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Comment miner une crypto : le guide complet pour débuter en 2026

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Comment miner une crypto : le guide complet pour débuter en 2026

La question comment miner de la crypto se heurte d’abord à un tri que personne ne fait : la moitié des monnaies citées dans les guides pour débutants ne se minent plus, ou ne se sont jamais minées. Ethereum a quitté la preuve de travail le 15 septembre 2022. Cardano et Solana n’y sont jamais entrées. Le bitcoin, lui, se mine toujours, mais sa récompense est passée à 3,125 BTC par bloc en avril 2024, et le SHA-256 appartient aux ASIC depuis 2013. Ce guide commence donc par la carte du terrain réel, puis déroule la première session de minage geste par geste, avec les chiffres qui décident.

  • Ce qui se mine encore en 2026, et avec quoi

  • Le mécanisme : ce que fait vraiment un mineur

  • Quelle monnaie miner avec le matériel que vous avez déjà

  • Miner de la cryptomonnaie : la première session pas à pas

  • La première semaine : ce qui casse, et où regarder

  • Solo ou pool : pourquoi la question est déjà tranchée

  • Combien ça rapporte : le seul calcul qui compte

  • L’électricité du réseau et votre place dans la file

  • Fiscalité et déclaration pour un mineur débutant

  • Se former au minage : par où entrer sans se ruiner

  • Le vocabulaire indispensable, sans jargon inutile

Ce qui se mine encore en 2026, et avec quoi

Une monnaie ne se mine que si son réseau fonctionne en preuve de travail, et le matériel qui lui convient dépend de son algorithme. Voici l’état des lieux, à jour des halvings.

Monnaie

Algorithme

Matériel

Récompense par bloc

Intervalle

Bitcoin (BTC)

SHA-256

ASIC exclusivement

3,125 BTC, prochain halving attendu en 2028

10 minutes

Litecoin (LTC)

Scrypt

ASIC

6,25 LTC depuis août 2023

2,5 minutes

Dogecoin (DOGE)

Scrypt, miné conjointement au Litecoin

ASIC

10 000 DOGE, sans halving

1 minute

Monero (XMR)

RandomX

Processeur

Émission de queue à 0,6 XMR

2 minutes

Ergo (ERG)

Autolykos2

Carte graphique

3 ERG, valeur plancher

2 minutes

Ravencoin (RVN)

KawPow

Carte graphique

1 250 RVN depuis le halving de janvier 2026

1 minute

Ethereum Classic (ETC)

Etchash

Carte graphique

1,6384 ETC depuis juillet 2026

≈ 16 secondes

Kaspa (KAS)

kHeavyHash

ASIC depuis 2023

2,31 KAS, en décroissance mensuelle

0,1 seconde

Kaspa produit dix blocs par seconde depuis le hardfork Crescendo du 5 mai 2025, qui a multiplié la cadence par dix et divisé la récompense d’autant. Dix blocs par seconde, 2,31 KAS dans chacun : la monnaie verse en continu, en très petites coupures. Ergo, à l’opposé, ne décroît plus du tout. Sa récompense est descendue jusqu’à 3 ERG et s’y tient, alimentée par un contrat de ré-émission qui a de quoi payer une quinzaine d’années. C’est la seule monnaie de la liste dont un mineur connaisse à l’avance le revenu par bloc de l’an prochain.

À l’inverse, quatre noms reviennent systématiquement dans les guides et n’ont rien à faire dans cette liste. Ethereum rémunère des validateurs qui immobilisent 32 ETH, pas des mineurs. Cardano et Solana fonctionnent en preuve d’enjeu depuis leur origine. Et les applications de type Pi Network ou Bee Network ne font tourner aucun calcul sur le téléphone : elles distribuent un jeton interne contre une présence quotidienne.

écran de suivi d’un pool de minage affichant le hashrate, les parts acceptées et le solde en attente

Le mécanisme : ce que fait vraiment un mineur

Un mineur ne « résout pas des équations complexes », formule qui ne veut rien dire et qui empêche de comprendre la suite. Il fait quelque chose de beaucoup plus bête et beaucoup plus rapide : il assemble un bloc de transactions, y ajoute un nombre arbitraire appelé nonce, calcule l’empreinte du tout, regarde si cette empreinte commence par assez de zéros, et recommence avec un autre nonce. Des milliards de fois par seconde.

