Combien rapporte le minage de crypto en France, chaleur comprise
Le réseau Bitcoin a versé 49,7 satoshis par térahash et par jour au 14 août 2026. Ce nombre vaut pour tout le monde. Une ferme du Texas et un boîtier posé dans un garage de Limoges touchent rigoureusement la même chose pour la même puissance de calcul, et rien de ce que fait le mineur ne le déplace. Ce qui sépare les deux tient entièrement dans le prix des kilowattheures qu’ils brûlent, et dans ce qu’ils font de ces kilowattheures une fois brûlés.
Ramené à l’unité qui décide vraiment, ce brut donne 10,2 centimes de recette par kilowattheure consommé pour la machine à air la plus efficace du marché. Toute la question du minage en France tient dans cette ligne : savez-vous vous procurer un kilowattheure à moins de 10,2 centimes ? Le tarif réglementé français en coûte 20,01. Reste une ligne que les comparatifs oublient, la chaleur. Une machine de minage restitue en chaleur la totalité de ce qu’elle avale, et cette chaleur peut remplacer du chauffage une partie de l’année. Dans une maison chauffée par convecteurs, la meilleure machine à air vendue aujourd’hui termine son année à sept euros de l’équilibre. Sept euros, avant d’avoir remboursé le moindre centime des 8 660 € qu’elle a coûté.
Le brut, d’où il sort et pourquoi il ne dépend pas de vous
Le seuil d’efficacité qu’impose le tarif français
La chaleur : trois mille watts qui remplacent du chauffage
Le solaire à 1,1 centime, et pourquoi il ne sauve rien
Ce que l’administration fiscale reprend sur le solde
Une année entière, ligne à ligne
Le mix électrique français, l’argument qu’on n’entend jamais
Ce qu’il reste à faire d’une carte graphique déjà payée
Pourquoi un cinquième du réseau s’est éteint en dix mois
Le brut ne dépend pas de vous : 49,7 satoshis par térahash et par jour
Le protocole verse 3,125 bitcoins au mineur qui trouve un bloc, montant en vigueur depuis le halving d’avril 2024. Le réseau cale son rythme sur 144 blocs par jour, ce qui fait 450 bitcoins émis quotidiennement. S’y ajoutent les frais que les utilisateurs paient pour faire passer leurs transactions : relevés sur les cent cinquante blocs 962 256 à 962 405, ils pèsent 0,69 % de ce que touchent les mineurs. Le versement quotidien du réseau s’établit donc à 453,1 bitcoins.
Cette somme se partage au prorata de la puissance apportée par chacun. La puissance totale se déduit de la difficulté, que le protocole publie lui-même : 127 479 855 693 691 depuis le palier du 8 août 2026, ouvert au bloc 961 632, soit 912,5 exahachages par seconde. La division ne laisse aucune marge d’interprétation : 453,1 bitcoins pour 912 536 352 térahachages par seconde, 49,7 satoshis par térahash et par jour.
Ce quotient est daté et il ne se recopie pas. Il monte quand la difficulté baisse, il tombe quand elle grimpe, et il se refait à chaque palier. Au cours de 54 399 € le bitcoin relevé le même jour, il vaut 0,0270 € par térahash, ou 31,2 dollars par pétahash et par jour, l’unité dans laquelle les exploitants américains raisonnent. Le calcul complet de rentabilité, machine et tarif compris, part exactement de là, et la journée type d’une machine branchée montre à quel point ce brut théorique varie d’un jour sur l’autre une fois passé par un pool.
Le seuil d’efficacité qu’impose le tarif français
Une machine se juge sur son efficacité, exprimée en joules par térahash. Elle dit combien de watts la machine consomme pour produire un térahash par seconde, et elle suffit à tout trancher. Un appareil à E joules par térahash avale 0,024 × E kilowattheures par térahash et par jour. En face, le térahash rapporte 0,0270 €. L’équilibre tombe donc à un endroit unique, et il ne dépend ni de la marque, ni de la taille de la machine.
