Consommation Internet du minage : le volume de données par jour, mesuré
Un Antminer S21 XP tire 3 645 watts au mur. Vingt-quatre heures d'affilée, ça fait 87,5 kilowattheures. Sur la même journée, la même machine échange avec son pool un peu plus de 12 mégaoctets de données, en-têtes réseau compris.
Deux consommations, deux ordres de grandeur qui n'ont rien à voir, et une seule des deux figure sur une facture.
La confusion vient du vocabulaire. « Ce que consomme le minage » désigne presque toujours de l'électricité, et les pages qui répondent à la question du volume de données répondent en réalité à l'autre. Le second chiffre existe pourtant, et il se mesure au lieu de s'estimer. Les messages ci-dessous ont été relevés octet par octet sur une connexion réelle à un pool Bitcoin le 14 août 2026, puis la même méthode a été passée sur un pool Monero.
Sommaire :
Ce qui circule vraiment entre une machine et son pool
Le message de travail, découpé champ par champ
La cadence des parts ne dépend pas de la puissance
Le volume quotidien, par cas
Le nœud complet, l'autre budget, et qui en a besoin
Le retard coûte de l'argent, le volume n'en coûte pas
La connexion qu'il faut vraiment
Le cas extrême : le satellite et les liaisons étroites
Questions fréquentes
Ce qui circule vraiment entre une machine et son pool
Une machine branchée sur un pool ne télécharge pas la blockchain. Aucun bloc ne lui parvient, aucune transaction non plus, et elle ne garde rien sur disque. Elle ouvre une connexion TCP vers le serveur du pool et parle Stratum, un protocole où chaque message est une ligne de JSON terminée par un retour à la ligne.
Le serveur pousse des travaux. Elle remonte des parts. C'est tout, et ça tient dans quelques dizaines d'octets par seconde. Le mécanisme du hachage lui-même se passe entièrement en local : la carte ou l'ASIC fait tourner des milliards de tentatives par seconde sans qu'un seul octet parte sur le réseau.
Voici l'ouverture d'une session, relevée telle quelle sur solo.ckpool.org le 14 août 2026. La machine annonce son logiciel, le serveur lui attribue un préfixe de nonce, la machine s'authentifie, le serveur fixe une difficulté et envoie le premier travail.
Message | Sens | Taille relevée |
|---|---|---|
| machine vers pool | 70 octets |
réponse d'abonnement | pool vers machine | 77 octets |
| machine vers pool | 108 octets |
| pool vers machine | 62 octets |
| pool vers machine | 1 254 à 1 390 octets |
| machine vers pool | 181 octets |
Toute la session tient là-dedans. Le premier message pèse 70 octets, le plus gros de tous ne dépasse pas 1,4 kilooctet, et une fois la connexion établie plus rien ne change : les deux mêmes messages se répètent jusqu'à ce qu'on débranche.
Le message de travail, découpé champ par champ
Un seul message pèse quelque chose dans ce protocole, et c'est le mining.notify.
Il ne contient aucune transaction. Il porte de quoi fabriquer un en-tête de bloc de 80 octets, et rien d'autre. Découpage d'un exemplaire capturé, 1 390 octets sur le fil :
Champ | Contenu | Taille |
|---|---|---|
| identifiant du travail | 16 caractères |
| hachage du bloc précédent | 64 caractères |
| la transaction de récompense, coupée en deux pour laisser la place au nonce | 116 et 290 caractères |
| 12 hachages de 64 caractères | 804 octets |
| version du bloc, cible de difficulté, horodatage | 8 caractères chacun |
| ordre d'abandonner le travail précédent | 4 caractères |
La branche de Merkle mange à elle seule 58 % du message. Elle remplace les 5 031 transactions que contenait en moyenne chacun des quinze derniers blocs : au lieu de les envoyer, le pool envoie douze hachages intermédiaires qui permettent de recalculer la racine. Le bloc pesait 1,53 mégaoctet, la machine en reçoit 1,4 kilooctet. Rapport de un à mille cent.
