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Rig de minage : composants, assemblage et rentabilité

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Rig de minage : composants, assemblage et rentabilité

Ce qu’est un rig de minage

Rig de minage ouvert avec six cartes graphiques montées sur un cadre en aluminium

Un rig de minage est un ordinateur dépouillé de tout ce qui ne sert pas au calcul, sur lequel on empile plusieurs cartes graphiques. Pas de boîtier, pas de carte son, souvent pas d’écran : un cadre ouvert, une carte mère, une alimentation surdimensionnée et six à douze GPU reliés par des câbles riser. La machine tourne jour et nuit et cherche, à coups de milliards d’essais par seconde, la valeur qui validera le prochain bloc d’une blockchain.

Le mot vient de l’anglais. Les catalogues étrangers vendent exactement la même chose sous le nom de mining rig, et les kits de composants s’y achètent déjà assemblés. En français on écrit un rig minage, des rigs de minage, ou tout simplement une ferme quand il y en a plusieurs alignés dans une pièce.

La récompense revient à celui qui trouve. Plus votre puissance de calcul est grande par rapport à celle du réseau, plus vous trouvez souvent. C’est un jeu de proportions, et c’est pour cette raison que personne ne mine seul : on rejoint un pool, qui additionne la puissance de milliers de participants et redistribue au prorata du travail fourni.

GPU, ASIC, CPU : trois machines très différentes

Il existe plusieurs types de rigs de minage, et le choix se fait sur la crypto visée, pas sur le budget.

Le rig carte graphique, ou rig GPU, reste le plus répandu chez les particuliers. Il change d’algorithme en une ligne de configuration, se revend pièce par pièce et sert à autre chose le jour où le minage s’arrête. À l’inverse, le rig ASIC est un boîtier scellé gravé pour un seul algorithme et une seule famille de cryptomonnaies. Il écrase le GPU en puissance et en sobriété, mais il ne fait rien d’autre et vaut zéro le jour où sa crypto s’effondre. Quant au CPU, il ne sert plus que pour Monero et son algorithme RandomX, taillé exprès pour résister aux cartes graphiques.

Un rig de minage de bitcoin monté sur cartes graphiques n’a plus aucun sens depuis 2013. Le SHA-256 appartient aux ASIC, et l’écart de rendement se compte en facteur cinquante. Si votre objectif est le bitcoin, achetez un ASIC ou n’achetez rien.

Ce qu’un rig de minage peut encore miner en 2026

C’est le point que la plupart des guides oublient de mettre à jour. Ethereum, qui a fait vivre les fermes de GPU entre 2017 et 2022, est passé en preuve d’enjeu le 15 septembre 2022 et ne se mine plus. Les tableaux de hash rate en MH/s sur ETH que l’on croise encore décrivent un monde qui n’existe plus.

Ce qui reste accessible à une carte graphique aujourd’hui tient sur trois lignes : Ravencoin, sur l’algorithme KawPow, qui réclame au moins 6 Go de mémoire vidéo ; Ergo, sur Autolykos v2, conçu pour rester hors de portée des ASIC ; Ethereum Classic, sur Etchash, l’héritier direct de l’ancien Ethereum. Le reste a basculé côté ASIC. Kaspa et Alephium en sont l’exemple récent : dès que leur cours a décollé, les fabricants ont sorti des machines dédiées et les GPU ont été chassés du réseau en quelques mois.

C’est la règle du secteur, et elle vaut avertissement : toute crypto minable au GPU qui devient rentable attire les ASIC, et les ASIC vident la place. Un rig à cartes graphiques se choisit donc pour sa souplesse, jamais pour une seule monnaie.

Les composants d’un rig de minage

Composants d'un rig de minage : cartes graphiques, carte mère, alimentation et risers PCI-e

Monter un rig performant ne revient pas à acheter les pièces les plus chères. Chaque euro dépensé doit se traduire en calcul par watt, sinon il ne sert à rien.

