’administrez pas, et dont vous ne pouvez pas vérifier l’existence. Le tri de ce secteur est fait ailleurs, dans l’examen des vendeurs de contrats, nom par nom.

tableau de bord d’un système de gestion de rig affichant le hashrate et la température de plusieurs machines

Le mineur : le seul programme qui calcule quelque chose

Aucun des mineurs qui comptent n’affiche de prix. Ils se téléchargent, se lancent en ligne de commande ou par un fichier de configuration, et travaillent dès la première minute. Leur auteur se paie ailleurs, sur la puissance de calcul elle-même, et le taux figure noir sur blanc dans la documentation de chacun. Un débutant croit choisir un logiciel gratuit ; il choisit en réalité un pourcentage.

Ce prélèvement porte un nom, les frais de développeur, et il se lit dans la documentation de chaque binaire. XMRig, la référence sur RandomX donc sur Monero, fixe son taux à 1 % et refuse toute valeur inférieure, la borne étant écrite en dur dans le code source publié sous GPLv3. SRBMiner-Multi prend 0,85 % sur le même algorithme et couvre en prime la centaine d’autres qu’il sait calculer, processeur et cartes graphiques dans un seul exécutable.

Côté cartes graphiques, le taux change selon l’algorithme choisi plutôt que selon le logiciel. lolMiner prend 0,7 % sur Etchash, 0,75 % sur Kaspa, 1,5 % sur Autolykos 2 et 2 % sur Nexa. BzMiner descend à 0,5 % sur Etchash et Ergo, monte à 1 % sur KawPow et Kaspa. GMiner reste à 2 % sur presque tout, TeamRedMiner navigue entre 0,75 et 3 %.

Binaire

Matériel

Prélèvement

Dernière version

XMRig

Processeur

1 %, plancher imposé

6.26.0, mars 2026

SRBMiner-Multi

Processeur, AMD, NVIDIA, Intel Arc

0,85 %

3.5.4, août 2026

BzMiner

AMD, NVIDIA, Intel Arc

0,5 à 2 % selon l’algorithme

25.0.1, juillet 2026

lolMiner

AMD, NVIDIA, Intel Arc

0,7 à 2 % selon l’algorithme

1.98a, septembre 2025

GMiner

AMD, NVIDIA

2 % sur la plupart

3.44, mars 2024

Faut-il choisir son mineur sur ce chiffre ? Rarement. Passer de GMiner à lolMiner sur Etchash rend 1,3 % de production, ce qui n’est ni négligeable ni décisif, alors que l’écart de hashrate brut entre deux binaires sur le même algorithme et la même carte dépasse souvent cette valeur. La bonne méthode consiste à mesurer les deux pendant une nuit sur votre matériel, puis à garder celui qui reçoit encore des versions. Le détail des algorithmes couverts par chaque exécutable tient dans le catalogue des logiciels de minage rangé par matériel, et l’installation sous Windows dans le comparatif des mineurs pour Windows.

Deux noms reviennent dans les listes de logiciels de minage et méritent d’être remis à leur place. CGMiner et BFGMiner existent toujours et se compilent toujours, mais le support des cartes graphiques a été retiré de CGMiner en 2013, et celui de BFGMiner n’a plus été touché depuis l’arrêt de son développement fin 2021. On les emploie sur ASIC et sur FPGA, pas sur un rig GPU. Quant à l’idée de miner du Litecoin ou du Dogecoin avec l’un d’eux sur une carte graphique, elle date de la même époque : le Scrypt est passé à l’ASIC il y a plus de dix ans, et une carte graphique n’y produit plus rien de mesurable. La liste des binaires qui ne reçoivent plus de correctifs est tenue à jour dans le recensement des logiciels de minage arrêtés.