Le champ nbits du travail capturé valait 1702353d. Déplié, il donne une difficulté de 127 479 855 693 691, soit 912,5 exahash par seconde de puissance déduite pour l'ensemble du réseau. Huit caractères pour décrire l'effort de calcul de la planète entière.
Stratum passe son temps à faire ça : remplacer une donnée par le plus court moyen de la retrouver.
La part qui remonte est encore plus maigre. Le logiciel envoie l'adresse du portefeuille, l'identifiant du travail, le nonce étendu, l'horodatage, le nonce trouvé et le masque de version. Sur un pool Bitcoin, avec une adresse bech32 et un nom de worker, ça fait 181 octets, et le serveur répond {"result":true,"error":null,"id":412}, soit 38 octets. Le hachage gagnant, lui, ne part jamais : le pool le recalcule.
La cadence des parts ne dépend pas de la puissance
Un pool ne laisse pas une machine lui envoyer autant de parts qu'elle en trouve. Il ajuste en permanence la difficulté qu'il exige, pour tenir une cadence fixe quelle que soit la puissance en face. Le code de ckpool, le logiciel qui fait tourner le pool sur lequel ces mesures ont été prises, tient en une ligne : la difficulté visée vaut 3,33 fois le débit de parts pondérées observé, ce qui revient à une part toutes les 3,33 secondes. Une machine qui double son hashrate se voit doubler sa difficulté et continue d'envoyer le même nombre de messages.
Conséquence directe : une machine à 270 térahash par seconde et une carte graphique cent fois moins rapide envoient le même nombre de parts par jour. Environ 26 000. Elles reçoivent aussi le même nombre de travaux, puisque le serveur les diffuse à tout le monde. Le hashrate ne pilote donc pas le volume de données. Le nombre de connexions ouvertes, si.
Côté descendant, le rythme est tout aussi indépendant du client. Une session de quinze minutes a reçu 32 mining.notify, dont trente à intervalle rigoureusement constant de trente secondes, l'intervalle par défaut du logiciel de pool. Les deux autres sont arrivés hors cadence, à la seconde 16 et à la seconde 542, quand un bloc venait d'être trouvé sur le réseau. Sur une journée entière, ça donne 3 015 travaux : 2 880 pour l'horloge, 135 pour les blocs.
Le volume quotidien, par cas
La méthode est la même sur chaque ligne. On compte les travaux descendants (3 015 par jour, 1 313 octets de moyenne sur 32 messages relevés), les parts montantes (26 000 par jour à 181 octets), les accusés de réception (26 000 à 38 octets), puis on ajoute 52 octets d'en-têtes IP et TCP par message, puisque chaque ligne de JSON part dans son propre segment.
Ce qui est branché | Connexions au pool | Charge utile par jour | Sur le fil, en-têtes compris |
|---|---|---|---|
Une carte graphique seule | 1 | 9,5 Mo | 12,5 Mo |
Un ASIC | 1 | 9,5 Mo | 12,5 Mo |
Un rig de six cartes | 1 | 9,5 Mo | 12,5 Mo |
Cent ASIC en direct | 100 | 950 Mo | 1,25 Go |
Cent ASIC derrière un proxy | 1 vers le pool | 572 Mo | 842 Mo |
La ligne du rig de six cartes n'est pas une coquille. Un logiciel de minage ouvre une connexion par pool, pas une par carte : les six puces se partagent la même session et le même flux de travaux. Ajouter des cartes dans un châssis n'ajoute pas un octet de trafic. Ajouter un châssis, oui, parce que c'est un deuxième logiciel qui démarre.
La ferme de cent machines, elle, paie cent fois le travail descendant, parce que chaque ASIC embarque son propre firmware et ouvre sa propre connexion. Un proxy Stratum posé devant le parc encaisse le travail une fois et le redistribue en interne : les 396 mégaoctets de travaux dupliqués tombent à quatre, et le lien vers l'extérieur descend d'un tiers.
Le reste est incompressible, puisque les parts, elles, sont individuelles.
Cent machines, 1,25 gigaoctet par jour, moins de 40 gigaoctets par mois. Sur la même journée, la chaîne Bitcoin a grossi de 226 mégaoctets : la ferme échange donc cinq fois le poids des blocs qu'elle contribue à fabriquer, sans qu'une seule transaction transite par elle.