La carte graphique

Le GPU fait le travail. Sa puissance s’exprime en hash rate, c’est-à-dire en nombre d’essais par seconde, et elle change d’un algorithme à l’autre : une carte excellente sur KawPow peut être médiocre sur Autolykos. Le chiffre qui décide est le hash rate divisé par les watts consommés. Pris seul, il ne dit rien.

Trois critères tranchent à l’achat. La mémoire vidéo d’abord : en dessous de 8 Go, plusieurs algorithmes deviennent inaccessibles et le seuil monte avec le temps, parce que le fichier de travail grossit à chaque bloc. La consommation ensuite, qui se lit sur la fiche mais se mesure vraiment à la prise. Le prix enfin, sachant qu’une carte d’occasion sortie d’une ferme a passé deux ans à 70 °C.

Côté NVIDIA, les modèles de milieu de gamme récents offrent le meilleur rapport calcul-consommation. La RTX 5070 et son comportement en minage illustre bien ce compromis, tandis que la RTX 4090 brille surtout par sa polyvalence hors minage. Chez AMD, la Radeon RX 7900 GRE tient la comparaison sur les algorithmes gourmands en bande passante mémoire. Pour comprendre ce qui se passe entre la carte et le réseau, notre page sur le minage de crypto-monnaies avec une carte graphique reprend le mécanisme depuis le début.

La carte mère et les risers

La carte mère doit faire une chose : accueillir six, huit ou douze cartes sans broncher pendant des mois. Les modèles pensés pour le minage alignent les ports PCI-e x1 et acceptent un nombre de périphériques que les cartes grand public refusent. Sur ce point, notre guide des cartes mères 6 GPU détaille ce qui distingue un modèle prévu pour ça d’un modèle qui plantera au quatrième GPU.

Les risers PCI-e sont la pièce que tout le monde sous-estime. Ces rallonges relient chaque carte graphique à la carte mère et coûtent quelques euros pièce. Un riser bas de gamme chauffe, perd le signal, fait disparaître une carte du logiciel de minage au bout de trois jours, et dans le pire des cas brûle son connecteur d’alimentation. Prenez-en de qualité, et deux de rechange.

L’alimentation

Le PSU alimente tout, et sa certification indique combien d’électricité il transforme en calcul plutôt qu’en chaleur perdue. Un modèle 80+ Gold rend environ 90 % de ce qu’il consomme, un Platinum un peu plus. Sur une machine qui tourne 8 760 heures par an, ces quelques points se chiffrent en dizaines d’euros.

Calculez la consommation totale de vos cartes, ajoutez 100 W pour le reste, puis prenez 20 % de marge. Une alimentation qui travaille en permanence à 95 % de sa capacité vieillit vite et coupe au premier pic. Sur un rig de six cartes, beaucoup préfèrent deux alimentations moyennes synchronisées plutôt qu’une seule très puissante : le prix au watt est meilleur et une panne n’arrête que la moitié du rig.

Le reste

Un processeur d’entrée de gamme suffit, il ne calcule rien. Comptez 8 Go de mémoire vive, 8 Go pour douze cartes, et un SSD de 120 Go, ou même une clé USB si vous tournez sur un système dédié. Le cadre, enfin, se trouve tout fait en aluminium pour une quarantaine d’euros, ou se fabrique en cornières et en tasseaux pour moins cher.

Ce que coûte un rig de minage complet

Voici la facture d’un rig de minage complet à six cartes graphiques de milieu de gamme, montée en 2026. Les fourchettes tiennent compte du neuf et de l’occasion.

Poste

Détail

Budget

6 cartes graphiques

Milieu de gamme, 8 à 12 Go de VRAM

1 800 à 3 600 €

Carte mère de rig

6 ports PCI-e minimum

90 à 180 €

Processeur et mémoire

Entrée de gamme, 8 Go de RAM

80 à 150 €

Alimentation

1 200 W, 80+ Gold

130 à 220 €

Risers PCI-e

8 unités, marges de rechange comprises

40 à 80 €

Cadre et ventilation

Aluminium ouvert, 2 ventilateurs

60 à 120 €

Stockage et système

SSD 120 Go ou clé USB

20 à 40 €

Total

Rig 6 GPU prêt à tourner

2 220 à 4 390 €

Les cartes graphiques pèsent 80 % du budget. Tout l’art consiste à ne pas économiser sur les 20 % restants, parce que c’est la partie qui fait tomber le rig.