Au tarif réglementé de vente en option Base, 0,2001 € le kilowattheure toutes taxes comprises pour un compteur de 3 à 6 kVA depuis le 1er août 2026, l’équilibre exige 5,6 joules par térahash. En heures creuses, à 0,1589 €, il descend à 7,1. Au tarif bleu professionnel, à 0,1949 €, il remonte à 5,8. Ce sont les trois nombres à comparer au catalogue.
Option tarifaire | Prix du kWh TTC | Efficacité exigée pour l’équilibre |
|---|---|---|
Base, 3 à 6 kVA | 0,2001 € | 5,6 J/TH |
Base, 9 à 36 kVA | 0,1985 € | 5,7 J/TH |
Heures pleines | 0,2142 € | 5,3 J/TH |
Heures creuses | 0,1589 € | 7,1 J/TH |
Tarif bleu professionnel | 0,1949 € | 5,8 J/TH |
Aucune machine vendue en 2026 n’approche ces valeurs. La plus économe toutes catégories confondues, la SealMiner A4 Ultra Hydro de Bitdeer, annonce 886 TH/s pour 8 372 W, soit 9,45 joules par térahash, et elle réclame un circuit de refroidissement liquide qu’on n’installe pas dans une buanderie. La meilleure machine refroidie par air est l’Antminer S23, 318 TH/s pour 3 498 W, soit 11,0 joules par térahash. L’écart avec les 5,6 exigés est d’un facteur deux.
Le même calcul, pris à l’envers, donne la question à poser à son fournisseur d’électricité. À 11,0 joules par térahash, la machine rapporte 0,1023 € par kilowattheure consommé : elle a besoin d’un courant à moins de 10,2 centimes. À 9,45 joules, la barre monte à 11,9 centimes. Le kilowattheure français le moins cher qu’un particulier puisse acheter, l’heure creuse, en coûte 15,89. Le classement des machines au tarif français pose les neuf modèles SHA-256 en vente et le kilowattheure auquel chacun bascule ; aucun ne bascule du bon côté.

Trois mille watts qui ressortent en chaleur, et la chaleur a un prix
Un ASIC est une résistance qui calcule. L’énergie électrique qui entre ne ressort ni en lumière ni en mouvement : elle sort en chaleur, et en totalité. Les 3 498 W d’un Antminer S23 chauffent donc une pièce exactement comme le feraient trois convecteurs de 1 200 W, à ceci près qu’ils produisent des hachages au passage.
La conséquence financière est directe et elle ne figure dans aucun comparatif. Dans un logement chauffé à l’électrique, chaque kilowattheure avalé par la machine est un kilowattheure que le radiateur n’avale pas. Pendant les heures de chauffe, l’électricité du minage ne coûte rien de plus que ce qu’on aurait payé de toute façon. Elle est déjà au budget.
Ce que la saison de chauffe rend au compteur
Une maison mal isolée chauffe à peu près la moitié de l’année, soit 4 380 heures. Sur cette durée, le S23 se substitue à 3,498 kW × 4 380 h = 15 321 kilowattheures de chauffage, que le tarif Base facturerait 3 066 €. Rapportée à l’année entière, l’électricité du minage revient alors à 0,1001 € le kilowattheure, et le seuil d’équilibre remonte de 5,6 à 11,2 joules par térahash. Le S23, à 11,0, passe. De justesse, mais il passe.
C’est le seul montage qui referme l’écart en France, et trois conditions le tiennent, dont aucune n’est acquise.
Il faut un chauffage résistif. Face à une pompe à chaleur de coefficient de performance 3, la machine ne rend qu’un kilowattheure de chaleur là où la pompe en rendait trois. Le crédit fond au tiers, le seuil retombe à 6,0 joules par térahash, et plus aucune machine ne l’atteint.
La chaleur doit tomber là où quelqu’un habite. Chauffer un garage vide ne remplace rien : le crédit est nul et on revient au calcul du chapitre précédent.
Restent les 4 380 heures de chauffe, qui supposent une passoire thermique. Une maison correctement isolée en demande plutôt 1 800, le crédit tombe alors à 1 260 €, le seuil à 7,1 joules par térahash, et le S23 repasse largement du mauvais côté.