Trois notions découlent directement de là.

Le hashrate est le nombre de ces tentatives par seconde. Il se mesure en H/s pour un processeur, en MH/s pour une carte graphique, en TH/s pour un ASIC. C’est une mesure de vitesse, pas de gain.

La difficulté est le nombre de zéros exigés. Le protocole l’ajuste automatiquement pour que le rythme des blocs reste constant, tous les 2 016 blocs pour Bitcoin, soit environ deux semaines. Quand des machines arrivent sur le réseau, la difficulté monte et la part de chacun baisse mécaniquement : c’est la raison pour laquelle un matériel qui rapportait il y a deux ans rapporte moins aujourd’hui, à cours égal.

La chance gouverne le reste. Chaque tentative a la même probabilité que la précédente, sans mémoire. Un mineur solo peut trouver deux blocs dans la journée ou aucun en dix ans. C’est précisément ce que le pool corrige.

La marche à suivre concrète, du portefeuille au premier paiement, est reprise pas à pas dans la page qui explique comment miner du bitcoin. Le mot preuve de travail décrit exactement ce mécanisme : la dépense d’énergie est la preuve, et elle est coûteuse à produire tout en étant instantanée à vérifier. Un réseau en preuve d’enjeu remplace cette dépense par un capital immobilisé, ce qui change la nature du jeu et supprime le rôle du mineur dans la sécurité du réseau.

Quelle monnaie miner avec le matériel que vous avez déjà

Les guides posent la question à l’envers : ils font choisir une monnaie, puis le matériel qui va avec. Dans la vraie vie, on ouvre le boîtier, on regarde ce qu’il y a dedans, et la monnaie suit de l’algorithme que cette pièce-là sait calculer. Chaque algorithme impose une contrainte matérielle unique, et elle ne se contourne pas.

Ce que vous avez

Ce qui tourne dessus

La contrainte qui décide

Un processeur récent, 16 Go de mémoire vive

Monero, sur RandomX

Le mode rapide réserve 2 080 Mo ; le mode léger se contente de 256 Mo et divise le débit par huit

Une carte graphique de 8 Go ou plus

Ravencoin sur KawPow, Ergo sur Autolykos2

La bande passante mémoire fait le hashrate à elle seule ; le nombre d’unités de calcul ne change presque rien

Une carte graphique de 6 Go

Ravencoin, pour un temps

Le jeu de données occupe déjà 5,7 Go et grossit par paliers : la carte sortira du jeu d’elle-même

Une carte de 4 Go

Ergo, sur Autolykos2

Autolykos2 démarre dès 3 Go de mémoire vidéo, sur une GTX 900 ou une Radeon HD 7950 et au-delà ; KawPow, lui, est déjà hors d’atteinte

Un ASIC SHA-256

Bitcoin, et rien d’autre

La puce ne sait calculer qu’une fonction ; tout le reste se joue sur le prix du kilowattheure

Un ASIC scrypt

Litecoin et Dogecoin dans la même opération

Le Dogecoin tombe en supplément, sans un watt de plus. Le SHA-256 connaît aussi le minage fusionné, depuis Namecoin en 2011, mais aucune des monnaies qu’il traîne ne pèse ce que pèse le Dogecoin

Un téléphone

Rien

Le Play Store interdit le calcul sur l’appareil depuis juillet 2018, et 500 hash par seconde rapportent un centime par jour pour 2,4 centimes de courant

Le processeur d’un ordinateur de bureau permet de commencer ce soir sans rien acheter, et c’est sa seule vertu. Une carte graphique achetée pour jouer mine correctement à condition de la brider : laissée au réglage d’usine, elle consomme deux fois ce qu’elle produit.

Chez soi, en hébergement ou en cloud mining

L’arbitrage entre miner sous son bureau et confier la machine à quelqu’un se ramène à une variable, le prix auquel vous achetez le kilowattheure. Une machine à 15 joules par térahash rentre dans ses frais tant que le courant reste sous 0,076 € ; au tarif réglementé de base, 0,2001 €, chaque kilowattheure consommé produit à peine plus du tiers de ce qu’il coûte. Faire héberger la machine dans une ferme revient à acheter ce kilowattheure ailleurs, avec un loyer et une marge posés dessus : l’opération ne tient que si l’écart de tarif couvre les deux.

