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Miner sur Raspberry Pi : hashrate réel, ROI et vrais usages

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Miner sur Raspberry Pi : hashrate réel, ROI et vrais usages

Un Raspberry Pi ne rembourse pas son alimentation en minant. Autant le poser tout de suite : la carte tient environ 200 hashes par seconde sur Monero, elle tire une dizaine de watts en continu, et le compte est plié avant d’avoir commencé. La question miner raspberry pi revient pourtant sans arrêt, et elle se comprend. 60 à 120 € la carte, la taille d’un paquet de cartes à jouer, moins de consommation qu’une ampoule LED de salon. Cette page donne les chiffres du minage de cryptomonnaie sur Raspberry Pi en 2026 : le hashrate mesuré modèle par modèle, le rendement annuel converti en euros, ce qui se mine encore au processeur et les trois usages où un Pi sert vraiment dans une installation de minage.

  • Le hashrate réel d’un Raspberry Pi, modèle par modèle

  • Miner de l’ethereum sur Raspberry Pi : pourquoi c’est terminé depuis 2022

  • Le minage de bitcoin sur Raspberry Pi 3 : du CPU au stick USB

  • Monero sur Raspberry Pi : la seule piste qui tient debout

  • Le ROI du minage sur Raspberry Pi : le calcul ligne par ligne

  • Monter un minage sur Raspberry Pi : matériel, système et commandes

  • Ce qu’un Pi fait mieux que du minage

Le hashrate réel d’un Raspberry Pi, modèle par modèle

Le seul algorithme sur lequel un Raspberry Pi marque encore des points s’appelle RandomX, celui de Monero. Il est conçu pour tourner sur processeur généraliste et pour résister aux ASIC. Un Pi coche la première case et se fait laminer sur la seconde, mais au moins il joue dans la même catégorie que les autres CPU.

Là où beaucoup de guides se trompent, c’est sur l’ordre de grandeur. On lit régulièrement des « centaines de MH/s » pour une carte à 80 €. La réalité se compte en hashes, pas en mégahashes : un facteur un million d’écart.

Modèle

Processeur

Mémoire

Hashrate RandomX

Consommation en charge

Raspberry Pi 5 (8 ou 16 Go)

4 × Cortex-A76 à 2,4 GHz

8 à 16 Go LPDDR4X

180 à 220 H/s

≈ 10 W

Raspberry Pi 4 (4 ou 8 Go)

4 × Cortex-A72 à 1,5 GHz

4 à 8 Go LPDDR4

100 à 120 H/s

≈ 6,5 W

Raspberry Pi 3B+

4 × Cortex-A53 à 1,4 GHz

1 Go LPDDR2

20 à 30 H/s (mode léger forcé)

≈ 4 W

Raspberry Pi Zero 2 W

4 × Cortex-A53 à 1 GHz

512 Mo

une dizaine de H/s

≈ 2 W

La colonne mémoire explique l’essentiel de l’écart. RandomX construit un jeu de données de 2 080 Mio qu’il garde en RAM : c’est son mode rapide. En dessous de 4 Go de mémoire libre, le mineur bascule sur un cache de 256 Mio et recalcule à la volée, ce qu’on appelle le mode léger. Le mode léger divise le débit par cinq. Voilà pourquoi le 3B+ et son gigaoctet unique s’effondrent, et pourquoi acheter un Pi 5 en version 4 Go pour miner serait une fausse économie.

Deuxième piège, moins connu : le système. Raspberry Pi OS existe en 32 et en 64 bits, et RandomX perd la moitié de son débit sur la version 32 bits. L’image 64 bits est le minimum. Un dissipateur passif ne suffit pas non plus : à 100 % de charge processeur vingt-quatre heures sur vingt-quatre, un Pi 5 atteint son seuil de bridage thermique en quelques minutes et redescend de 15 à 20 % de hashrate. Ventilateur actif ou boîtier ventilé, sinon les chiffres du tableau restent théoriques.

carte Raspberry Pi équipée d’un dissipateur ventilé, utilisée pour du minage de cryptomonnaies au processeur

Les logiciels qui tournent réellement dessus

XMRig compile sans difficulté sur ARM 64 bits et reste la référence pour RandomX. SRBMiner-Multi existe aussi en version ARM et gère d’autres algorithmes processeur, avec un débit un peu inférieur sur Monero. Les vieux tutoriels renvoient vers cpuminer-multi et l’algorithme cryptonight : Monero a quitté cryptonight fin novembre 2019, ces commandes ne se connectent plus à rien.