Reste l’été, qui joue en sens inverse. De juin à septembre, les 3 498 W deviennent une nuisance, et sous climatisation il faut payer un tiers de kilowattheure supplémentaire pour évacuer chaque kilowattheure produit. Beaucoup de mineurs domestiques arrêtent la machine pendant cette période, ce qui supprime le revenu de quatre mois sans supprimer l’amortissement.
Le solaire à 1,1 centime, et pourquoi il ne sauve rien non plus
Depuis l’arrêté tarifaire entré en vigueur le 5 juin 2026, le surplus d’une installation photovoltaïque de 9 kWc ou moins se rachète 1,1 centime d’euro le kilowattheure hors taxes. Avant lui, le même surplus valait 4 centimes. Ce qu’on renonce à toucher en consommant son propre courant est donc devenu presque nul, et c’est le kilowattheure le moins cher qu’un particulier français puisse se procurer légalement.
À 1,1 centime, le seuil d’équilibre explose : il monte à 102 joules par térahash. Toutes les machines jamais fabriquées passent, y compris un S19K Pro d’occasion à 23 joules. On tient enfin l’électricité qu’il fallait, et l’affaire reste déficitaire. Cette fois le prix n’y est pour rien : c’est le volume qui bloque.
Le revenu du minage est strictement proportionnel à l’énergie consommée, jamais au temps passé. À 11 joules par térahash, chaque kilowattheure avalé rapporte 0,1023 €, que la machine tourne une heure à pleine charge ou dix heures au ralenti. Une installation de 3 kWc produit environ 3 000 kilowattheures par an, dont à peu près 2 000 partent en surplus faute d’être consommés sur place au moment où ils arrivent. Ces 2 000 kilowattheures rapportent 205 € par an. Contre les 8 660 € de la machine, l’amortissement demande quarante ans.
Prendre un appareil plus petit ne change rien à l’affaire : il tournera plus longtemps sur la même énergie et rapportera la même somme. Le plafond tient au nombre de kilowattheures gratuits qu’on arrive à produire, jamais à la puissance de l’appareil qui les consomme. Il faudrait une toiture dégageant 20 000 kilowattheures de surplus annuel pour que le calcul commence à tenir, et on a quitté le domaine du particulier.
Ce que l’administration reprend sur le solde
Les jetons reçus en récompense d’une activité de minage relèvent des bénéfices non commerciaux, au titre de l’article 92 du code général des impôts. Ce n’est pas un détail de formulaire. Le régime des BIC, souvent cité par erreur, obéit à d’autres seuils et à d’autres abattements, et se tromper de case expose à une rectification.
Le fait générateur tombe à la réception des jetons, pas à leur revente : la valeur en euros se fixe au jour où le pool crédite le compte, et une chute du cours survenue ensuite ne remonte pas le temps.
Le piège le plus coûteux se cache dans le régime simplifié. En micro-BNC, l’abattement forfaitaire de 34 % est réputé couvrir toutes les charges, électricité et amortissement du matériel compris, et il interdit de déduire quoi que ce soit d’autre. L’impôt porte donc sur 66 % des recettes, quel que soit le résultat réel. Le mineur du tableau ci-dessous, qui encaisse 3 135 € et termine son année à l’équilibre, serait imposé sur 2 069 € de bénéfice qu’il n’a jamais eus : 228 € dans la tranche à 11 %, 621 € dans celle à 30 %, prélèvements sociaux en plus.
Le régime réel rétablit les comptes en déduisant les dépenses pour ce qu’elles sont, facture d’électricité comprise. Dès que la facture dépasse le tiers des recettes, ce qui est le cas de tous les mineurs français sans exception, la simplicité du micro-BNC se paie très au-delà de ce qu’elle fait gagner. Les cases à remplir et le calendrier de déclaration demandent quelques précautions supplémentaires, notamment sur la revente ultérieure des jetons, qui constitue un second étage d’imposition.
Une année entière, ligne à ligne
Les lignes précédentes se posent ici sur une seule machine et un seul scénario : un Antminer S23 refroidi par air, 318 TH/s pour 3 498 W, vendu 8 659,99 € toutes taxes comprises par un revendeur qui livre en France, prix relevé le 14 août 2026. Elle tourne en continu sur un compteur au tarif Base à 0,2001 €, dans un pool prélevant 2 %. Les deux dernières colonnes se distinguent par la seule durée de la saison de chauffe.