Un autre réseau, un autre protocole, le même ordre de grandeur
Monero n'utilise pas Stratum V1 mais un dialogue JSON-RPC qui lui est propre, et son algorithme ne ressemble en rien à SHA-256. La mesure a pourtant donné presque le même résultat. Sur pool.supportxmr.com, 59 messages de travail en 460 secondes, 406 octets chacun : un travail toutes les 7,8 secondes, 53 octets par seconde en moyenne. Sur le pool Bitcoin, la même mesure donne 51,8 octets par seconde. Trois pour cent d'écart entre deux réseaux qui n'ont rien en commun.
La raison tient à la structure du message. Le travail Monero transporte un blob de 76 octets, l'en-tête de bloc complet, sans branche de Merkle : il est trois fois plus court que celui de Bitcoin, mais il part quatre fois plus souvent. Les deux protocoles convergent vers la même bande passante parce qu'ils résolvent le même problème avec la même contrainte : tenir un mineur à jour sans jamais lui envoyer une transaction.
Le nœud complet, l'autre budget, et qui en a besoin
Un seul cas fait exploser ces chiffres, et c'est celui que la plupart des pages confondent avec le minage. Faire tourner un nœud Bitcoin Core complet n'a rien à voir avec brancher une machine sur un pool.
Un nœud télécharge et vérifie la chaîne entière. Au 13 août 2026, elle pèse 761 gigaoctets de blocs et de transactions, index de base de données non compris, et elle grossit de 226 mégaoctets par jour. La documentation de Bitcoin Core annonce environ 740 gigaoctets à avaler au premier démarrage. Cette synchronisation initiale représente à elle seule soixante mille fois le trafic quotidien d'une machine en pool.
Une fois à jour, le régime de croisière se lit dans le même document : environ 20 gigaoctets descendants par mois, et 200 gigaoctets montants ou davantage sur une connexion rapide. Le rapport de un à dix entre les deux sens vient du réglage d'usine : le logiciel accepte 125 connexions, dont 10 sortantes. Les 115 autres sont des nœuds qui viennent se servir, et distribuer des blocs anciens à des inconnus en cours de synchronisation coûte dix fois plus cher que rester à jour soi-même.
Deux réglages ramènent ça à des proportions civiles. Le plafond d'envoi, exprimé en mébioctets par jour, coupe la distribution des blocs de plus d'une semaine dès que la limite approche ; la documentation recommande de ne pas descendre sous 144 par jour. Et le mode blocs seuls, qui cesse de relayer les transactions non confirmées, ramène le nœud à environ 150 mégaoctets entrants et 1 mégaoctet sortant par jour. Le prix à payer : les paiements reçus n'apparaissent qu'après leur première confirmation.
Le relais des blocs lui-même a été rendu presque gratuit en 2016 par les blocs compacts. Au lieu d'expédier le bloc entier, un nœud envoie l'en-tête de 80 octets, un nonce de 8 octets et un identifiant court de 6 octets par transaction ; le voisin reconstitue le bloc à partir de sa propre réserve de transactions en attente. Pour un bloc à 5 031 transactions, l'annonce pèse 30 kilooctets au lieu de 1,53 mégaoctet. Un facteur cinquante, sur le poste qui saturait autrefois les lignes domestiques.
Un mineur en pool n'a jamais besoin d'un nœud. Le pool en fait tourner un pour lui, c'est même l'une des choses qu'il vend, et le choix d'un pool et de ses frais se joue ailleurs. Un mineur en solo, oui, obligatoirement, puisqu'il fabrique lui-même ses blocs. Et quiconque veut vérifier ses propres paiements sans faire confiance à un tiers, ce qui relève d'un choix personnel plutôt que d'une contrainte technique.
Le retard coûte de l'argent, le volume n'en coûte pas
Douze mégaoctets par jour ne coûtent rien nulle part, sur aucun forfait, dans aucun pays. Le risque réseau du minage se joue ailleurs, sur le temps, et il porte un nom : la part périmée.