Les systèmes de gestion de rig et leur prix par machine

À partir de deux machines, la question n’est plus quel binaire lancer mais comment le lancer partout sans brancher un clavier sur chaque carte mère. C’est le métier des systèmes de gestion de rig. Ils remplacent le système d’exploitation, ou s’installent par-dessus, et exposent tout le parc dans une seule interface web : hashrate par carte, température, vitesse des ventilateurs, changement de configuration à distance, redémarrage d’une machine bloquée, alerte quand un worker décroche.

Trois produits se partagent ce marché, et leurs tarifs se comparent directement parce qu’ils facturent tous à la machine.

Hive OS est gratuit jusqu’à deux machines, quel que soit le nombre de cartes installées dessus. Au-delà, la facturation se fait au nombre de cartes : 0,50 $ par mois pour un rig à une carte, 1 $ pour deux, jusqu’à 3 $ pour six cartes et plus. Un rig sans carte graphique, uniquement processeur, revient à 0,50 $. Un ASIC coûte 2 $ par mois, et rien du tout s’il tourne sous le firmware maison de l’éditeur. Attention au palier : dès la troisième machine, les trois deviennent payantes, la gratuité n’est pas un crédit permanent de deux unités.

minerstat facture 2 $ par machine et par mois, sans machine gratuite sur un compte payant, avec un essai de cinq machines pendant vingt et un jours. L’engagement fait baisser le tarif : 10 % de remise sur trois mois, 15 % sur six, 20 % sur douze.

Awesome Miner reprend le même prix, 2 $ par machine et par mois, avec deux machines utilisables gratuitement en version limitée et 25 % de remise sur l’abonnement annuel. Il tourne sous Windows et Linux, et se consulte depuis son interface web intégrée, donc depuis n’importe quel navigateur, y compris celui d’un téléphone. Les alertes passent par Telegram plutôt que par une application dédiée.

Un rig de six cartes revient donc à 3 $ par mois chez Hive OS, environ 33 € par an. Une ferme de cinquante ASIC facturés 2 $ pièce coûte 100 $ par mois, 1 200 $ par an, soit le prix d’une seule intervention évitée sur site. Reste à savoir à partir de combien de machines la surveillance à la main coûte plus cher que l’abonnement : le basculement se produit vers trois machines, ou dès la première quand elle se trouve ailleurs que chez vous.

Un signal utile pour qui garde de vieux favoris : l’adresse historique de Foreman, longtemps citée dans les comparatifs de tableaux de bord de ferme, redirige désormais vers obm.io. Le service a changé de nom, pas de métier.

Les firmwares ASIC : le logiciel est déjà dans la machine

Sur un ASIC, il n’y a rien à installer. Le logiciel de minage est gravé dans la machine à la sortie d’usine, et le seul choix qui reste consiste à le remplacer par un firmware tiers. Trois existent, et ils se financent exactement comme les mineurs GPU, par un prélèvement sur le hashrate.

Braiins OS prend entre 2 et 2,5 % selon le modèle, sous forme de puissance de calcul dirigée vers le pool de l’éditeur. La combinaison qui rend l’opération intéressante se joue avec Braiins Pool : la commission de 2,5 % du pool y est remboursée chaque jour au prorata du hashrate produit sous ce firmware, ce qui ramène la commission effective à zéro. Sur un Antminer S21 XP au réglage d’usine, l’éditeur mesure 10 % de hashrate et 10 % d’efficacité en plus ; 6 % sur un S21 Pro. Les S19, T19, T21, S17 et S9 sont couverts.

VNish prend 2,8 % sur les S19 et S21, 2 % sur les L7 et L9, sans abonnement ni paiement complémentaire. LuxOS se situe au même niveau, 2,8 %, annulés quand la machine mine sur le pool Luxor.

Le calcul décide seul, et il tient en deux lignes. Un S21 XP produit 270 TH/s. Au plafond du réseau, 50 satoshis par TH/s et par jour, cela donne 13 500 satoshis quotidiens, environ 7,40 € au cours d’août 2026. Un prélèvement de 2,8 % coûte 0,21 € par jour, soit 76 € par an. Un gain de 10 % de hashrate rapporte 0,74 € par jour, soit 271 € par an. L’écart est de trois pour un, et il justifie l’opération à condition que le gain annoncé se retrouve sur votre machine, ce qui dépend de la qualité des puces et du réglage de puissance retenu.