L’occasion divise ce total par deux. Le risque est connu : une carte sortie d’une ferme a tourné deux ans à pleine charge, ventilateurs compris. Demandez les températures relevées, faites tourner une heure de test mémoire avant de payer, et regardez d’un œil méfiant un lot de six cartes identiques vendues d’un coup, qui vient forcément d’un démontage.

Les ensembles prémontés existent aussi. On paie 150 à 300 € de plus qu’en pièces détachées pour un lot déjà compatible, câblé et testé. Pour un premier rig, cette somme achète surtout la semaine qu’on ne passera pas à chercher pourquoi la cinquième carte n’apparaît nulle part.

Construire un rig de minage, étape par étape

Fabriquer un rig de minage soi-même prend une soirée. Aucune soudure, aucune compétence particulière en électronique. Un montage soigné se voit ensuite sur trois ans de fonctionnement.

Le cadre et le flux d’air

Montez d’abord le cadre. Ouvert, en aluminium ou en acier, avec au moins 5 cm entre chaque carte. Collée à sa voisine, une carte aspire l’air chaud recraché par celle d’à côté et perd 10 °C de marge thermique pour rien.

Posez ensuite les ventilateurs de manière à créer un courant traversant : de l’air frais aspiré d’un côté, de l’air chaud expulsé de l’autre. Deux ventilateurs de 120 mm bien placés font mieux que six posés au hasard. Si le rig vit dans une pièce fermée, l’extraction vers l’extérieur n’est plus une option.

Le câblage

Chaque carte reçoit son propre câble d’alimentation depuis le PSU. Ne dédoublez jamais un câble PCI-e pour alimenter deux cartes : la section du fil n’est pas prévue pour ça, et c’est la première cause d’incendie sur les rigs amateurs.

Rassemblez les câbles avec des attaches, à l’écart des pales. Étiquetez-les. Le jour où une carte disparaît du tableau de bord à 2 h du matin, vous saurez laquelle débrancher sans tout démonter.

Le système et le BIOS

Installez un système dédié, HiveOS ou SimpleMiningOS, plutôt qu’un Windows complet. Ces distributions démarrent sur une clé, se pilotent depuis un navigateur ou un téléphone, redémarrent le rig toutes seules quand un GPU décroche et gèrent des dizaines de machines depuis la même page.

Dans le BIOS de la carte mère, activez Above 4G Decoding et passez les ports PCI-e en mode Gen1 : sans ça, les cartes au-delà de la quatrième ne seront jamais reconnues. Réglez aussi le redémarrage automatique après coupure de courant. Il reste à choisir et configurer le logiciel de minage, puis à renseigner l’adresse du pool et votre portefeuille.

Choisir son pool

Le pool encaisse les blocs et vous reverse votre part. Trois chiffres le décrivent. Les frais d’abord, entre 0,5 et 2 % du produit, prélevés à la source. Le mode de paiement ensuite : en PPS, le pool paie chaque part acceptée quoi qu’il trouve lui-même, et facture ce confort un peu plus cher ; en PPLNS, il ne paie que sur les blocs réellement trouvés, ce qui rapporte davantage sur la durée au prix de quelques mois creux. Le seuil de retrait enfin, qui garde vos gains tant qu’un montant minimum n’est pas atteint.

Regardez aussi où se trouvent les serveurs. Un pool à 200 ms de latence rejette plus de parts qu’un pool européen, et chaque part rejetée est du calcul payé pour rien. Un pool moyen bien placé bat un gros pool à l’autre bout du monde.

Les erreurs qui reviennent le plus

  • Dédoubler un câble PCI-e au lieu d’en tirer un par carte.

  • Acheter des risers au prix le plus bas, puis passer un mois à chercher la carte fantôme.