Ligne | Sans récupération de chaleur | Maison isolée, 1 800 h de chauffe | Maison passoire, 4 380 h de chauffe |
|---|---|---|---|
Recette brute du réseau | 3 135 € | 3 135 € | 3 135 € |
Commission du pool, 2 % | − 62 € | − 62 € | − 62 € |
Électricité, 30 642 kWh | − 6 132 € | − 6 132 € | − 6 132 € |
Chauffage remplacé | 0 € | + 1 260 € | + 3 066 € |
Solde annuel | − 3 059 € | − 1 799 € | + 7 € |
Base taxable en micro-BNC | 2 069 € | 2 069 € | 2 069 € |
Machine restant à rembourser | 8 660 € | 8 660 € | 8 660 € |
Sept euros. C’est ce que dégage, au mieux, la meilleure machine à air du marché installée chez un particulier français, toutes lignes posées, et avant d’avoir remboursé un centime de son prix d’achat. L’avant-dernière ligne ne bouge pas d’une colonne à l’autre : le micro-BNC ignore le résultat et ne regarde que les recettes.
Le halving de 2028 divisera par deux la première ligne du tableau, et il tombera avant que la machine ne soit remboursée. C’est cette échéance, davantage que le prix du kilowattheure, qui condamne le montage : le seul scénario qui atteint l’équilibre aujourd’hui passera à moins 1 530 € par an ce jour-là, sans que rien n’ait bougé chez le mineur.
Le mix électrique français, l’argument qu’on n’entend jamais
Le procès environnemental du minage se plaide toujours avec des chiffres mondiaux, et il perd sa portée dès qu’on le pose en France. La production électrique française a émis 19,6 grammes de CO₂ équivalent par kilowattheure en 2025 selon le bilan de RTE, quand la moyenne de l’Union européenne élargie à la Suisse, à la Norvège et au Royaume-Uni s’établit à 175 grammes. Le kilowattheure français pèse neuf fois moins que le kilowattheure européen moyen.
Le charbon, qui alimente une bonne part du minage mondial, pèse 820 grammes par kilowattheure en médiane de cycle de vie dans le cinquième rapport du GIEC, avec une fourchette de 740 à 910. L’écart explique pourquoi les campagnes contre le minage visent des installations qui ne ressemblent en rien à ce qu’on monterait ici. Il ne rend pas l’opération rentable pour autant. Le pays produit l’électricité la moins carbonée d’Europe de l’Ouest et la vend parmi les plus chères au détail : le minage y serait le plus défendable, et c’est là qu’il est le moins possible.
Ce qu’il reste à faire d’une carte graphique déjà payée
Le cas le plus fréquent reste celui du joueur qui possède déjà une carte et se demande si elle peut travailler la nuit. Sa question diffère de celle de l’acheteur d’ASIC, parce que le matériel est payé : seul le coût marginal compte, l’électricité et l’usure.
Le test reste identique, et il tient toujours en une ligne : combien la carte rapporte-t-elle par kilowattheure avalé ? Le bitcoin est hors sujet, il ne se mine qu’en ASIC depuis plus de dix ans. Restent les algorithmes conçus pour résister aux machines dédiées, Autolykos v2 pour Ergo, KawPoW pour Ravencoin, Ethash pour Ethereum Classic. Kaspa, longtemps cité en exemple, a basculé sur ASIC et n’appartient plus à cette liste. Le relevé algorithme par algorithme d’une Radeon RX 9070 XT, avec la consommation mesurée à chaque réglage, donne l’ordre de grandeur auquel s’attendre, et il n’est pas flatteur.
Une carte qui mine tourne à charge constante, ventilateurs compris, et use la pâte thermique comme les roulements bien plus vite qu’une session de jeu. Dans la plupart des cas, la décote à la revente dépassera ce que le minage aura rapporté.