Une précaution avant de télécharger quoi que ce soit : le nom VNish est décliné sur une bonne dizaine de domaines qui proposent tous un fichier à installer sur un matériel à plusieurs milliers d’euros. L’éditeur publie depuis vnish.com. Un firmware ASIC a les clés de la machine, l’adresse de versement comprise, et il ne se prend pas au hasard d’un résultat de recherche. Le choix du matériel lui-même est traité dans le comparatif des mineurs ASIC pour le Bitcoin.

Les applications de pool, et la seule mesure qui fasse foi

L’application de pool n’est ni un mineur ni un outil de gestion : c’est la caisse. Elle affiche trois données que rien d’autre ne connaît, le hashrate mesuré côté serveur, le solde en attente et la date du prochain versement. Ce hashrate-là se déduit des parts de travail reçues, pas de ce que la machine croit produire, et c’est le seul qui se retrouve sur un relevé. Braiins Pool et NiceHash publient une application sur Android et iOS ; chez les autres, l’interface web fait le travail, et l’absence d’application native ne retire rien au service.

Les commissions sont publiques et elles se comparent en quelques minutes. Braiins Pool prend 2 % en FPPS, 0 % en PPLNS, et rend la commission FPPS aux machines sous Braiins OS. F2Pool affiche 4 % en FPPS, 2,5 % en PPS+ et 2 % en PPLNS, avec un retrait à partir de 0,001 BTC. Antpool pratique 2,5 % en FPPS+ et 0 % en PPLNS, mais ne verse qu’à partir de 0,005 BTC. ViaBTC monte à 4 % en PPS+ et redescend à 2 % en PPLNS, avec un seuil de 0,0001 BTC.

Le seuil compte autant que la commission, et il se calcule. Les 0,005 BTC d’Antpool représentent 500 000 satoshis : un S21 XP en produit 13 500 par jour, donc trente-sept jours d’attente avant le premier versement. Sur un pool à 0,0001 BTC, le même mineur touche tous les jours. Pour une seule machine, ce paramètre pèse plus lourd que le demi-point de commission qui sépare deux plateformes. Le détail du choix figure dans la comparaison des pools de minage par frais et par seuil de retrait.

Deux cas particuliers méritent leur ligne. NiceHash n’est pas un pool mais une place de marché : vous vendez de la puissance de calcul à des acheteurs, et vous êtes payé en bitcoin quel que soit l’algorithme réellement calculé. Kryptex fonctionne sur un principe voisin, avec une commission de 1 %, un versement automatique toutes les heures et des seuils bas, 0,001 BTC en bitcoin, 0,015 LTC en litecoin, 1,5 USDC sur Polygon. Les deux s’installent sur un PC Windows ordinaire et conviennent à qui veut voir tourner quelque chose avant d’acheter du matériel.

Sur quel écran on regarde quoi

Chaque couche a son écran, et les confondre coûte du temps.

Le mineur GPU se lance et se règle sur la machine elle-même, en ligne de commande ou par un fichier de configuration. Personne ne pilote sérieusement un mineur depuis un téléphone : il faut voir la console, les messages d’erreur au démarrage, et les compteurs de parts rejetées.

Le système de gestion s’ouvre dans un navigateur, sur un ordinateur portable, parce qu’on y modifie des réglages et qu’on y lit des tableaux à douze colonnes. Le téléphone y accède, mais l’usage réel se limite à un redémarrage ponctuel.

Le téléphone, lui, sert à recevoir les alertes et à consulter les versements. C’est un excellent outil de surveillance et un mauvais outil de configuration. Une recherche sur application minage smartphone renvoie pourtant surtout des produits qui prétendent miner sur l’appareil, ce que le Play Store interdit depuis juillet 2018 et l’App Store depuis juin de la même année. Ce que fait et ne fait pas un téléphone est détaillé dans ce qu’une application de minage sur Android produit réellement, calcul de RandomX à l’appui.