  • Sous-dimensionner l’alimentation de 100 W et se demander pourquoi le rig redémarre la nuit.

  • Monter la machine dans une chambre. Six cartes en charge font le bruit d’un sèche-cheveux permanent.

  • Oublier Above 4G Decoding dans le BIOS et croire à une carte mère défectueuse.

Overclocking et undervolting

Sorti du montage, le rig tourne aux réglages d’usine, calibrés pour du jeu vidéo. Le minage n’a pas les mêmes besoins : il sollicite la mémoire en continu et le processeur graphique beaucoup moins. D’où la manœuvre classique, qui consiste à monter la fréquence mémoire et à baisser tout le reste.

Régler la mémoire, la fréquence et la tension

Procédez par paliers de 10 à 20 MHz sur la mémoire, en surveillant le hash rate après chaque cran. Il monte, puis il stagne, puis il chute d’un coup : le point de chute moins deux crans, c’est votre réglage. Sur le processeur graphique, faites l’inverse et descendez jusqu’à ce que le hash rate commence à souffrir.

L’undervolting est le geste qui rapporte le plus. Baisser la tension d’alimentation des cartes réduit la consommation de 10 à 20 % sans toucher au rendement, parfois en l’améliorant, parce qu’une carte plus froide se bride moins. Sur un rig de six cartes à 0,20 €/kWh, ces 15 % représentent une vingtaine d’euros par mois.

Reconnaître un réglage trop agressif

Artefacts à l’écran, plantages, parts rejetées par le pool, redémarrages inexpliqués : tous ces signes disent la même chose. Revenez d’un cran, testez douze heures, et n’avancez que si le compteur de parts rejetées reste sous 1 %.

Surveillez aussi la mémoire des cartes NVIDIA récentes, qui corrige ses erreurs en silence. Le compteur affiché reste beau pendant que le rendement réel s’effondre. Seul le nombre de parts acceptées par le pool dit la vérité.

Un profil par algorithme

Un réglage taillé pour KawPow ne vaut rien sur Autolykos v2, qui sollicite la bande passante mémoire autrement. Gardez un profil enregistré par algorithme dans votre système de minage et basculez de l’un à l’autre quand vous changez de monnaie. Les forums publient des profils par modèle de carte : ils donnent un point de départ, pas un réglage final, parce que deux exemplaires de la même référence ne réagissent pas pareil.

Consommation et refroidissement

La rentabilité d’un rig se joue à la prise. Trop chaud, il consomme plus, se bride et use ses composants plus vite. Froid, il tient son rendement pendant des années.

Ce que consomme vraiment un rig

Six cartes de milieu de gamme sous-voltées tirent entre 800 et 1 100 W à la prise. Comptez 1 000 W pour un ordre de grandeur, soit 24 kWh par jour et 720 kWh par mois. Le tableau ci-dessous traduit ça en euros selon votre contrat.

Prix du kWh

Coût mensuel d’un rig 1 000 W

Coût annuel

0,10 €

72 €

864 €

0,15 €

108 €

1 296 €

0,20 €

144 €

1 728 €

0,25 €

180 €

2 160 €

Un branchement sur un compteur domestique demande de la prudence. Une prise 16 A tient 3 500 W en théorie, mais pas en continu et pas avec le reste de la maison sur la même ligne. Au-delà d’un rig, tirez une ligne dédiée.

Air, liquide, immersion

Le refroidissement par air couvre la quasi-totalité des installations amateurs : des ventilateurs, un cadre ouvert, une pièce ventilée. C’est simple, réparable et suffisant tant que l’ambiante reste sous 30 °C.

Le refroidissement liquide se justifie sur des cartes très denses ou dans une pièce où le bruit compte, au prix d’un circuit à entretenir et d’un risque de fuite au-dessus de l’électronique. L’immersion, où les cartes baignent dans un diélectrique, appartient aux fermes professionnelles : c’est le plus efficace, le plus silencieux, et le plus cher à mettre en place.