Le cloud mining vend une promesse de rendement, sans machine ni kilowattheure en face, et une division suffit à la tester. Le réseau distribue 453,30 bitcoins par jour, frais de transaction compris, pour 899 exahash par seconde de puissance installée le 14 août 2026. Un térahash par seconde rapporte donc 50 satoshis par jour, sur toute la planète et pour tout le monde. Ce chiffre n’est pas gravé : c’est un quotient, il monte quand des machines quittent le réseau et descend quand elles reviennent. Au sommet d’octobre 2025, avec 1 306 exahash branchés, le même térahash ne rendait que 35 satoshis. L’ordre de grandeur, lui, ne bouge pas : une offre qui promet le double, sans rattacher une machine identifiée à votre compte, paie ses clients avec le dépôt des suivants. Les plateformes qui tiennent encore debout sont triées dans la page sur le choix d’une plateforme de cloud mining.

Miner de la cryptomonnaie : la première session pas à pas

Pour miner de la cryptomonnaie le soir même avec le matériel qu’on possède déjà, cinq étapes suffisent. L’exemple porte sur Monero, parce qu’il fonctionne sur n’importe quel processeur récent et ne demande aucun achat.

  1. Créer un portefeuille. Le portefeuille officiel de la monnaie visée, jamais un portefeuille hébergé par le pool. La clé privée reste chez vous ; c’est elle qui donne accès aux gains.

  2. Choisir un pool. Pour Monero, SupportXMR à 0,6 % de frais ou P2Pool sans frais mais avec un nœud complet à faire tourner. Noter l’adresse du serveur et le port.

  3. Télécharger le mineur. XMRig, depuis la page des versions de son dépôt officiel, en vérifiant la somme de contrôle. Aucun autre canal ne présente les mêmes garanties.

  4. Configurer. Quatre champs : l’adresse du pool, le port, votre adresse de portefeuille et un nom de worker. Activer les grandes pages mémoire : elles valent jusqu’à 50 % de débit sur RandomX, là où les autres algorithmes en tirent 20 à 30 %.

  5. Lancer et vérifier. Au bout de quelques minutes, le tableau de bord du pool doit afficher votre worker et un hashrate stable. S’il reste à zéro, la difficulté de part est mal calibrée ou l’adresse comporte une faute.

Le premier paiement arrive quand le solde atteint le seuil du pool, ce qui peut prendre des semaines sur une petite machine. Baisser ce seuil est possible chez la plupart des pools, au prix de frais de transaction proportionnellement plus lourds. La configuration détaillée, fichier JSON compris, figure dans la page sur les logiciels de minage sous Windows.

La première semaine : ce qui casse, et où regarder

Ces cinq situations arrivent à tout le monde entre le premier lancement et le premier paiement. Aucune n’est une panne. Et c’est en les prenant pour des pannes qu’on abandonne au bout de trois jours.

Ce qu’on voit

Ce qui se passe

Le geste

Le worker n’apparaît nulle part sur le pool

Adresse ou port erronés, ou pool qui attend la forme adresse.worker

Recopier l’adresse depuis le portefeuille, jamais à la main

Le pool affiche moins de hashrate que le mineur

Le pool calcule une moyenne sur les parts reçues, le mineur affiche l’instantané

Comparer après deux heures, pas après dix minutes

Plus de 2 % de parts rejetées

Latence : le Wi-Fi, ou un serveur de pool à l’autre bout du monde

Un câble Ethernet, puis le serveur du pool le plus proche

Le hashrate chute d’un tiers au bout d’une heure

Bridage thermique : la machine se protège toute seule

Dépoussiérer, aérer, baisser la fréquence de quelques pour cent

Le mineur tourne mais le pool ne compte plus rien

La connexion a sauté et le mineur ne s’est pas reconnecté

Renseigner un second serveur de secours dans la configuration

Un calcul se refait chez soi, et il vaut tous les tableaux : watts × 24 ÷ 1 000 × prix du kilowattheure. Une machine de 140 W consomme donc 3,36 kWh par jour, soit 0,67 € au tarif base du 1er août 2026. Comparez ce chiffre à ce que le pool a crédité sur la même journée, et la question de la rentabilité est réglée pour votre matériel plutôt que pour celui d’un autre.