Une règle simple pour finir : ce qui se fait depuis un téléphone doit tenir en un geste. Un redémarrage, un basculement de pool, une modification de seuil de retrait. Tout ce qui demande de comparer deux colonnes attend le retour devant un écran large. Reconfigurer une ferme entière depuis un quai de gare est le meilleur moyen d’envoyer trente machines sur le mauvais algorithme, et personne ne s’en aperçoit avant le relevé du lendemain.

Le mot gratuit, et ses trois sens dans ce secteur

Les magasins d’applications et les comparatifs rangent sous une même étiquette, meilleur application de minage gratuit, des produits qui n’ont rien à voir. Le mot recouvre trois réalités.

D’abord le logiciel libre de droits : XMRig, lolMiner, BzMiner et les autres se téléchargent sans payer, se compilent parfois soi-même, et prélèvent leur pourcentage sur la production. C’est le sens honnête du terme, et c’est celui qui vaut pour toute la première moitié de cette page. La contrepartie n’est pas cachée, elle est chiffrée dans la documentation.

Ensuite l’essai limité : deux machines chez Hive OS, deux chez Awesome Miner, vingt et un jours chez minerstat. Gratuit tant que l’installation reste petite, facturé dès qu’elle grandit. Rien à redire, sinon qu’il faut connaître le palier avant de brancher la troisième machine.

Enfin le troisième sens, celui qui pose problème : le service qui promet une production sans matériel ni facture d’électricité. Une recherche sur application minage bitcoin gratuit en remonte des dizaines. Toutes butent sur la même arithmétique : le réseau Bitcoin distribue 450 BTC par jour, répartis sur environ 900 EH/s, soit 50 satoshis par TH/s et par jour pour tout le monde en même temps. Un service qui promet mieux, sans machine identifiable en face, redistribue le dépôt du voisin. Le passage au crible de ces services, service par service, est fait dans l’examen des applications de minage qui se présentent comme gratuites, et les deux sens du mot côté logiciel dans ce que gratuit veut dire quand on parle de mineur.

Ce que les comparatifs recommandent encore et qui ne pilote rien

Les listes d’applications de minage se recopient depuis des années, et quelques noms y survivent longtemps après avoir cessé de produire le moindre satoshi.

Genesis Mining revient partout comme gage de sérieux, alors que la société a cessé de commercialiser des contrats en février 2021. Un classement daté de 2026 qui la place en tête recopie un texte de 2019, et il y a de bonnes chances que le reste du classement ait le même âge.

MinerGate circule encore dans les tutoriels et sous forme de clones portant son nom. Le service a fermé et clos ses remboursements au 1er février 2024 ; nous racontons ce qu’il est advenu de MinerGate et ce qui le remplace.

Le rendement journalier fixe est le motif le plus reconnaissable de la catégorie. Un contrat annoncé à 2,31 % par jour sur soixante jours pour un dépôt de 6 400 $ suppose une recette de 127 € quotidiens. À 50 satoshis par TH/s, cela réclame 4 600 TH/s de puissance installée, soit dix-sept Antminer S21 XP et 62 kilowatts de raccordement, offerts en échange d’un dépôt de 5 500 €. Personne ne fait ça. Le taux fixe garanti n’est d’ailleurs pas une caractéristique du minage : la production varie chaque jour avec la difficulté, le cours et la chance du pool.

Le cloud mining de Binance existe et fonctionne, mais pas comme les comparatifs le décrivent. Les contrats courent sur 60, 100 ou 360 jours, le prix se décompose en frais de puissance et frais d’électricité, et la production suit ce que le réseau distribue. Aucun taux journalier fixe n’y est promis, aucun « retour estimé » n’y est garanti, et l’électricité y est facturée ligne par ligne.