  • Raspberry Pi OS Lite 64 bits, sans bureau graphique

  • XMRig compilé depuis les sources, avec les pages mémoire larges activées

  • Un pool à seuil de paiement bas, sans quoi le solde reste bloqué des mois

  • htop pour la charge, vcgencmd measure_temp pour la température du SoC

Miner de l’ethereum sur Raspberry Pi : pourquoi c’est terminé depuis 2022

La réponse à cette question tient en une date. Le 15 septembre 2022, Ethereum a basculé en preuve d’enjeu. L’algorithme Ethash a été débranché ce jour-là, définitivement. Il n’y a plus de blocs à miner sur Ethereum, ni avec un Raspberry Pi, ni avec une ferme de 500 cartes graphiques. Les mineurs qui pointaient dessus sont partis vers Ethereum Classic, Ergo, Ravencoin ou Kaspa, tous hors de portée d’un processeur ARM.

Ce que la carte sait faire avec Ethereum, en revanche, c’est tenir un nœud. Avec 8 Go de mémoire et un SSD NVMe de 2 To, elle fait tourner un client d’exécution et un client de consensus en parallèle, pour une trentaine de watts au mur. Le projet Ethereum on ARM publie des images prêtes à graver, et des distributions comme DappNode automatisent l’installation. Le nœud ne rapporte rien en soi, mais il valide vos propres transactions sans passer par un service tiers, et c’est la brique de base si vous mettez un jour 32 ETH en jeu.

Même logique pour Cardano ou Algorand, qu’on croise souvent dans les listes de « cryptos minables sur Raspberry Pi » : ces réseaux fonctionnent en preuve d’enjeu, il n’y a rien à y miner. On y délègue ou on y valide, ce qui n’a aucun rapport avec du calcul de hachage.

Le minage de bitcoin sur Raspberry Pi 3 : du CPU au stick USB

Le SHA-256 de Bitcoin sur un cœur ARM, ça marche, techniquement. Comptez quelques mégahashes par seconde sur un Pi 5, grâce aux instructions cryptographiques de l’ARMv8. Rapporté aux 900 exahashes par seconde du réseau en août 2026, sa part revient à quelques millièmes de milliardième de milliardième. À ce rythme, il faut plusieurs années de calcul continu pour accumuler un satoshi. La carte SD aura rendu l’âme avant.

Le montage avec un mineur USB

La voie sérieuse, si l’on tient à miner du bitcoin sur un Raspberry Pi 3 ou 5, passe par un mineur USB. Un GekkoScience Compac F tient 250 à 400 GH/s selon la fréquence, pour 15 à 25 W, branché sur un hub USB alimenté capable de fournir 2 A par port. Le Pi ne calcule alors plus rien : il sert de contrôleur, fait tourner cgminer ou bfgminer et remonte les statistiques.