Quand un bloc est trouvé quelque part sur la planète, le travail en cours devient caduc : il pointe sur un bloc précédent qui n'est plus le dernier. Le serveur s'en aperçoit, envoie un nouveau travail avec l'ordre d'abandonner l'ancien, et rejette tout ce qui lui arrive encore sur le travail d'avant. Le code de ckpool tranche en une comparaison : si l'identifiant du travail est antérieur au dernier changement de bloc, la part est marquée périmée et le mineur ne touche rien.
Combien ça coûte ? La fenêtre dangereuse vaut la moitié d'un aller-retour vers le pool, le temps que le nouveau travail arrive. Sur une fibre française vers un pool européen, comptez 30 millisecondes d'aller-retour, donc 15 millisecondes de travail périmé à chaque bloc. Rapporté aux 600 secondes qui séparent deux blocs en moyenne, ça représente 0,0025 % du temps de calcul. Deux millièmes de pour cent.
Poussons jusqu'à l'absurde. Une liaison satellite géostationnaire impose un détour physique de 35 786 kilomètres à l'aller, deux fois dans chaque sens : à la vitesse de la lumière, ça fait 477 millisecondes d'aller-retour incompressibles. La perte grimpe à 0,05 % du revenu.
Un demi-millième. Autrement dit, une machine en pool peut travailler par satellite sans que ça se voie sur sa paie.
Ce qui se voit, en revanche, c'est l'arrêt. Une coupure de dix minutes par jour retire 0,69 % du revenu annuel, soit l'équivalent de 276 jours de parts périmées sur une bonne fibre. Une heure d'interruption coûte 4,2 %.
Ce qu'il faut surveiller, c'est donc le taux de disponibilité, et ça relève d'une tout autre discipline que le réglage réseau : onduleur, deuxième pool en secours dans la configuration du logiciel, alerte qui prévient au lieu d'attendre le relevé du lendemain.
Le minage en solo échappe à ce raisonnement. La latence n'y coûte plus des parts mais des blocs entiers : quand deux mineurs trouvent une solution dans la même seconde, celui dont le bloc se propage le premier empoche les 3,125 bitcoins et l'autre repart les mains vides. À l'échelle d'un particulier, l'événement reste trop rare pour se chiffrer en pourcentage de revenu.
La connexion qu'il faut vraiment
Douze mégaoctets par jour font 1 157 bits par seconde de moyenne. Multipliez par cent, vous obtenez 115 kilobits par seconde. Une ligne ADSL des années deux mille avale une ferme entière sans transpirer.
La pointe ne change rien à l'affaire. Le pire instant est celui où un bloc vient d'être trouvé : cent machines reçoivent chacune leur travail de 1,3 kilooctet en même temps, soit 130 kilooctets. Un lien à 10 mégabits par seconde absorbe ça en un dixième de seconde. Bitmain l'a d'ailleurs acté sur ses fiches : le S21 XP embarque un port RJ45 en 10/100 mégabits, soit mille fois ce qu'une machine utilise.
Une 4G suffit donc, en volume comme en débit. Ce qui la disqualifie parfois, c'est l'instabilité : un relais saturé le soir, une coupure de trente secondes toutes les heures. Le nombre d'octets ne posera jamais problème, et un forfait limité passe sans difficulté, à 375 mégaoctets par mois et par machine. Un abonnement mobile d'entrée de gamme tient dix machines.
Rien de tout ça ne bouge quand on ajoute des machines. Ça bouge le jour où vous démarrez Bitcoin Core : vous passez de 12 mégaoctets à 7 gigaoctets par jour en régime normal, et à 740 gigaoctets pour la première synchronisation. Le proxy, lui, se justifie vers cinquante machines, moins pour la bande passante que pour le nombre de connexions ouvertes vers l'extérieur et pour la possibilité de basculer tout le parc d'un pool à l'autre sans toucher aux firmwares.
Une remarque pour les installations domestiques : le trafic de minage est constant, minuscule et sans pointe, ce qui en fait le voisin idéal d'une box familiale. Il ne prendra jamais la place d'un film. C'est plutôt la facture d'électricité qui décidera de tout, et elle se compte en centaines de kilowattheures par mois là où le réseau se compte en centaines de mégaoctets.