Ce dernier point vaut d’ailleurs pour tout le secteur. L’idée que le cloud mining supprimerait la facture d’électricité ne tient pas : l’opérateur achète le courant, puis vous le repasse. Chez ECOS, société arménienne en activité depuis 2017, ce poste apparaît sous forme de frais de service ponctionnés chaque jour sur les récompenses en bitcoin, au prorata du térahash souscrit. Le coût n’a pas disparu, il a changé de nom et de ligne.

Logiciel

Ce qu’il pilote

Prix

Prélèvement

Écran

XMRig

Processeur

0 €

1 %

Console de la machine

lolMiner, BzMiner

Cartes graphiques

0 €

0,5 à 2 %

Console de la machine

Braiins OS

ASIC Bitmain

0 €

2 à 2,5 %

Navigateur

VNish, LuxOS

ASIC Bitmain

0 €

2 à 2,8 %

Navigateur

Hive OS

Rigs GPU et ASIC

0 à 3 $ par machine et par mois

Aucun

Navigateur, Android, iOS

minerstat

Rigs GPU et ASIC

2 $ par machine et par mois

Aucun

Navigateur, mobile

Awesome Miner

Rigs GPU et ASIC

2 $ par machine et par mois

Aucun

Windows, Linux, navigateur

Application de pool

Les versements

0 €

0 à 4 % des récompenses

Android, iOS, navigateur

Par où commencer selon ce que vous avez

Trois situations couvrent presque tous les cas, et chacune appelle une pile différente.

  1. Un PC de jeu et rien d’autre. Un binaire GPU, un pool, et une mesure de consommation à la prise avant toute conclusion. Sur une facture française à 0,2001 € le kilowattheure, l’électricité dépasse la production dans la grande majorité des configurations, et ce chiffre se vérifie en une soirée.

  2. Deux à six machines à la maison. Hive OS ou minerstat au-dessus, un pool à seuil de retrait bas, et les trois alertes réglées sur le téléphone. La dépense logicielle reste sous 20 € par mois, l’essentiel du travail porte sur le refroidissement et le bruit.

  3. Des ASIC hébergés ailleurs. Un firmware tiers pour récupérer les points d’efficacité, un tableau de bord de ferme, et un pool dont la commission tombe à zéro sous ce firmware. C’est là que les pourcentages cités plus haut cessent d’être des détails et deviennent la marge.

Questions fréquentes

  • Quelle application de minage choisir quand on possède une seule machine ?
    Le binaire adapté à l’algorithme, l’application du pool pour les versements, et rien d’autre. Un système de gestion de rig ne se justifie pas sous trois machines, sauf si le matériel se trouve ailleurs que chez vous.

  • Un logiciel de minage payant existe-t-il ?
    Les mineurs et les firmwares se prennent sans payer et se rémunèrent au pourcentage. Seuls les systèmes de gestion facturent un abonnement, de 0,50 à 3 $ par machine et par mois.

  • Comment vérifier ce qu’un mineur prélève réellement ?
    En comparant le hashrate affiché par le logiciel avec celui mesuré par le pool sur vingt-quatre heures. Le prélèvement n’apparaît jamais dans la console : il se lit dans l’écart entre les deux.

  • Une application peut-elle miner sur un téléphone ?
    Pas depuis les magasins officiels, qui l’interdisent depuis 2018. Installé à la main, un mineur RandomX tourne bel et bien, pour un résultat inférieur au coût de la batterie qu’il use.

  • Les applications de pool coûtent-elles quelque chose ?
    Elles se téléchargent sans frais. Ce qui coûte, c’est la commission du pool, de 0 à 4 % selon la plateforme et le mode de paiement, plus le seuil de retrait qui immobilise les gains tant qu’il n’est pas atteint.

  • Que vaut un tableau de bord qui affiche des gains sans matériel déclaré ?
    Rien de vérifiable. Un hashrate qui n’est rattaché à aucune machine identifiable ne se retrouve nulle part sur la blockchain, et la production annoncée se compare toujours aux 50 satoshis par TH/s et par jour que distribue le réseau.