Configuration

Puissance de calcul

Consommation

Production quotidienne

Pi 5 en SHA-256 logiciel

quelques MH/s

10 W

indétectable

Pi + 1 stick USB Compac F

≈ 300 GH/s

≈ 25 W au total

≈ 15 satoshis

Pi + 6 sticks sur hub alimenté

≈ 1,8 TH/s

≈ 130 W

≈ 90 satoshis

ASIC domestique type S21

≈ 200 TH/s

≈ 3 500 W

≈ 10 000 satoshis

Quinze satoshis par jour, pour 25 W tirés en permanence. L’électricité coûte quarante fois ce que le stick produit. Les gens qui montent quand même ce genre de rig autour d’un Raspberry Pi le font pour deux raisons assumées : apprendre le protocole avec du vrai matériel, ou jouer à la loterie en solo sur un pool comme solo.ckpool.org. Sur ce second point, autant connaître l’ordre de grandeur : avec 300 GH/s face au réseau actuel, l’espérance de trouver un bloc se situe autour de cinquante mille ans. Ce n’est pas un plan d’investissement, c’est un billet de tombola très bon marché. Pour comparaison, le coût de production d’un bitcoin en ferme industrielle donne une idée de l’échelle à laquelle ce marché se joue vraiment.

Monero sur Raspberry Pi : la seule piste qui tient debout

Monero reste la seule cryptomonnaie de premier plan qu’un processeur peut miner sans se ridiculiser complètement. RandomX pénalise volontairement le matériel spécialisé, et le réseau plafonne autour de 5,7 GH/s : deux ordres de grandeur en dessous du seul Bitcoin, ce qui laisse une place, minuscule, aux petites machines.

Avec 200 H/s, un Pi 5 représente 3,5 cent-milliardièmes du réseau. L’émission de queue de Monero est fixée à 0,6 XMR par bloc toutes les deux minutes, soit 432 XMR distribués chaque jour. La part du Pi ressort à 0,000015 XMR par jour. Autour de 320 € le XMR, cela fait un demi-centime. Un Raspberry Pi branché en permanence produit donc moins qu’une pièce de un centime par jour.

Ce chiffre a une conséquence pratique qu’on oublie souvent : le seuil de paiement. Un pool qui verse à partir de 0,003 XMR demande sept mois de calcul continu avant le premier virement. SupportXMR et MoneroOcean pratiquent des seuils bas et conviennent pour ça. MoneroOcean bascule en plus automatiquement vers l’algorithme le plus rentable du moment et paie en XMR, ce qui grappille un peu.

Autre réglage qui compte, et que les tutoriels passent sous silence : la difficulté de part demandée par le pool. Réglée trop haut, une machine à 200 H/s ne remonte presque aucune part valide et son hashrate affiché part en dents de scie sur des heures. La plupart des pools acceptent un suffixe de mot de passe du type diff=5000 pour la fixer à la main. Descendez-la. Les statistiques deviennent lisibles en une demi-heure au lieu d’une journée.

Une alternative existe pour qui accepte de faire tourner le nœud complet : P2Pool. Le Pi héberge monerod avec la blockchain sur SSD, se raccorde au réseau P2Pool, et mine sans opérateur, sans frais de pool, sans seuil minimum. C’est plus long à mettre en place et il faut un SSD, mais les paiements arrivent directement dans le portefeuille à chaque bloc trouvé par le sidechain.

  • Monero (XMR), RandomX : la référence du minage processeur, réseau à 5,7 GH/s.

  • Zephyr et Salvium, RandomX également : réseaux beaucoup plus petits, donc part relative plus grande, mais liquidité et volatilité à l’avenant.

  • Litecoin, Zcash, Dogecoin : oubliez, leurs algorithmes sont tenus par des ASIC depuis des années et un CPU n’y récupère rien.

Le ROI du minage sur Raspberry Pi : le calcul ligne par ligne

Le calcul tient en quatre lignes, avec une carte neuve achetée en 2026 et un tarif électrique domestique autour de 0,20 € le kilowattheure. Il vaut mieux le faire avant l’achat qu’après.

Poste

Montant

Détail

Raspberry Pi 5, 8 Go

85 €

prix public constaté

Alimentation officielle 27 W

14 €

indispensable en charge continue

Carte micro SD 32 Go classe 10

10 €

système et journaux

Boîtier ventilé

15 €

sans quoi le bridage thermique s’installe

Investissement de départ

124 €

hors SSD

Production annuelle

≈ 1,80 €

0,0055 XMR sur douze mois

Électricité annuelle

≈ 17,50 €

10 W × 8 760 h × 0,20 €

Solde annuel

− 15,70 €

avant amortissement du matériel

Le résultat est négatif avant même qu’on parle d’amortir les 124 € de départ. Autrement dit, le retour sur investissement n’existe pas : la machine perd de l’argent chaque jour où elle tourne, et plus elle tourne longtemps, plus elle en perd.