Dernier geste avant que l’argent arrive : la phrase de récupération du portefeuille, notée sur papier et rangée ailleurs que dans l’ordinateur qui mine. Un mineur qui tourne trois semaines pour un portefeuille dont la clé est perdue a chauffé une pièce, rien de plus.

Solo ou pool : pourquoi la question est déjà tranchée

Miner seul signifie garder la totalité d’une récompense de bloc, à condition d’en trouver un. Le calcul se fait en divisant votre hashrate par celui du réseau, puis en rapportant au rythme des blocs.

Un ordre de grandeur suffit à clore le débat : avec 300 GH/s face aux 899 EH/s du réseau Bitcoin, l’espérance de trouver un bloc se situe autour de cinquante-sept mille ans. Sur des réseaux plus petits, l’attente se compte en années plutôt qu’en millénaires, ce qui ne change pas la nature du problème.

Le pool mutualise, et le principe n’a pas changé depuis quinze ans. Chaque participant remonte des solutions partielles, appelées parts, qui prouvent son travail sans valider de bloc. Quand le pool en trouve un, il répartit. Deux modes de répartition dominent :

  • PPS paie chaque part à valeur fixe : le pool absorbe la variance et facture ce service par des frais plus élevés ;

  • PPLNS paie sur les blocs réellement trouvés, en tenant compte des parts des derniers tours : plus rentable sur la durée, à condition de miner en continu.

Les frais s’étagent de 0 à 3 %, et un troisième facteur pèse davantage qu’eux : le seuil de retrait. Le comparatif complet, avec le mécanisme du vardiff, se trouve dans la page sur le choix d’un pool de minage.

Combien ça rapporte : le seul calcul qui compte

Toute décision de minage crypto monnaie se ramène à une soustraction : production brute moins électricité. Au tarif réglementé du 1er août 2026, le kilowattheure vaut 0,2001 € en option base et 0,1589 € en heures creuses.

Machine

Consommation

Électricité par jour

Production brute

Bilan

Processeur 8 cœurs sur Monero

90 W

0,43 €

≈ 0,10 €

− 0,33 €

Carte graphique récente bridée

140 W

0,67 €

≈ 0,85 €

+ 0,18 €

Même carte au réglage d’usine

360 W

1,73 €

≈ 0,85 €

− 0,88 €

ASIC SHA-256 de série actuelle

3 500 W

16,81 €

Variable avec le cours

Négatif au tarif domestique

Trois enseignements en sortent, et ils tiennent quel que soit le cours. Le minage au processeur perd de l’argent partout en France. Le minage au GPU ne devient positif qu’en bridant sévèrement la carte. Et l’ASIC, qui domine techniquement, demande un prix du courant autour de 0,08 € le kilowattheure, hors de portée d’un abonnement domestique.

Reste un usage qui tient debout : une machine qui tourne l’hiver dans une pièce chauffée transforme intégralement son électricité en chaleur, comme un radiateur, et rend en prime quelques euros. Le budget d’entrée, le matériel à acheter et le délai avant de rentrer dans ses frais sont chiffrés dans la page dédiée au minage débutant et à son budget réel.

L’électricité du réseau et votre place dans la file

Deux compteurs mesurent l’électricité du réseau Bitcoin et ne tombent jamais d’accord : l’indice de l’université de Cambridge donne 141 TWh par an au 1er août 2026, celui de Digiconomist 204. L’écart tient aux deux méthodes. Cambridge part du parc de machines en service et de leur efficacité publiée, puis remonte à la puissance appelée. Digiconomist part du revenu des mineurs et suppose que la quasi-totalité de ce revenu file en électricité, à 5 cents le kilowattheure. Dès que les machines réellement branchées sont plus efficaces que cette hypothèse économique, le second modèle lit plus haut que le premier.