Le cas extrême : le satellite et les liaisons étroites
Blockstream diffuse la chaîne Bitcoin en continu depuis cinq satellites, en bande Ku et en bande C, à un million de symboles par seconde. Le client officiel donne la fréquence de chaque satellite et le débit de symboles dans son fichier de configuration. N'importe qui, avec une parabole et un récepteur DVB-S2, peut synchroniser un nœud complet depuis zéro sans jamais toucher à Internet. Le flux est descendant seulement : il alimente un nœud, il ne remonte pas une part vers un pool.
Pour miner, il faut donc une voie de retour, aussi étroite soit-elle.
Étroite à quel point ? La deuxième version de Stratum abandonne le JSON pour un format binaire. Une part y tient dans six entiers de 32 bits, soit 24 octets de charge utile, plus 6 octets d'en-tête de trame : 30 octets au total, contre 181 aujourd'hui. Le travail descendant passe de 1 310 octets à 51, parce que le serveur envoie la racine de Merkle déjà calculée au lieu des douze hachages qui permettent de la reconstituer.
Cette version du protocole ouvre une porte que la première fermait. Un mineur peut y déclarer lui-même le contenu de son bloc au lieu de recevoir un travail tout fait : la spécification prévoit un client de déclaration installé chez le mineur, qui reçoit ses gabarits d'un fournisseur local et les annonce au pool, lequel se contente alors de compter les parts et de payer. Le gain de décentralisation a un prix réseau immédiat, et il est chiffré plus haut : ce fournisseur de gabarits est un nœud complet, avec ses 740 gigaoctets de synchronisation et ses 220 gigaoctets par mois.
On échange 12 mégaoctets par jour contre le droit de choisir ses transactions.
Cent machines émettant chacune une part toutes les 3,33 secondes, à 30 octets la part, ça donne 900 octets par seconde. Sept kilobits. Une ferme entière tiendrait sur un modem de 1994, et il resterait de la marge pour les accusés de réception.
Questions fréquentes
Combien de données consomme un mineur par jour ?
Environ 12 mégaoctets par machine et par jour sur un pool Bitcoin en Stratum V1, en-têtes réseau compris : 4 mégaoctets de travaux descendants, 4,7 de parts montantes, 1 d'accusés de réception, le reste en en-têtes IP et TCP. Soit 375 mégaoctets par mois.Le minage télécharge-t-il la blockchain ?
Pas en pool. Une machine en pool reçoit des en-têtes de travail et une branche de Merkle de douze hachages, jamais les transactions. Un nœud complet, lui, avale 740 gigaoctets à la première synchronisation, mais un mineur en pool n'en a aucun besoin.Quel débit Internet faut-il pour miner ?
Un peu plus d'un kilobit par seconde en moyenne par machine. Bitmain équipe ses ASIC d'un port 10/100 mégabits, largement surdimensionné. Une liaison lente et ininterrompue vaut mieux qu'une fibre qui tombe deux fois par jour.Une carte graphique consomme-t-elle moins de données qu'un ASIC ?
Non, exactement autant. Un pool ajuste la difficulté des parts pour tenir une cadence fixe, une part toutes les 3,33 secondes chez ckpool, quelle que soit la puissance. Le volume dépend du nombre de connexions ouvertes, pas du hashrate.Une connexion 4G suffit-elle pour miner ?
Oui, très largement, y compris avec un forfait limité. La 4G ne pose problème que par ses coupures, jamais par son volume ni par sa latence.Combien coûte une mauvaise connexion ?
La latence coûte 0,0025 % du revenu sur une fibre et 0,05 % par satellite géostationnaire, en parts périmées. Les coupures coûtent bien plus : dix minutes d'arrêt par jour retirent 0,69 % du revenu annuel.
Pour la face électrique de la même machine, la page sur l'empreinte énergétique du minage prend le relais, et le calcul de rentabilité au kilowattheure montre lequel des deux postes décide vraiment.