Quel que soit le système, une consigne suffit : maintenir la mémoire sous 90 °C et le processeur graphique sous 65 °C. Au-delà, la carte réduit ses fréquences d’elle-même et votre réglage devient théorique.

Rentabilité d’un rig de minage

Voici le calcul que beaucoup de guides évitent. Comptez 0,20 à 1,40 $ brut par jour et par carte de milieu de gamme, suivant la monnaie minée et son cours. Six cartes produisent donc entre 1,20 et 8,40 $ par jour, soit 35 à 250 $ par mois avant électricité.

Retirez maintenant la facture du tableau plus haut. À 0,10 €/kWh, il reste quelque chose. À 0,20 €, la fourchette basse est déficitaire et seule la fourchette haute paie. À 0,25 €, tarif d’un particulier français en heures pleines, le rig perd de l’argent la plupart des mois de l’année.

Le retour sur investissement d’un rig à 3 000 € se compte donc en années, et ces années dépendent d’un cours que personne ne prévoit. Trois situations changent la donne : un tarif heures creuses avec arrêt automatique en heures pleines, une installation photovoltaïque en autoconsommation, ou une pièce à chauffer l’hiver, auquel cas l’électricité n’est plus perdue puisqu’elle remplace le radiateur.

Louer sa puissance plutôt que miner

Depuis 2023, les propriétaires de rigs ont une deuxième porte de sortie : louer leurs cartes à des développeurs qui entraînent des modèles d’intelligence artificielle. Des plateformes comme Vast.ai ou Clore mettent en relation les deux, la carte se loue à l’heure, et le tarif se paie en euros plutôt qu’en jetons dont le cours varie.

Le rendement dépend du modèle de carte et surtout de sa mémoire vidéo : en dessous de 12 Go, la demande est faible. Au-dessus, une carte haut de gamme se loue plusieurs dizaines d’euros par mois. Ce basculement n’a rien d’anecdotique, puisque des sociétés de minage entières ont converti leurs centres de données à l’IA. À l’échelle d’un rig de salon, le raisonnement est le même, en plus petit.

Entretenir et faire évoluer son rig

Rig de minage en fonctionnement, ventilateurs et cartes graphiques visibles

L’entretien demande peu, mais il demande régulièrement. L’ennemi principal est la poussière. Elle s’accumule sur les radiateurs, bloque l’air, fait monter les températures de dix degrés en trois mois et déclenche le bridage thermique sans que rien ne signale la cause.

La maintenance qui compte

  • Dépoussiérage complet une fois par mois, à l’air comprimé, rig éteint et débranché.

  • Pâte thermique et pads mémoire refaits tous les deux ans sur les cartes qui tournent en continu.

  • Contrôle des connecteurs d’alimentation : un plastique jauni ou fondu se remplace immédiatement.

  • Roulements de ventilateurs : un sifflement annonce une panne à quelques semaines.

Repérer une carte qui faiblit

Trois signaux avancent avant la panne. Le hash rate d’une carte décroche alors que ses voisines tiennent, c’est presque toujours la mémoire. Le rig redémarre à heure fixe, c’est l’alimentation ou un riser. Une carte disparaît puis revient au redémarrage, c’est le riser dans neuf cas sur dix.

Tenez un relevé mensuel des températures et du hash rate par carte. Les performances comparées des cartes graphiques de minage vous donneront une valeur de référence à laquelle comparer vos chiffres.

Faire évoluer la machine

Les mises à jour du logiciel de minage apportent régulièrement quelques pour cent de rendement, et parfois la prise en charge d’un nouvel algorithme. Vérifiez-les tous les mois. Pour le reste, l’ajout de cartes ne se décide qu’après avoir vérifié deux choses : que l’alimentation encaisse, et que la carte mère a encore des ports libres reconnus par le BIOS.

La règle qui résume tout : un rig de minage se pilote comme un petit atelier, pas comme un placement. Ce sont le prix de votre électricité et le temps que vous acceptez d’y passer qui décident du résultat, bien plus que la marque des cartes.