Le mégawatt est devenu la matière première du secteur, et il se vend mieux ailleurs. La puissance de calcul du réseau valait 1 046 exahash par seconde le 15 août 2025 ; elle est montée à 1 306 le 25 octobre suivant, son sommet, et tourne autour de 899 aujourd’hui. Onze pour cent de moins en douze mois, vingt-neuf depuis le pic d’octobre : des fermes revendent leur raccordement à des centres de données d’intelligence artificielle, qui paient le kilowattheure plus cher que le bitcoin ne le rembourse. Brancher un ASIC sur un abonnement domestique, c’est se placer au bout de cette file avec le courant le plus cher de la chaîne. Les chiffres du réseau, la récupération de chaleur et l’encadrement français sont détaillés dans la page sur la consommation électrique du minage Bitcoin.

Fiscalité et déclaration pour un mineur débutant

En France, les produits du minage relèvent des bénéfices non commerciaux, au titre de l’article 92 du Code général des impôts. Deux conséquences pratiques pour qui commence.

Le revenu naît à la réception du jeton, valorisé en euros au cours du jour, et non à sa revente. Un mineur qui n’a jamais vendu a quand même quelque chose à déclarer. Le régime micro-BNC s’applique sous 83 600 € de recettes pour les revenus de 2026 à 2028, avec un abattement forfaitaire de 34 %, et la déclaration passe par la case 5KU du formulaire 2042-C-PRO.

La revente ouvre un second étage, imposé au prélèvement forfaitaire unique porté à 31,4 % depuis janvier 2026, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. La valeur déjà taxée à la réception sert de prix d’acquisition, ce qui évite la double imposition à condition de l’avoir documentée. Le détail des formulaires et des sanctions figure dans la page sur la déclaration des gains de minage.

Se former au minage : par où entrer sans se ruiner

Aucune formation payante n’est nécessaire, et la plupart de celles qui se vendent recyclent des documents publics en y ajoutant un lien de parrainage. Le parcours qui apprend vraiment quelque chose coûte moins de cent euros et se fait dans cet ordre.

  1. Miner sur le matériel qu’on a déjà, une semaine, en surveillant le tableau de bord du pool. On y apprend le vardiff, les parts rejetées et la variance mieux que dans n’importe quel cours.

  2. Mesurer au wattmètre plutôt que de croire les TDP annoncés. L’écart entre les deux est la première leçon d’économie du minage.

  3. Monter un Raspberry Pi à quatre-vingts euros pour comprendre le rôle de la mémoire dans un algorithme, le bridage thermique et la compilation d’un mineur. Le montage complet est décrit dans la page sur la machine de minage Raspberry Pi.

  4. Faire tourner un nœud complet de la monnaie qu’on mine. C’est ce qui fait passer de l’utilisateur au participant, et ça ne coûte qu’un disque.

Ce que ce parcours n’apprend pas, et qu’aucune formation n’apprend non plus : anticiper le cours. Le minage transforme de l’électricité en actif à un prix de revient connu. Ce que cet actif vaudra ensuite ne relève pas de la technique.

Le vocabulaire indispensable, sans jargon inutile

Une douzaine de mots reviennent partout et bloquent la lecture des tutoriels quand on ne les tient pas. Les voici, dans l’ordre où on les rencontre.