Un seul cas de figure change l’équation : une électricité déjà payée, ou gratuite. Surplus photovoltaïque en journée, abonnement inclus dans un loyer, cave d’immeuble. Le solde repasse alors à +1,80 € par an, et l’amortissement des 124 € demande soixante-dix ans. La carte aura été remplacée trois fois entre-temps.

Une dernière ligne manque à ce tableau, celle que personne ne compte : le temps. Compiler XMRig, régler les pages mémoire larges, écrire le service systemd, surveiller la température, refaire la carte SD quand elle lâche. Deux ou trois soirées au bas mot. À 1,80 € de production annuelle, ces soirées se paient en quarante ans. Le minage sur Raspberry Pi tient dans une phrase : la carte calcule, elle ne gagne pas. C’est pour cette raison qu’un Pi mérite mieux qu’un rôle de mineur, et la suite le montre.

Ce calcul, appliqué à d’autres matériels, donne des résultats très différents. Une carte graphique récente sur les mêmes algorithmes produit quatre à cinq ordres de grandeur au-dessus, pour une consommation dix à vingt fois supérieure seulement. Le rapport hash par watt d’un Pi n’a rien d’exceptionnel, contrairement à ce qu’on lit : sa faible consommation absolue masque un rendement médiocre. Avec le même budget, un ordinateur d’occasion monté pour le minage change complètement l’ordre de grandeur. Et si l’idée était de faire produire quelque chose à un petit budget, les plateformes qui acceptent les toutes petites puissances méritent au moins d’être comparées avant d’acheter du matériel.

Monter un minage sur Raspberry Pi : matériel, système et commandes

Reste à monter l’ensemble proprement, pour qui tente l’expérience en connaissance de cause. Les tutoriels de 2018 traînent encore partout et font perdre une soirée à chaque fois.

Le matériel

La liste ci-dessous suffit pour assembler une machine de minage autour d’un Raspberry Pi qui tienne des mois sans intervention.

  • Un Pi 5 en 8 Go minimum, pour tenir le mode rapide de RandomX

  • L’alimentation officielle 5 V / 5 A, les blocs de téléphone provoquent des redémarrages sous charge

  • Un boîtier avec ventilateur, ou le ventilateur actif officiel

  • Une micro SD classe 10, ou mieux un SSD USB si vous visez P2Pool

  • Ethernet plutôt que Wi-Fi, les parts rejetées grimpent vite sur une liaison instable

Le système

Raspberry Pi Imager grave l’image en quelques clics et permet de préconfigurer le SSH, le réseau et l’utilisateur avant le premier démarrage. NOOBS, encore recommandé par beaucoup de pages, n’est plus maintenu depuis longtemps. Choisissez Raspberry Pi OS Lite 64 bits.

sudo apt update && sudo apt full-upgrade -y

sudo apt install -y git build-essential cmake automake libtool autoconf libuv1-dev libssl-dev libhwloc-dev

Le mineur

XMRig se compile en cinq minutes sur un Pi 5 :

git clone https://github.com/xmrig/xmrig.git

mkdir xmrig/build && cd xmrig/build

cmake .. -DWITH_HWLOC=ON && make -j4

Avant de lancer, activez les pages mémoire larges, sans quoi vous perdez un tiers du débit :

sudo sysctl -w vm.nr_hugepages=1280

Puis pointez sur un pool avec votre adresse Monero :

./xmrig -o pool.supportxmr.com:3333 -u VOTRE_ADRESSE_XMR -p rpi5 -a rx/0

Dernier détail qui évite bien des ennuis : déclarez XMRig comme service systemd plutôt que de bricoler un script de relance en boucle. Le service redémarre après coupure de courant, journalise proprement et se coupe sur une commande. Pensez aussi à limiter la rotation des journaux : une carte SD encaisse mal des écritures permanentes pendant des mois.