Pourquoi un cinquième du réseau s’est éteint en dix mois
Le raisonnement mené jusqu’ici sur une machine domestique, des dizaines de milliers d’exploitants l’ont mené sur des halls entiers, et le réseau en porte la trace. La difficulté avait culminé à 155,97 billions le 29 octobre 2025, ce qui correspondait à 1 116 exahachages par seconde. Elle est retombée à 127,48 billions au palier du 8 août 2026, soit 912,5 exahachages : 18,3 % de la puissance mondiale a disparu en dix mois. Un tel recul ne s’explique pas par une panne ni par une saison, il signifie que des machines ont été débranchées parce qu’elles coûtaient plus qu’elles ne rapportaient.
Le cours a fait le reste. Le bitcoin avait touché 126 198 dollars le 6 octobre 2025 ; il en valait 62 842 le 14 août 2026, la moitié exactement. Entre les deux, en février 2026, le prix de marché est passé sous le coût de production : Checkonchain estimait alors le coût moyen d’un bitcoin miné à 87 000 dollars quand le cours en donnait 70 000. Le prix de vente d’une industrie entière était passé 20 % sous son coût de revient.
Les mineurs cotés ont vendu leurs réserves pour tenir : plus de 32 000 bitcoins écoulés au premier trimestre 2026, davantage que sur toute l’année 2025 réunie, et davantage que pendant l’effondrement de 2022. On lit souvent que le virage vers l’intelligence artificielle leur ouvre une porte de sortie, les mêmes bâtiments et les mêmes contrats électriques servant à héberger des serveurs de calcul. La porte existe, elle est plus étroite qu’annoncé : l’opération emblématique du secteur, le rachat de Core Scientific par CoreWeave pour 9 milliards de dollars en actions, a été rejetée par les actionnaires de Core Scientific le 30 octobre 2025, et l’accord a été résilié le jour même.
Le minage rapporte 10,2 centimes par kilowattheure à la meilleure machine à air du marché, et ce chiffre baissera encore au halving de 2028. En France, aucun tarif accessible à un particulier ne passe sous cette barre, sauf à faire du minage un chauffage d’appoint dans une maison mal isolée. C’est un montage défendable, à condition de l’appeler par son nom : on n’y gagne pas d’argent, on transforme une facture de chauffage en une petite quantité de bitcoins, et on accepte un appareil bruyant en échange. Quiconque cherche autre chose que cela achètera les mêmes bitcoins plus vite et pour moins cher sur une plateforme, sans disjoncteur à changer.
Questions fréquentes
Combien rapporte une machine de minage par jour ?
Un Antminer S23 de 318 TH/s produit 8,59 € de recette brute par jour au 14 août 2026, sur la base de 49,7 satoshis par térahash et d’un bitcoin à 54 399 €. Il consomme au même moment pour 16,80 € d’électricité au tarif réglementé Base.Le minage est-il rentable en France ?
Pas au tarif réglementé. L’équilibre exige une machine à 5,6 joules par térahash quand la plus économe du marché en affiche 9,45. Le seul cas qui tient est celui d’un logement chauffé par convecteurs, où la chaleur produite remplace du chauffage la moitié de l’année.Peut-on miner de l’ethereum en 2026 ?
Non. Ethereum a quitté la preuve de travail le 15 septembre 2022 et n’est plus minable sur aucun matériel. Cardano, Solana, Ripple, Polkadot, Tezos et Chainlink ne l’ont jamais été : leurs jetons ne s’obtiennent pas par calcul.Quelle efficacité faut-il viser pour une machine ?
Le nombre à comparer est le rapport joules par térahash, jamais le hashrate seul. Divisez 0,0270 € par 0,024 fois cette efficacité pour obtenir le prix du kilowattheure au-dessus duquel la machine perd de l’argent.Faut-il déclarer les jetons reçus même sans les revendre ?
Oui. Le fait générateur tombe à la réception, en bénéfices non commerciaux au titre de l’article 92 du code général des impôts, et la valeur retenue est celle du jour où le pool a crédité le compte.Le minage sur panneaux solaires change-t-il la donne ?
Il règle le prix du kilowattheure sans régler le volume. Une installation de 3 kWc dégage environ 2 000 kilowattheures de surplus par an, soit 205 € de recette : quarante ans pour rembourser une machine à 8 660 €.