Terme

Ce que c’est

Pourquoi ça compte

Hashrate

Le nombre de tentatives de calcul par seconde

Mesure de vitesse, jamais de gain : il faut le rapporter à la consommation

Difficulté

Le seuil qu’une empreinte doit franchir pour valider un bloc

Elle monte quand des machines arrivent, et votre part baisse d’autant

Part, ou share

Une solution partielle remontée au pool

C’est elle qui prouve votre travail et déclenche le paiement

Vardiff

L’ajustement automatique de la difficulté de part à votre machine

Mal réglé, il fait disparaître les petites machines du tableau de bord

PPS et PPLNS

Les deux modes de répartition des gains d’un pool

Le premier lisse le revenu, le second rend plus sur la durée

Stale share

Une part arrivée après la découverte du bloc

Au-delà de 2 %, la latence réseau ou l’overclocking coûtent de l’argent

DAG

Un jeu de données que l’algorithme garde en mémoire

Il grossit avec le temps et finit par exclure les cartes à faible mémoire

Halving

La division par deux de la récompense de bloc

Programmé à l’avance, il divise le revenu du jour au lendemain

J/TH

Les joules dépensés pour un térahash de calcul

Le seul chiffre qui classe deux ASIC entre eux

Worker

Le nom donné à une machine sur le pool

Il permet de repérer celle qui s’est arrêtée

Deux mots méritent une mise au point supplémentaire parce qu’ils sont employés à contresens. Minage ne désigne que la preuve de travail : ce que font les détenteurs de jetons sur un réseau en preuve d’enjeu s’appelle du staking, et n’a ni matériel ni consommation. Et rig désigne une machine à plusieurs cartes graphiques, pas un ASIC : les deux ne minent pas les mêmes algorithmes et ne se comparent pas.

Deux unités posent aussi problème parce qu’elles se ressemblent à l’écrit. Le hash par seconde se décline en kilo, méga, giga, téra, péta et exa, chaque palier valant mille fois le précédent : entre les 200 H/s d’un petit processeur et les 899 EH/s du réseau Bitcoin, l’écart compte dix-huit zéros. Et le satoshi, cent-millionième de bitcoin, sert d’unité de compte dès qu’on parle de production domestique, parce que les montants en jeu ne s’écrivent pas confortablement en bitcoins. Confondre les deux échelles explique la plupart des estimations de rendement fantaisistes qu’on lit sur les forums.

Questions fréquentes sur le minage pour débutants

Question

Réponse

Peut-on encore miner de l’Ethereum ?

Non. Le réseau est passé en preuve d’enjeu le 15 septembre 2022 et rémunère des validateurs. Ethereum Classic conserve la preuve de travail avec l’algorithme Etchash.

Quelle crypto miner quand on débute ?

Monero au processeur pour apprendre sans rien acheter, Ergo ou Ravencoin si une carte graphique récente est déjà disponible, comme l’explique la page sur le minage de crypto-monnaies avec une carte graphique.

Combien rapporte le minage crypto par jour ?

Entre 0,10 et 0,85 € brut par machine domestique, avant une électricité qui coûte de 0,43 à 1,73 € selon le matériel. La marge n’est positive que sur une carte récente bridée.

Combien de temps faut-il pour miner un bitcoin ?

Au rythme du réseau à la mi-août 2026, un térahash par seconde rapporte 50 satoshis par jour : réunir un bitcoin entier demande donc deux millions de térahash-jours. Un Antminer S21 Pro, à 234 TH/s, y met vingt-trois ans et brûle 720 000 kWh au passage, soit 144 000 € de courant au tarif domestique. Le halving de 2028 doublera cette durée.

Comment gagner 100 € par jour avec le minage ?

La question se retourne. À 15 joules par térahash, un ASIC de série courante produit 0,076 € de bitcoin par kilowattheure consommé : franchir 100 € bruts par jour réclame 1 310 kWh quotidiens, soit une quinzaine d’ASIC et 55 kW en continu, quand un abonnement résidentiel plafonne à 36 kVA. Ces 1 310 kWh coûtent 260 € au tarif réglementé. Le brut de 100 € existe, la marge non.

Faut-il miner seul ou en pool ?

En pool. En solo, l’espérance de trouver un bloc sur Bitcoin avec du matériel domestique se compte en dizaines de milliers d’années.

Le minage sur téléphone existe-t-il ?

Pas au sens technique. Les applications distribuent un jeton maison contre une présence quotidienne, sans calculer le moindre hash.

Faut-il déclarer ses gains dès le premier euro ?

Oui, en BNC, à leur valeur en euros au jour de la réception. Le régime micro s’applique automatiquement sous le seuil, avec un abattement de 34 %.

Peut-on miner sans acheter de matériel ?

On loue de la puissance sur une place de marché, pour quelques heures et à prix connu. Les « contrats » à dépôt qui promettent un rendement quotidien relèvent d’autre chose. Le tri est fait dans la page qui compare les six façons de miner des crypto-monnaies.

Qu’est-ce qui fait perdre de l’argent le plus vite quand on débute ?

Une carte laissée au réglage d’usine, un pool dont le seuil de retrait dépasse la production d’une année, et un mineur téléchargé ailleurs que sur son dépôt. Le chiffrage de chacune figure dans la page sur les erreurs qui coûtent le plus cher aux débutants.