Ce qu’un Pi fait mieux que du minage

Le meilleur usage d’un Raspberry Pi dans une installation de minage, c’est de ne pas miner. Trois rôles où la carte est réellement à sa place, et où elle remplace un PC entier à 10 W près.

Piloter un rig. En bout de rack, la carte surveille les températures, coupe et rallume les alimentations par relais, relance un rig figé via un watchdog USB et expose un tableau Grafana consultable depuis un téléphone. Sur une ferme de plusieurs machines, elle évite le déplacement à chaque plantage. C’est le seul cas où l’expression raspberry pi mining rig a un sens économique.

Tenir un nœud complet. monerod ou bitcoind tournent sans problème sur un Pi 5 équipé d’un SSD de 2 To. Des distributions comme Umbrel, RaspiBlitz ou MyNode empaquettent le nœud, un portefeuille et un canal Lightning dans une image prête à graver. Le nœud ne rapporte pas de coins, il rend l’indépendance vis-à-vis des serveurs d’un tiers, ce qui est exactement l’argument d’origine de ces réseaux.

Servir de sonde. Capteurs de température ambiante, mesure de consommation par pince ampèremétrique, détection de coupure réseau, alerte sur un ventilateur arrêté. Une carte à 60 € qui prévient avant qu’une machine à 3 000 € ne cuise, l’arbitrage est vite fait. C’est aussi la brique qui manque à la plupart des installations de minage montées à domicile.

Un mot sur la sécurité, tant qu’on parle de petites machines Linux exposées : un Pi laissé avec son mot de passe par défaut et le port 22 ouvert sur Internet finit par miner, mais pas pour vous. Le phénomène touche massivement les conteneurs et les serveurs mal fermés, comme un logiciel malveillant qui détourne des instances Docker pour miner du Dero. Clé SSH, mot de passe changé, pas d’exposition directe : trois minutes de configuration.

Reste enfin la question de fond, celle du rapport entre l’énergie dépensée et le résultat obtenu. À l’échelle d’une carte à 10 W, elle paraît anecdotique. À l’échelle du réseau, ce que le minage pèse sur la production électrique se chiffre en térawattheures, et c’est ce qui rend les 900 EH/s de Bitcoin inatteignables pour du matériel domestique.

FAQ sur le minage sur Raspberry Pi

  • Peut-on miner du Bitcoin avec un Raspberry Pi ?
    Au processeur, non : il faudrait plusieurs années pour un satoshi. Avec un stick USB SHA-256 branché dessus, la carte contrôle un vrai mineur de 300 GH/s, qui produit une quinzaine de satoshis par jour pour 25 W.

  • Combien rapporte un Raspberry Pi qui mine, par mois ?
    Environ 15 centimes sur Monero, contre 1,45 € d’électricité. Le solde mensuel tourne à −1,30 €.

  • Le minage d’Ethereum sur Raspberry Pi fonctionne-t-il encore ?
    Non. Ethereum a abandonné la preuve de travail le 15 septembre 2022 et il n’y a plus rien à y miner, quel que soit le matériel.

  • Un cluster de plusieurs Pi améliore-t-il les choses ?
    Le hashrate s’additionne, les coûts aussi, et le rapport reste identique. Dix Pi 5 produisent 2 000 H/s pour 175 € d’électricité annuelle et 18 € de Monero.

  • Quelle version du système choisir ?
    Raspberry Pi OS Lite en 64 bits. La version 32 bits divise le débit RandomX par deux et le bureau graphique consomme des ressources pour rien.

  • La carte SD s’use-t-elle vite en minage ?
    Le minage lui-même écrit peu, ce sont les journaux qui tuent les cartes. Rotation limitée, journald en mémoire volatile, ou démarrage sur SSD si la machine doit tenir des années.